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MessageSujet: Histoire complète de la Gallance : Les Gambitiens (911-1075) Mar 1 Sep - 12:36

Histoire de la Gallance : Les Gambitiens (811-1075)

Les premiers Gambitiens (811-911)
Lucien Ier
En 811, le Roi de paille Godfred VI meurt sans enfant. Les Hagenides sont encore vivants, un cousin pourrait le remplacer, mais Jean a une meilleure idée qu'il fait approuver par les vassaux du royaume : Son propre fils Lucien héritera de la couronne.
Dès l'approbation des Seigneurs, Jean le Gambit envoie une lettre à l'Augure pour lui demander son aval. Après s'être assuré de l'allégeance de Jean à l’Église, l'Augure l'invite lui et son fils à Bellum.

En décembre 811, tout comme les grands Rois Hagenides avant lui, Lucien, âgé de 10 ans, est couronné Roi de tous les Gallancs par l'Augure, légitimant devant Dieu son règne.
Par cette action, la dynastie des Hagenides prend officiellement fin, remplacée par les Rois Gambitiens qui règnent encore de nos jours.

Mais pour Jean, il n'est pas question de poursuivre le règne des derniers Hagenides, ces Rois pantins sans aucun pouvoir. Le Roi, en la personne de Lucien, se devra d'être un homme puissant à l'autorité reconnue par tous les vassaux du Royaume. Ainsi, Jean prend son fils sous son aile et le forme pour devenir un Roi compétent, juste et sage, capable de rendre la justice dans les querelles des seigneurs et de protéger son royaume des ennemis à l'extérieur.

À la mort de Jean le Gambit en 828, Lucien Ier devient le seul dirigeant de Gallance.
À l'époque, le Roi n'est pas le plus puissant des Seigneurs du royaume, et Lucien Ier doit composer avec les puissants Ducs des Cimes, de Lucie, de Corneval, de Champolion et d'Ogueland. Mais par l'astucieuse politique de Jean, le Roi n'aura pas à craindre ses puissants vassaux. En vérité, les premiers problèmes viendront de l'extérieur.

831, Lucien Ier reçoit une lettre de l'Augure Alceste. Le chef de l’Église lui demande son aide dans un conflit qui l'oppose à son fils, le Duc du Natale. Pour appuyer sa demande, Alceste menace Lucien de le décréter illégitime au trône de Gallance et de couronner un descendant Hagenide qu'il garderait à sa cour.
Le Roi est alors contraint de prendre les armes contre Raûl, le Duc du Natale et fils d'Alceste.
Mais ce dernier, conscient de la différence de puissance entre son Duché et le royaume des Gallancs, se rend de lui-même au Roi Lucien Ier.
Raûl, brillant orateur, va demander une audience auprès du Roi et le convaincre de retourner son allégeance, de marcher sur Bell et de destituer son père l'Augure.
Ainsi, Lucien Ier trahi l'Augure et se libère de son chantage.

En 836, Lucien Ier doit faire face à une nouvelle crise. Le Duc d'Ogueland, Renan, époux de Constance la sœur du Roi, décède sans avoir eu d'héritier. Ainsi, la couronne du Duché devrait revenir à son frère, Eugène de Cabestan. Mais Constance, trop attachée à sa vie de Duchesse, refuse de laisser l'Ogueland à son beau-frère et avec l'appui de quelques Barons, ferme les portes de la Rougère à l'héritier légitime du Duché, allant même jusqu'à épouser son amant, Robert de Chateneuille et le faire couronner Duc.
Eugène de Cabestan ira demanda le jugement de Lucien Ier. Ce dernier se retrouve devant un dilemme. Soit il reconnaît Constance et augmente le pouvoir de sa famille au risque de se mettre à dos les Grands du royaume, soit il soutient Eugène et se confronte à sa sœur.
Habilement conseillé, Lucien Ier optera finalement pour Eugène de Cabestan et ira lui-même voir sa sœur. Mais devant les troupes royales, les portes de la Rougère restent closes, forçant le Roi à en faire le siège.
Après quelques mois, c'est Robert de Chateneuille qui viendra voir le Roi. Il informe Lucien Ier de l'état de santé très préoccupant de sa sœur et lui demande de lever le siège.
Le Roi se retrouve dans l'obligation de négocier rapidement au risque de voir sa sœur périr. En échange du Duché d'Ogueland remit de droit à Eugène de Cabestan, le Roi cède personnellement à Constance et Robert ses terres du Comté de Méarne et d'Eurade.
Ainsi la crise d'Ogueland se termine sans que le Roi ne se doute de l'erreur qu'il venait de commettre, car l'élévation de Robert au titre de Comte allait provoquer une crise encore plus grande, la révolte Frissone menée par Jean-Marius de Slang.

Robert de Chateneuille, bien que fils de noble, avait l'esprit d'un brigand. Avare, malhonnête et irrespectueux, il aimait, pour quelques fausses raisons, piller les terres de ses voisins, attaquer les caravanes de marchands et ramener à sa belle Comtesse de grands butins.
Robert allait se révélait être un vrai péril pour le règne de Lucien Ier.

En 839, Robert, ayant assez des moqueries d'un évêque, le fit arrêter, torturer et humilier en lui donnant le fouet en place publique. Le traitement de l'évêque, qui bien que moqueur était un homme de bien, arriva aux oreilles de l'Augure qui voulut excommunier le Comte. Mais sous la demande de sa sœur, le Roi parti en personne à Bell plaider la cause de son horrible beau-frère.
Lucien se porta garant pour Robert et pria celui ci de ne plus recommencer ce comportement sur les hommes d'Eglise.
Le Comte, sadique, se reporta alors sur la minorité frissonne qui peuplait son territoire.






Le sort réservé à la minorité Frissone du territoire sous l'autorité de Robert de Chateneuille, éveillera l'instinct patriotique de Jean-Marius Ier, Duc de Frissonie et membre de la Maison des Slang, famille d'origine frissonne.
En 851, Jean-Marius de Slang, excédé par les exactions du Comte Robert envers la population frissone, entre dans le Comté d'Eurade accompagné d'une armée de 5000 hommes et fait le siège de Lior, fief de Robert Chateneuille.
Lucien Ier fit la sourde oreille aux appels à l'aide de sa sœur bien que le Droit du Nord interdise la guerre entre vassaux du Roi.
Après un court siège, Lior ouvre ses portes au Duc de Frissonie. En vérité, la population d'origine frissone s'était révoltée à l'intérieur de la ville et offrait à Jean-Marius le corps mutilé de Robert Chateneuille.
Le fait d'arme à Lior éveille alors l'esprit patriotique des frissons et d'un seul homme, la population du Nord se lève, scandant le nom de Jean-Marius de Slang à qui ils donnent le titre de Roi des Frissons.
On ne sait pas vraiment si le Duc de Frissonie perdit totalement le contrôle de la situation ou s'il vit vraiment une occasion de devenir Roi. Quoi qu'il en soit, en 852, la révolte embrassa tout le Nord de la Gallance.

Quelques mois plus tard, Lucien Ier vit arriver à sa cour plusieurs Seigneurs du Nord lui demandant d'intervenir. Jusque-là, le Roi avait cru à une révolte isolée, mais au vu des Barons forcés à l'exil, il comprit la gravité de la situation.
Sans attendre le Roi prit la tête de son armée et se dirigea vers le Nord.

Dès 853, le Roi remit dans le droit chemin les campagnes en écrasant les rebelles, alors pour la plupart de simple paysan sans équipement, organisation ou connaissance du combat.
Mais les grandes villes fortifiées prises par les insurgés forcèrent le Roi à faire de longs sièges.
Le Roi en personne fit le siège de Valbourg, fief de Jean-Marius de Slang où il s'était retranché.
Mais devant les imposantes fortifications de la ville, Lucien Ier refuse l'assaut, craignant de trop fortes pertes dans ses rangs.
En 855, après une épidémie qui ravage le camp des assiégeants, Lucien Ier succombe devant Valbourg.

Godefroi Ier
Le Prince Godefroi, troisième fils de Lucien Ier, hérite du titre de Roi en 855 après la mort successive de ses deux grands frères, Jean en 843 et Lucien en 851.
Le jeune Prince participe avec son père à la guerre contre la révolte frissone et se trouve à Valbourg lors de la mort du Roi.
Dès les premiers jours de siège, le Prince était pour un assaut de la ville et lorsqu'il devint Roi, il put mettre son plan a exécution que refusait jusque-là Lucien Ier.
Comme le craignait Lucien Ier, l'assaut fut un massacre dans les deux camps. Mais grâce au courage de Godefroi, les troupes royales finiront par prendre la ville.
Godefroi rentre à Vérastre auréolé de prestige. On raconte qu'il se fit couronner devant la dépouille de Jean-Marius de Slang écartelé. Cette légende illustre parfaitement le règne de Godefroi Ier, roi juste mais cruel.

Le début du règne de Godefroi Ier est marqué par la guerre contre les Cimes en 857, provoquée par son divorce avec Clotilde, fille du Duc des Cimes.
Godefroi à peine arrivé sur le trône, eut la brillante idée de répudier sa femme et ses deux fils pour prendre en seconde noce Lotta de Varnstag, veuve de son frère Lucien et princesse d'Hisenmark.
Le début de la guerre est à l'avantage du Duc, mais aidé par son beau-frère Gustave de Varnstag, le Roi renverse la tendance et finit par vaincre les Cimes.
Il force alors le Duc à abdiquer en faveur de son fils aîné, puis enferme ses deux fils dans un monastère.

En 860, en remerciement de l'aide de son beau-frère contre les Cimes, Godefroi s'engage à ses côtés dans la guerre qui oppose Gustave de Varnstag à son oncle Gunnar pour le trône de l'Hisenmark.
Godefroi ira batailler pendant 4 ans dans le Nord Lointain, revenant victorieux mais affaibli par une maladie pulmonaire attrapée par le terrible froid de Haute-Borée.

À partir de 864, La santé du Roi se dégrade, le forçant à minimiser ses opérations militaires. Il devient obèse, et sa cruauté semble augmenter en même temps que son poids. Certains médecins ne lui donnent plus qu'un an à vivre, mais c'est encore vingt ans que Godefroi va régner.

En 872, Godefroi Ier fomente un complot contre Auguste de Rivenoir pour rattacher son Duché au domaine royale. Il fait d'abord appel à l'Augure pour tenter d'excommunier le Duc, mais les religieux concluent à son innocence suite à un procès. Feignant de s'excuser, Godefroi fait épouser sa fille aînée au fils héritier d'Auguste. Mais alors que celui est invité à Verastre par le Roi en personne, il est assassiné.
Godefroi laissera courir les rumeurs de son implication, provoquant Auguste. Ce dernier, par vengeance, va vouloir comploter contre le Roi sans savoir que celui ci l'observe de près.
Auguste de Rivenoir est finalement arrêté. Emprisonné, le Roi lui retire tous ses titres et l'exécute.

L'affaire fera grand bruit dans le royaume. Les Barons, excédés par le comportement du Roi, vont soutenir ses fils Lucien et Joachim. Ces derniers vont en 881 se révolter pour obtenir de leur père une partie de ses titres. Lucien obtient le Duché de Carmolite et Joachim le duché de Vildoine.
Mais de plus en plus fatigué par la maladie et touché en plein cœur par la révolte de ses enfants, Godefroi Ier s'éteint en 882 à l'age de 52 ans.

Implacable et cruel, on gardera du règne de Godefroi la fondation du monastère de Dunny en 877, sur l'idée du moine Ludéric qui voulait créer un édifice dédié à l'étude de la religion où se rassembleraient des centaines de théologiens. Enthousiaste à cette idée, le Roi financera lui-même la construction.

Lucien II
Lucien II, tout le contraire de son prédécesseur, est couronné du vivant de son père en 881 mais devient Roi officiellement l'année d'après en 882.

Tout comme son père, l'ouverture de son règne est marqué par la guerre contre les Cimes. Lucien II doit faire face à la revendication de ses deux demis-frères issu du premier mariage de Godefroi Ier avec Clotilde des Cimes. Mais la révolte, beaucoup moins puissante que celle de 857, est rapidement écrasée. Lucien II fera castrer ses deux demis-frères, pour ne pas qu'ils poursuivent la dynastie de leur côté.

En 891, Gustave de Varnstag, Roi d'Hisenmark et oncle de Lucien II, meurt sans héritier.
Ayant fait exécuter son dernier oncle, Gunnar, avec ses cousins, la dynastie des Varnstag s'éteint avec lui. Plusieurs prétendants vont réclamer le trône. Tout d'abord Gudmar, le Duc d'Andersborg, fils d'une sœur de Gustave, puis Donatien et Mark, demis-frères de Lucien II issus de sa mère Lotta de Varnstag et de son oncle Lucien, frère aîné de Godefroi Ier.
Lucien II lui aussi, en tant que neveu de Gustave, ne va pas tarder à réclamer le trône.
Il débarque avec ses troupes en 892.
Profitant de la défaite de ses demis-frères contre Gudmar, qui voit notamment la mort de Donatien, Lucien II se rallie Mark qui accepte de renoncer au trône de l'Hisenmark contre les possessions du Duc d'Anderborg.
La bataille de Daalström est décisive et voit la victoire de Lucien II sur Gudmar.
Le 8 février 893, Lucien II est couronné Roi d'Hisenmark et Mark obtient le Duché d'Andersborg.

En 898, la même mésaventure arrive en Oultreterre, le Roi meurt sans descendance et son royaume en proie à une guerre civile opposant les Castelions aux Grace.
Lucien II, marié par son père à Elisabeth of Janice, est forcé par celle ci d'intervenir.
Elisabeth soutient son cousin Owen of Castelion et le fait venir à la cour.
Contre son aide, Lucien II impose à Owen toutes sortes de concessions. Pour le trône, celui ci est prêt à tout accepter. Lucien impose à Owen l'utilisation à sa cour de la langue Gallanque, un important tribut monétaire pendant 20 ans ainsi que la nomination de nobles Gallancs à certains postes importants.
En 899, Lucien II et ses troupes débarquent en Oultreterre avec dans leurs bagages le futur Roi Owen.
En 901, le puissant Duc de Northam, George of Grace, principal opposant à Owen, est défait par le Roi de Gallance.
Quelques mois plus tard, Owen est couronné par l'Augure, que Lucien II fit venir jusqu'en Oultreterre.
Après avoir obtenu un royaume par les armes, Lucien II en a donné un à son cousin.

En 901, Lucien II accueille à sa cour l'Empereur d'Austrée après la chute de Hellenne, sa capitale, prise par les Al-Bushars. L'Empereur réclame à Lucien II, le monarque le plus puissant de Borée, une audience auprès de l'Augure.
Ce dernier n'accordera les volontés de l'Empereur qu'en 907 : la première Croisade.
Lucien II n'y participera pas, au contraire de son frère Joachim de Vildoine qui en sera d'ailleurs l'un des principaux instigateurs.

Le règne formidable de Lucien II s'arrête brusquement en 911, emporté par une maladie foudroyante. Il laisse un enfant de 9 ans qui ne tarde pas à voir les Grands du royaume se révolter contre lui.

L'usurpation des hérétiques (911-983)
Lucien III
Le début du règne de Lucien III, alors qu'il n'a que 9 ans, est très compliqué.
Il doit seul faire face à la fronde des nobles qui veulent mettent en place une régence puissante qui écraserait le Roi.
Par chance, Lucien III voit son oncle Joachim de Vildoine rentrer précipitamment de Croisade.
Ce dernier, ayant appris la mort de son frère, revient exercer la régence.

Joachim de Vildoine (867-921) assurera pendant toute la jeunesse de Lucien III la régence du royaume.

En 915, un complot réunissant les Grands Seigneurs de Gallance lui proposera le trône à la place de son neveu, mais Joachim, fidèle à son engagement et à la mémoire de son frère, refusera, mettra fin au complot et fera emprisonner les principaux instigateurs.

Joachim de Vildoine fut un personnage atypique, de par sa grandeur de cœur, sa piété et sa fidélité sans limite. C'est la peine dans l'âme qu'il quitta le Caldéra où il était le principal chef Croisé (son départ sera l'une des causes de la déroute de la Croisade) pour revenir en Gallance assurer ses devoirs de Régent. Il éduquera lui-même son jeune neveu, marquant à jamais Lucien III qui gardera de son mentor l'image d'un grand héros, bercé par les histoires de croisé, ce qui le poussera quelques années plus tard à s'engager dans la deuxième Croisade.





En 912, éclate une révolte en Hisenmark qui refuse Lucien III pour Roi. Joachim ira en personne mâter les rebelles. Allié à Mark d'Andersborg, à qui les Barons du pays avaient proposé la couronne, le régent de Gallance écrase la révolte et impose Lucien III à tous.
En 914, Owen d'Oultreterre refuse de continuer à payer les redevances qu'il avait promises à Lucien II. Une nouvelle fois, le Régent ira négocier. Contre une baisse des redevances et la menace d'une invasion, Owen accepte d'honorer à nouveau ses engagements.

En 921, lorsque Joachim meurt, c'est un royaume pacifié que reprend en main Lucien III, âgé de 19 ans.

En 931, Lucien III peut enfin réaliser son rêve. Dès l'annonce de l'Augure Eusèbe de l'organisation d'une deuxième Croisade, le Roi s'engage avec enthousiasme.
Désireux de voir l'opération réussir, il préparera sa campagne avec minutie, et ira même jusqu'à partir à Bastion, capitale du Palladium, pour négocier la participation du nouvel Empereur Rodrigo di Calve.

En 934, après plus de 3 ans de préparation, Lucien III part pour le Caldéra.
Il accoste sur les anciennes terres de Joachim de Vildoine, où on lui propose la souveraineté en déposant Joachim II qui est tout le contraire de son père. Mais risquant de froisser les Barons du Caldéra, Lucien refuse poliment et renforce la légitimité de son cousin en l'adoubant.
En 935, Lucien s'enfonce sur les territoires tenus par les Al-Bushars en récupérant aux infidèles plusieurs places fortes.
Fort de ses conquêtes et de sa grande armée, Lucien III commence à négocier avec les Al-Bushars la restitution pacifique des derniers places fortes du Caldéra et des villes saintes.
Mais en 936, débarque l'Empereur Rodrigo di Calve. Refusant toutes négociations avec les infidèles, il décide de charger tête baisser au grand dam de Lucien III, forcé de le suivre.

En 937, Lucien III reçoit des nouvelles inquiétantes de son royaume, resté sous la régence du Conseil Restreint. On l'informe de la progression d'un hérésie dans le Nord de la Gallance.
Lucien aurait voulu rentrer à Verastre, mais supplié par les Croisés qui ne veulent pas de Rodrigo di Calve comme seul chef de la Croisade, le Roi de Gallance reste au Caldéra.
En 938, les nouvelles sont encore plus alarmantes, les hérétiques se seraient révoltés et auraient capturé l'abbaye de Dunny, qu'ils ont mis à sac et incendiée.
Cette fois Lucien III ne reste pas sans rien faire et envoie, contre l'avis de l'Empereur, un détachement en Gallance mené par son fils aîné, le Prince Lucien, pour réprimer la révolte.
Lorsqu'on lui annonce, quelques mois plus tard, que son détachement a été vaincu et son fils emprisonné par les hérétiques, Lucien III décide de repartir en Gallance après la prise de la dernière place forte sous domination Al-Bushar.
Mais en 939, la Bataille d'Ardias voit la déroute totale de Lucien III. Trahi par l'Empereur qui tarde à venir en renfort, les Gallancs se font massacrer par les Al-Bushars.
Le Roi parvient à s'enfuir par miracle, en échappant à ses poursuivants infidèles, alors que la plupart des Grands Seigneurs de Gallance l'accompagnant finissent dans les geôles du Khédive.
Sans attendre, écœuré par la défaite causée par l'immobilisme de Rodrigo di Calve, Lucien III rentre à Verastre.

Là-bas, il trouve une situation préoccupante. Le Conseil n'avait pas cru bon de l'affoler en lui révélant l'étendue de la situation.
En vérité, les hérétiques, menés par un certain Gilles de Sainte-Croix qui se prenait pour une sorte d'équivalent à l'Augure, avaient durant son absence prit plusieurs places fortes dans le Nord et avaient sous leur contrôle tout le Nord de la Gallance.

Fils d'une famille de petits-nobles d'Ogueland, Gilles quitte tout pour embrasser une vie d'ermite et prend le nom de « Sainte-Croix ».
Dans son ermitage, il va établir les bases d'un nouveau dogme pour honorer Dieu et sa fille Calanthe. Très hostile à l'Eglise et à l'Augure, qu'il estime baignés dans la luxe et la corruption, Gilles de Sainte-Croix va prôner  un retour à une vie religieuse plus simple et humble.
Sortant de son exil au début des années 930, Gilles va prêcher auprès de la paysannerie et du petit peuple et rencontrer un succès rapide et immense.
De plus en plus de paysans d'Ogueland refusent à partir de 935  de se soumettre à l'autorité de l'Eglise, d'aller à la messe et de payer la dîme.
Le Duc d'Ogueland, partit en Croisade avec Lucien III, charge l'un de ses vassaux de remettre dans le droit chemin les paysans. Mais celui ci sous-estime le nombre des fidèles de Gilles de Sainte-Croix et échoue lamentablement.
En 937, les hérétiques prennent possession du Duché. Gilles se rend alors compte de la force de frappe qu'il possède, et dans son esprit va naître l'idée de la conquête de toute la Gallance et la formation d'un état théocratique entièrement au service de Dieu.



Désespéré, Lucien III essaye de mener ses troupes contre les hérétiques. Mais de l'armée forte de 100 000 hommes avec laquelle il était parti en Croisade, Lucien n'est revenu qu'avec 20 000 soldats, malades, blessés et démoralisés.
Le Roi tente le tout pour le tout et monte affronter Gilles de Sainte-Croix.
Mais lorsqu'il se présente face aux hérétiques, Lucien III constate son erreur. Sous-estimant ses ennemis, le Roi se retrouve à affronter 40 000 fanatiques qui écrasent la piteuse armée royale.
Lucien ne parvient à s'échapper qu'avec l'aide de ses fidèles chevaliers et part se réfugier à Port-Nord.
Là-bas, le Roi apprend l'avancée des hérétiques vers Verastre, puis la prise de la capitale en 940.
Comme un second coup de poignard, il apprend que son fils Lucien aurait été exécuté par les hérétiques.

Quelques mois plus tard, Gilles de Sainte-Croix, assit sur le trône de Lucien III depuis la prise de Verastre, décide de se faire couronner Roi de Gallance et lance une grande traque pour retrouver son prédécesseur. Ce dernier quitte Port-Nord pour s'exiler dans le royaume d'Hisenmark.

En exil, Lucien III va organiser la reprise de son royaume. Mais la santé du Roi, déprimé, se dégrade de jour en jour.
Comme un nouveau coup de poignard, il apprend en 941 que l'Empereur Rodrigo di Calve a abandonné la Croisade en signant la paix avec les Al-Bushars.

En 942, l'Augure, très inquiet de la prise de pouvoir par les hérétiques, appelle à la Croisade pour libérer la Gallance.
Quelques mois plus tard, Rodrigo di Calve se décide timidement à rassembler ses troupes.
En vérité, l'occupation de la Gallance par les hérétiques arrange sa politique. Débarrassé de son imposant allié, le Palladium devient le seul royaume à même de défendre l’Église et l'Augure, permettant à l'Empereur de faire pression sur le chef de l’Église pour faire passer plusieurs réformes lui assurant l'emprise sur son territoire.
En 943, les troupes de l'Empire arrivent en Gallance par le Natale, après avoir traversé toute la Valentine. Gilles de Sainte-Croix rassemble de son côté ses fidèles.
Près de Toulogne, c'est 50 000 impériaux qui affrontent 45 000 hérétiques. Contre toute attente, Gilles de Sainte-Croix remporte la victoire.
L'issue de la bataille fait grand bruit dans toute la Borée, désormais les hérétiques de Gilles de Sainte-Croix forment une puissance avec laquelle il fallait compter.

La nouvelle de la défaite de l'Empire finit d'achever Lucien III.
Le pauvre Roi déchu, qui avait vu ses rêves de croisades partir en fumée en même temps que son royaume, rendit l'âme en 943...

Godefroi II
Après la mort de Lucien III, la Gallance, autre que Gilles de Sainte-Croix, se retrouve sans Roi.
Après le Prince Lucien, mort exécuté par les hérétiques, restent Gustave, 20 ans, Godefroi, 18 ans et Jean, 17 ans, auxquelles il faut rajouter les prétentions de Joachim II, petit-fils de Godefroi Ier et Victor, arrière-petit-fils de Lucien Ier par Mark d'Andersborg.
Officiellement, la couronne revenait à Gustave, mais une course au couronnement va s'enclencher. Le premier qui libérera la Gallance sera reconnu Roi.

Les différents prétendants vont parcourir la Borée à la recherche d'alliés pouvant les soutenir dans la reconquête du royaume.
Gustave trouve l'appui naturel de l'Augure, qui le reconnaît comme héritier légitime, mais fera l'erreur de s'allier à l'Empereur du Palladium.
Godefroi part en Oultreterre s'appuyer sur le Roi Owen II dont la position sur le trône est redevable à Lucien II.
Jean, le plus jeune, s'alliera à Victor d'Andersborg et aux nobles de l'Hisenmark.
Joachim II aura le soutient des Croisés du Caldéra.

En 945, Gustave se retrouve prisonnier officier de l'Empereur, qui le garde à sa cour en n'ayant aucune intention de libérer la Gallance, malgré les menaces de l'Augure.
Jean et Victor sont les premiers à débarquer. Ils remportent plusieurs victoires sur les hérétiques, mais une dispute éclate entre les deux alliés. Les troupes d'Hisenmark, plus fidèles à Victor qu'à Jean, capturent ce dernier et le livrent à son cousin qui le fait exécuté.
Victor parvient à reprendre le Duché d'Hildevent aux hérétiques, mais sa progression s'arrête là.

En 947, entre en scène Godefroi. Partant de l'Oultreterre, avec des troupes composées de zélotes oultresylvains, de rescapés Gallancs et de mercenaires, il débarque à Port-Nord, ville symbolique qui avait vu le départ en exil de Lucien III.
Il parvient à reprendre la ville, puis avance jusqu'au Bosquet avant d'être bloqué par les hérétiques sur le chemin de Verastre.
En 948, Godefroi fait machine arrière et rentre en Oultreterre après avoir tenté une alliance infructueuse avec Victor et la reprise du Bosquet par les hérétiques.
La même année, c'est au tour de Joachim II de débarquer. Avec des troupes Croisées et quelques Seigneurs de Gallance qu'il fit libérer des geôles du Khédive, il reprend Port-Robert, puis Robertrie quelques mois plus tard. Remontant l'Irême, il libère une seconde fois le Bosquet, puis tente de descendre l'Eltuse jusqu'à Verastre.
Mais il est trahi par Victor qui, profitant de l'avancée de Joachim II vers la capitale, attaque les Croisés et reprend à son compte la ville du Bosquet.
Joachim II décide de remonter vers Victor, mais sur le chemin il est attaqué par surprise par les forces de Gilles de Sainte-Croix et est tué au cours de la bataille.
Finalement, une nouvelle fois le Bosquet est repris par les hérétiques qui repoussent Victor.

En 949, Gilles de Sainte-Croix décède. C'est ce moment qu'attendait Godefroi pour attaquer.
Réunissant ses forces, il tenta l'attaque de Verastre par la mer. Échouant, il atterrit à Haltrive où il fut rejoint par les fidèles de Joachim II qui gardaient toujours Port-Robert.
En 950, Godefroi tente une nouvelle fois la prise de Verastre mais par la terre. Associé aux troupes de feu Joachim II et recevant le soutien de l'Augure qui perdait patience avec Gustave retenu à la cour de l'Empereur, Godefroi parvint enfin à reprendre la capitale. Il libère le Palais des Rois et reprend le trône aux hérétiques.
Mais Godefroi refuse le couronnement. Pour le symbolisme, il voulut reprendre Dunny et se faire sacrer dans l'abbaye comme son père et son grand-père avant lui.

Ce n'est qu'en 952 que Godefroi parvient à reprendre Dunny. Dès lors, les 3/4 du royaume sont désormais à nouveau entre ses mains. Il est couronné le 15 août et devient officiellement Godefroi II.
Le Roi fait reconstruire Dunny et y place l'Inquisition chargée de chasser les derniers hérétiques, qui restera célèbre pour sa terrible cruauté sous les ordres de Hicmar van Borell, le premier Grand Inquisiteur.
En 953, Godefroi invite Victor à Veraste pour le nommer officiellement Duc d'Hildevent. Mais à son arrivée, Victor est arrêté et emprisonné pour le meurtre de Jean. Il finira ses jours dans les geôles d'une lointaine prison.

En 956, les derniers hérétiques sont chassés et exécutés. La paix revient peu à peu en Gallance, et c'est ce moment que choisi l'Empereur pour relâcher Gustave.
Ce dernier, en tant que fils aîné de Lucien III, réclame le trône que lui a usurpé illégalement son frère. L'Augure, qui a finalement soutenu Godefroi, est embarrassé.
Gustave tente de lever des fidèles pour arracher son trône par les armes. Mais l'Augure fait appel à une loi de l’Église qui interdit toute attaque contre un Croisé. Godefroi II est reconnu comme Croisé, par la guerre qu'il a menée aux hérétiques et de ce fait, Gustave est excommunié.
Mais le Roi, désireux d'entretenir de bonnes relations avec son frère et surtout les fidèles qui l'ont suivi, demande à l'Augure de lever la sanction et propose à Gustave de le nommer Duc de Vildoine.

Tout le règne de Godefroi II sera tourné vers le renforcement de son pouvoir et la remise en état du royaume, bouleversé par 10 ans d'usurpation hérétique. Il devra aussi faire face, en 961, à la révolte de l'Hisenmark dont les Barons réclament la libération de Victor d'Andersborg. Mais la mort de ce dernier en 963 mettra fin à la rébellion, sans toutefois réchauffer les relations du Roi avec ses vassaux du Nord Lointain. L'année 972 marque la fin des hérétiques, par la prise de leur dernière place forte, la forteresse de Sainte-Croix, mais en vérité l'hérésie sera encore très vivace parmi les paysans et bourgeois du Nord. En 973 est organisé le Grand Procès, chargé de juger les nobles hérétiques. 88 personnes seront condamnées au bûché, 54 à la pendaison et 103 à la prison à perpétuité. On raconte que même l'Augure sera horrifié par la cruauté de l'Inquisition et par les procès et massacres organisés par Hicmar Van Borell.
En 983, Godefroi II décède de mort naturelle à l'âge de 58 ans.
C'est au cours de son règne qu'officiellement le terme de Roi de Gallance est préféré au terme Roi des Gallancs, l'usurpation hérétique ayant aidé à l'apparition d'un esprit patriotique lié à la terre.

Lucien le Pieux (983-1026)
Jeunesse
Né en le 12 mai 965 à Verastre, le Prince Lucien est le 4e fils de Godefroi II et de sa seconde épouse, Blanche de Torème. La mort prématurée de ses 3 frères aînés, en fera l'héritier de la Gallance à partir de 971. Certains diront que la mort de ses frères prouve que Dieu en personne choisit le futur Lucien le Pieux pour gouverner la Gallance.
Le jeune Prince est très influencé par la grande piété de sa mère ainsi que par frère Hénin, ancien membre de l'ordre du Saint-Cippe devenu Grand Chancelier de Godefroi II.
Déjà alors qu'il n'est qu'un enfant, le Prince montre une grande fidélité au dogme de l'Eglise, allant jusqu'à poser problème au Roi Godefroi qui est ennuyé de voir son héritier désirer entrer dans les ordres.
Tout jeune, le Prince sera marqué par la cruauté des Inquisiteurs, le Grand Procès de 973 (alors qu'il n'a que 8 ans) et la dureté de son père.

En 980, pour se rapprocher du Palladium, Godefroi II fait épouser au Prince la plus jeune fille de Rodrigo di Calve, Constanza, de 5 ans plus âgée. Le vieil Empereur mourra deux ans plus tard à l'âge de 81 ans et son fils Mario II di Calve lui succédera.

En 983, à l'age de 18 ans, le Prince hérite de la couronne et est sacré à Dunny le 28 avril devenant Lucien IV.
L'un de ses premiers gestes politiques sera de retirer à Hicmar Van Borell, qu'il juge bien trop cruel, la charge de l'Inquisition, provoquant un scandale dans le royaume, Hicmar étant à l'époque considéré comme un grand homme. Contre l'avis même de sa mère et de frère Hénin qu'il garde comme Chancelier jusqu'à sa mort en 987, le jeune Roi promulgue un édit assurant la liberté de culte aux hérétiques et l'arrêt des poursuites de l'Inquisition à leur encontre. Seuls ceux faisant du prosélytisme ou affichant leur culte en public seront jugés et condamnés.
À l'époque, la politique de Lucien IV est très mal vue par les nobles et la population, encore très marqués par l'usurpation des hérétiques et leurs exactions, on soupçonne même le Roi d'avoir succombé à l'hérésie.
En vérité, visionnaire, Lucien IV voit avant tout le monde l'importance de la paix civile et l'apport économique des hérétiques. Aussi, il se rend rapidement compte que la cruauté de l'Inquisition ne fait qu'empirer les choses et que ce n'est pas avec ces méthodes que les hommes du Nord se détourneront de l'hérésie.

La Croisade en Longuejarrie
Si Lucien IV, dit le Pieux, restera dans l'Histoire comme le plus grand Roi des Gambitiens, c'est notamment pour la terrible Croisade qu'il mena en Longuejarrie.

À partir des années 970, Valegger , Haut-Chef des Tortons, un peuple païen, commence son ascension fulgurante. En 20 ans, Valegger va soumettre sous son autorité les Rivalins, les Jalons, les Céreins et les Töters, créant un vaste empire en unissant tous les peuples Longuejarres.
Les Töters, peuple converti au Calanthéisme depuis plusieurs siècles déjà, souffriront beaucoup de l'occupation païenne,  perpétrant un véritable génocide de la population Töters.
En 992, ému par les appels à l'aide du Duc de Töthanragie, l'Augure Antère décide de prêcher une Croisade en Longuejarrie.
Y répondent Lucien IV Roi de Gallance, Mario II di Calve l'Empereur du Palladium, Owen IV Roi d'Oultreterre et plusieurs Seigneurs de Basse-Borée.

Les historiens se sont toujours amusés à opposer Lucien le Pieux à Valegger , qui de part leurs physiques et leurs personnalités en font des ennemis totalement opposés.
Là où le Roi de Gallance est un bel homme bien bâti, pieux et courtois, Valegger est un nabot trapu, sale, cruel et vulgaire.

Mesurant moins d'un 1m55, il fera naître parmi la population de Basse-Borée la légende du peuple nain. Entendant la description du Roi Longuejarre, ils s’imaginèrent que tous ses sujets lui étaient semblables et que le peuple de Longuejarrie était composé uniquement d'êtres de petites tailles qui n'avaient rien d'humain.
Les habitants de Basse-Borée allèrent jusqu'à écrire des contes racontant l'histoire des nains, répandant partout le mythe de ce peuple.

La vérité, c'est que le nanisme n'est qu'une pathologie touchant certains humains, dont Valegger n'était même pas atteint. De plus, si ce personnage est toujours craint et haït par les peuples calants, les longuejarres le considèrent comme leur premier unificateur, comme Lucrin pour les Gallancs. Ils le surnomment d'ailleurs « Der Kriegsherr », le seigneur de guerre.




Le plus âgé et prestigieux des Croisés, Mario di Calve, prend la Croisade en main avec l'approbation de l'Augure. Lucien le Pieux est pour un rassemblement des forces Croisés, mais Mario préfère diviser les armées en trois points. Pendant que l'Empire entrera en Longuejarrie par la Marche du Nord-Palladium, les Gallancs envahiront la Tötharangie et les Oultresylvains débarqueront à Klöm pour pénétrer sur les Terres des Cèreins.

En 993, Lucien le Pieux entre en Töthanragie et libère les Töters. Il est célébré en héros par ce peuple, soulagé d'être débarrassé des païens.
Lucien, voyant la ferveur qui anime ce peuple, décide d'utiliser cette force en incorporant des combattants Töters dans ses rangs et crée l'Ordre Töterique.
De son côté, l'Empereur Mario II libère le Nord de la Jalonie alors qu'Owen IV arrive chez les Cèreins.

En 994, une affreuse nouvelle arrive à Lucien le Pieux. Owen IV serait mort en se noyant dans une rivière. Son cheval l'aurait fait basculer lors de la traversée et son armure coulé au fond de l'eau.
Les troupes oultresylvaines perdant leur chef, se disloquent et sont vaincues par les Longuejarres.
À cela s'additionne la première défaite de l'Empereur contre les troupes menées en personne par Valegger, l'obligeant à quitter le Nord de la Jalonie.  

En 995, Mario II rejoint Lucien en Töthanragie. Peu de temps après, Walter Ier, nouveau Roi d'Oultreterre, poursuit la Croisade entreprise par son frère Owen IV.
Rapidement des tensions voient le jour entre Mario II et Lucien.
Si l'Empereur est un brillant orateur et diplomate, tout autant que stratège, il devient gauche l'arme à la main et plus encore à cheval. Sa maladresse lui vaut les railleries des Gallancs et même de ses propres soldats, se rapprochant de plus en plus du brillant guerrier charismatique qu'est Lucien le Pieux. L'Empereur voit le contrôle de la Croisade lui échapper au profit du Roi de Gallance, ce qui lui déplaît fortement.
Il décide de poursuivre la Croisade seul et d'emmener les troupes impériales dans les terres tenues par les Tortons, où une terrible défaite et une légère blessure l'obligeront à rentrer au Palladium.
Lorsqu'en 996, Walter Ier est obligé de rentrer en Oultreterre suite au conflit de succession qui remet en cause sa légitimité sur le trône, Lucien le Pieux se retrouve seul à mener la Croisade.
En vérité, c'est tout ce que le Roi de Gallance attendait, voyant en ses homologues du Palladium et d'Oultreterre des boulets l'empêchant d'avancer.

En 996, l'offensive Croisée reprend enfin sous l'impulsion de Lucien le Pieux.
Il obtient de l'Augure le plein commandement de la Croisade, et l'Empereur lui accorde des contingents impériaux menés par le maréchal Augusto Zulina, un Estanguais zélé.
Lucien fait ensuite appel à ses deux frères restés en Gallance, Armand de Champolion et Edmond de Carmolite, pour mener ses troupes avec lui.
C'est au cours de cette période de la Croisade que la rivalité entre le Roi Lucien et Valegger va s'affirmer pour devenir l'un des sujets préférés des chansons de geste du XIéme siècle.

La Croisade prend une tournure plus personnelle pour Lucien, lorsqu'en 997, Valegger en personne tue Armand, le frère du Roi, lors de la prise de Maisach que le Duc de Champolion gardait au nom du Roi.
On racontera à Lucien, comment les Longuejarres profanèrent d'horrible manière la dépouille de son frère.
Pire encore, La bataille de Maisach voit la capture d'Edmond de Carmolite.
Enragé, Lucien aurait voulu partir pour libérer son petit-frère, mais cela aurait été une erreur stratégique et bien conscient de cela, le Roi ne fit rien.
Le lendemain, ses éclaireurs lui apprennent que des bûchés ont éclairé la nuit et qu'Edmond était parmi les sacrifiés aux dieux païens.

Le Roi, mut par une mission divine, ne prend le temps de pleurer ses frères et dès 998 repart à la conquête. Fatigués par déjà 5 ans de Croisade, les soldats sont impressionnés par l'enthousiasme de Lucien le Pieux, malgré la dureté de la guerre et les dernières déroutes. Le Roi de Gallance garde la foi, motivant les Croisés qui avec un autre chef auraient certainement tous déserté.

En 999, à l'aube de l'an mille, les sacrifices des Croisés sont récompensés par la prise de Nauen, place forte des Longuejarres dans les terres Tortons.
En 1000, un premier duel direct a enfin lieu entre Lucien le Pieux et Valegger die Kriegsherr. Mais la bataille, rendue difficile par des conditions climatiques extrêmes, se termine sans vainqueur.
L'année d'après, Lucien le Pieux gagne une bataille décisive qui lui permet de prendre toutes les terres Rivalines. Il attaque ensuite la Jalonie.
En 1002, les Tortons de Valegger sont acculés sur leur territoire d'origine.
Lucien le Pieux mène une armée coalisée, composée de Gallancs, d'Impériaux, d'Oultresylvains et de mercenaires, de zélotes et de Longuejarres convertis, vers les terres natales du Kriegsherr.
En 1003, Lucien le Pieux obtient le soutien du Roi d'Harcovie, qui envahit les terres des Cèreins.
En 1004, le Roi de Gallance est aux portes de Miphostefal, capitale de l'empire Torton, où le Kriegsherr s'est retranché.


Les poètes aiment à représenter la bataille de Miphostefal comme l'illustration parfaite de la chevalerie de l'époque.
Mainte fois contée, l'histoire est devenue légende et incarne dans les esprits le stéréotype même de la guerre contre le paganisme.
Après un début de siège, rapidement les trébuchets de Lucien le Pieux percent les remparts côté ouest, permettant l'entrée des troupes Croisés dans la brèche. Rapidement, les forces menées par le Roi réussissent à prendre le contrôle du quartier, repoussant les troupes Longuejarres dans le reste de la ville.
C'est à ce moment que les poètes décident de faire tomber la pluie torrentielle.
Lucien, après s'être établi dans le quartier ouest, organise l'offensive et mène ses troupes.
D'après le poète Harald le Beau, qui participa à l'assaut, le cheval de Lucien glissa sur les pavés trempés de la grande rue, mettant le Roi à terre. Se relevant entouré d'ennemis, il affronte à lui seul, avec une épaule blessée, une dizaine de Tortons qui l'encerclaient avant que ses troupes ne le rejoignent pour l'aider.
Dans l'assaut, le Roi apprend que Valegger s'est retranché dans son château sur les collines surplombant la cité. Il décide, avec ses plus fidèles chevaliers, d'y entrer et d'affronter le Kriegsherr en personne.
Le lyrisme des grands poètes nous montre Lucien le Pieux forcer les grandes portes de la forteresse avec ses chevaliers devant une ville en flamme, ses longs cheveux noirs trempés, la pluie ruisselant sur son armure et perlant au bout de son nez.
Lucien et ses hommes affrontent la garde personnelle de l'Empereur Longuejarre, puis retrouve va le retrouver dans la salle du trône.
C'est le second duel entre les deux hommes. Cette fois, le combat tourne à l'avantage de Lucien. L'épée gagne sur la hache, et le Roi des Gallancs transperce Valegger au cœur.
C'est la fin de la Croisade, les Longuejarres sont vaincus.


La Croisade terminée, 13 ans après l'appel de l'Augure, Lucien le Pieux rentre à Verastre en 1005. Précédé par sa légende née de ses exploits, des milliers de personnes viennent voir l'entrée du Saint vivant dans sa capitale. La victoire du Roi est fêtée pendant une semaine entière dans toute la Gallance et dans toute la Borée.

S'ouvre alors l'assemblée de Wedel, qui doit statuer sur le sort réservé à l'ancien territoire de Valegger.
Les différents protagonistes de la Croisade espèrent être récompensés par l'annexion de terre, mais l'Augure, méfiant vis-à-vis de la puissance de ses voisins, ne l'entendra pas comme ça.
L'Augure autorise chacun des trois monarques, le Roi de Gallance, l'Empereur du Palladium et le Roi d'Oulteterre, à choisir personnellement un noble auquel fournir une terre qui deviendra indépendant de leur pouvoir.
Puis, il offre des terres aux chefs mercenaires ayant participé à la guerre, ainsi qu'à de petits seigneurs. Le reste est gardé par l’Église, qui forme des évêchés-princiers.

Les monarques se contentent de ce partage, mais le Roi d'Harcovie, arrivé à la fin de la Croisade, entre en conflit avec l'Augure. Il refuse de rendre les terres qu'il a envahies.
L'Empereur et le Roi d'Oultreterre sont prêts à intervenir militairement, mais Lucien le Pieux, fatigué et peu enthousiaste à l'idée d'une guerre entre Croisés, refuse, si bien que l'Augure accepte de reconnaître la suzeraineté du Roi d'Harcovie sur les terres conquises par ses soins.

L'Arbitre du monde
Le résultat du conflit entre l'Augure et le Roi d'Harcovie illustre parfaitement le poids prit par Lucien le Pieux sur l'échiquier politique de son époque.
Entouré d'une aura sacrée acquise par la Croisade en Longuejarrie, Lucien le Pieux devient l'arbitre des conflits entre les royaumes de Borée.
Souvent, les monarques feront appel à son jugement, au grand dam de l'Empereur du Palladium qui ambitionne justement à devenir l'arbitre du monde.

La Campagne du Caldéra
Alors que les Rois de Borée menaient la Croisade en Longuejarrie, la situation pour les Croisés du Caldéra devenait préoccupante. Depuis la Croisade menée en 931 par Lucien III et Rodrigo di Calve, les Croisés du Caldéra étaient livrés à eux-mêmes contre des Al-Bushars de plus en plus menaçant.
En 1012, la ville d'Achelaan, place forte des Croisés depuis 907, est reprise par les infidèles réuni par le Khédive Al-Salih (ou Alsallin).
Malgré les appels du Caldéra, l'Augure, sous l'influence de l'Empereur Mario II, refuse de prêcher la Croisade pour des raisons politiques assez obscures.
Les Croisés décident de faire appel directement au héros de Longuejarrie, Lucien le Pieux.
Celui-ci accepte et débarque avec ses troupes en avril 1013.

L'arrivée de Lucien le Pieux au Caldéra est un événement majeur pour les Croisés qui désespéraient. Sa venue est fêtée partout pendant plusieurs jours.
Lucien, fort de sa renommé, uni autour de lui des Croisés jusque-là fortement divisé et remet en ordre la situation politique du territoire avant d'entamer les opérations militaires.
En 1014, Lucien et ses troupes reprennent Achelaan, puis avancent dans les terres des Mardjakins.
Mais en 1015, le Roi trouve plus fort que lui en la personne d'Al-Salih. Lors de la bataille, les Gallancs sont vaincus et Lucien le Pieux est capturé par les Al-Bushars.
La défaite du grand héros Calanthéen est vécue comme un désastre, le ciel tombe sur la tête de tous les Croisés. On imagine déjà le bon Roi Lucien le Pieux au fond d'une geôle, subissant d'horribles tortures. À peine emprisonné, on apprend que le Roi est déporté à Dakthar, capitale du Califat située sur les côtes du Kalidja, très loin du Caldéra.

Mais, contrairement à ce qu'imaginent les Croisés, Lucien le Pieux sera extrêmement bien traité par le Calife. Sa réputation le précède, et même s'il est considéré comme un ennemi, il est respecté comme un grand homme.
À Dakthar, le Roi de Gallance découvre une ville magnifique, riche d'une culture magnifique, de scientifiques intelligents et d'hommes courtois, très loin des stéréotypes véhiculés par les Croisés, qui faisaient des Al-Bushars des barbares sans âmes et sans arts.
Contre toute attente, Lucien le Pieux ira même jusqu'à se lier d'amitié avec son geôlier Al-Salih, en qui il retrouve des qualités que tous deux partagent.
Dans sa captivité, le Roi Lucien entame des négociations, pour sa libération mais aussi pour la restitution de certaines places fortes Croisés tenues par les Al-Bushars. Il pourra même informer par lettre ses proches et les Croisés.
Lucien le Pieux restera 3 ans à Dakthar. On raconte qu'il fut libéré en mars 1018, mais qu'il resta encore plusieurs mois au côté d'Al-Salih, tellement il aimait la compagnie de cet homme.
En fin d'année 1018, Lucien le Pieux est de retour dans le Caldéra. Conformément aux négociations qu'il mena avec le Khédive, la Paix est signée entre les Al-Bushars et les Croisés. Plusieurs prisonniers Al-Bushars sont libérés, contre certaines villes rendues aux Croisés, et la fin des hostilités sont respectées pendant plus de 100 ans entre les deux ennemis.
Lucien le Pieux restera encore 2 ans dans le Caldéra pour organiser les Croisés.

De retour à Verastre en 1020, Lucien le Pieux s'éteindra en 1026. D'un seul homme, tout le peuple pleurera son bon Roi, y comprit à l'étranger.
Lors de ses obsèques, les plus fastueuses de toute l'histoire des Rois de Gallance, des milliers de personnes, de Gallance et d'ailleurs, viendront saluer une dernière fois Lucien le Pieux.
Ses proches auront même la surprise de recevoir plusieurs cadeaux de la part du Calife et du Khédive Al-Salih, présentant leurs sincères condoléances.

La difficile succession (1026-1075)
Lucien V
En 1026, à seulement 19 ans, Lucien V hérite du trône de son célèbre père. Des 6 enfants que Lucien le Pieux aura avec Constanza di Calve, le Prince Lucien sera l'unique garçon.
En 1021, à son retour du Caldéra, Lucien le Pieux fait épousé au Prince la fille d'un Croisé, unissant  par le sang la Gallance et le Caldéra.
On ne sait pourquoi, le Prince Lucien serait fortement opposé à ce mariage, refusera de voir sa femme et sa première action en tant que Roi sera de répudier celle ci.
L'affaire fait scandale, surtout lorsque l'Augure refuse d'annuler le mariage.
L'Eglise menacera Lucien V d'excommunication, mais celui ci s'entêtera et en 1027, organisera même un nouveau mariage avec une autre femme.
S'en est trop pour l'Augure, qui la même année, prononce l'excommunication du Roi et l'interdit sur ses terres.

Mario III di Calve, Empereur depuis 1014, y voit une occasion rêvée pour envahir le Gallance et se faire bien voir par l'Augure. Il propose à celui ci de forcer par les armes Lucien V à obéir à l'Eglise et forme, avec l'aval de l'Augure, une coalition avec le Roi d'Oultreterre.
En 1028, les impériaux débarquent. Les Gallancs, divisés entre partisans du Roi et partisans de l'Augure, se défilent devant l'avancée de Mario III. Celui ci occupe Verastre dès la fin d'année 1028, alors que Lucien V se réfugie à Pontlyrie.
La même année, le Roi d'Oultreterre débarque à Port-Orient et met la ville à sac.
En 1029, Lucien V rassemble ses fidèles et tente de reprendre Port-Orient aux Oultresylvains, mais ses troupes sont vaincus et le Roi est fait prisonnier.
Emmener à Castelion, capitale de l'Oultreterre, Mario III réclame à son allié le Roi de Gallance, mais le Roi d'Oultreterre refuse de le lui livrer. Ce dernier réclame une très forte rançon à l'Empereur et à l'Augure.
Ironiquement, le Roi d'Oultreterre se retrouve lui aussi excommunié.
En 1030, la flotte de l'Empire forme un blocus de Castelion et force le Roi d'Oultreterre à rendre Lucien V à l'Empereur.
Ce dernier est amené auprès de l'Augure et forcé à reprendre son épouse.
Le chef de l'Eglise impose à Lucien V, la présence d'un légat pour contrôler son gouvernement, Miguel de Nurià, originaire du Palladium qui se retrouve être à la fois fidèle à l'Eglise et fidèle à Mario III.
Ainsi, par l'intermédiaire de Nurià, l'Augure et l'Empereur vont imposer leur autorité à toute la Gallance pendant plusieurs années.

Lorsque l'Hisenmark se révoltera en 1031, c'est de Nurià qui imposera à Lucien V de signer un traité accordant l'indépendance du Nord Lointain, qui jusque là appartenait au Roi de Gallance depuis Lucien II. L'Empereur exulte de voir son rival s'affaiblir ainsi.

En 1033, la santé de Lucien V se dégrade mystérieusement. Le Roi meurt peu de temps après, à seulement 26 ans.
Sans héritier, avec Lucien V, s'arrête ce qu'on appela le « miracle des Gambitiens ». De Lucien Ier, en 811, à Lucien V en 1033, chaque Roi eut pour héritier son fils légitime, chose étonnante à l'époque.

La vacance du trône
Miguel de Nurià se retrouve seul à la tête de la Gallance, sans Roi sur le trône.
Il propose la couronne à Fernando di Calve, époux d'une des filles de Lucien le Pieux et frère de l'Empereur Mario III.
Mais la mésentente entre les deux frères, l'Empereur craignant de voir son vassal de frère prendre trop de puissance, retarde l'arrivée et le couronnement de Fernando.
Ce laps de temps permet aux barons de Gallance de se réveiller. Refusant de voir la couronne de Gallance tomber aux mains des étrangers, qui plus ait du Palladium, ils forment une coalition et se révoltent pour attaquer le régent Miguel de Nurià.
Ce dernier sera emprisonné après la prise, facile, de Verastre par les barons qui imposeront un nouveau gouvernement.

Lorsque Fernando arrivera enfin sur les terres de la Gallance, il sera rapidement remit à la mer pour retourner chez lui. Même l'intervention de l'Augure, par une série d'excommunications à l'encontre des agresseurs de son légat, n'y fera rien.
Les Gallancs redeviennent maître de leur royaume.

Très vite, le problème de la succession se pose. On exclu rapidement les filles de Lucien le Pieux et leurs fils, de peur de voir un étranger sur le trône.

On pense d'abord à faire légitimer Godefroid, fils de Lucien V et de sa seconde épouse dont le mariage n'a pas été reconnu par l'Eglise. Mais le clergé et plusieurs barons s'y opposent, surtout que Godefroid n'a que 7 ans.
Les Barons s'entendent pour proposer la couronne à un Gambitien du Caldéra, Duc de ???. Mais celui ci, qui passe pour être le candidat idéal, accaparé par la Croisade contre les Al-Bushars, refuse l'offre. Les Barons se retrouvent sans prétendant.

Ils pensent alors à faire élire l'un deux sur le trône du royaume. Commence des querelles d'influences qui manqueront de faire plonger le royaume dans la guerre civile.
Devant l'urgence, et pour éviter le chaos, on redouble d'effort pour trouver un prétendant valable.
Un jeune descendant du Roi Lucien III, issu de Gustave de Vildoine, paraît répondre à toute les exigences.
Ce prétendant idéal, nommé par le hasard de l'histoire Lucien, est alors membre de l'Ordre Tötheurique et combat les infidèles dans le Nord profond, à plusieurs milliers de kilomètres de la Gallance. C'est le futur Lucien VI.

Lucien VI
En 1040 arrive dans les terres de l'Ordre Tötheurique un émissaire du Régent de Gallance. Il est chargé de retrouver Lucien de Vildoine et de le ramener avec lui pour qu'il soit couronné.
Celui ci est très pieux et engagé dans son ordre, est plus que réticent à le quitter même pour devenir Roi. Il refuse dans un premier temps la couronne.
Mais l'envoyé royal parvient à convaincre le Grand Maître de l'Ordre de lever les obligations du Gambitien, certainement en échange d'un pot de vin.
Lucien se retrouve exclu de l'Ordre et n'a plus d'autre choix que de rentrer en Gallance pour y être sacré, ce qui se fera le 2 Septembre 1042.

Lucien de Vildoine, qui deviendra Lucien VI, n'était pas un Roi incompétent contrairement à ce que les chroniqueurs de l'époque laisseront entendre.
L'homme n'était pas dénué de qualité, courageux, juste, aimable, profondément pieux, il n'était pas non plus sans charisme.
Lucien n'avait simplement jamais été préparé à devenir Roi. Il ne connaissait rien des coutumes royales, de la diplomatie ou de la gestion d'un royaume.
Les premières années de son règne, il enchaîna les bourdes avec ses vassaux, le faisant passer pour un Roi ignorant et idiot.
Son mariage avec Doria de Mussi, petite noble de la cour dont il tomba amoureux, ne fit qu'accentuer son incompétence aux yeux des autres Seigneurs.
Sans aucun sens politique, le Roi de Gallance se fera écrasé sur le plan diplomatique par ses homologues de l'Oultreterre et du Palladium et il ne devra son salut qu'au soutient de l'Eglise à qui il fit plusieurs dons.
Sous son règne, l'Ordre Tötheurique, dont le Roi fit parti, prit beaucoup d'importance en Gallance, après la concession de plusieurs domaines au Grand Maître.
Le Maître de Gallance devint un proche du Roi et un membre privilégié du Conseil Restreint.




Les premières années du règne de Lucien VI sont difficiles. Certains de ses vassaux le considère comme un usurpateur.
En 1036, pendant la vacance du trône, le frère de Lucien VI, Gustave III Duc de Vildoine, meurt sans héritier. Son seul parent, le futur Lucien VI, faisant parti de l'Ordre Tötheurique, est exclu de la succession et le Duché revient donc au Régent du Royaume qui décide de distribuer les terres acquises à des Seigneurs qui lui sont fidèles.
Arrivé sur le trône, Lucien VI veut revendiquer les terres de ses parents pour les raccrocher au domaine royal.
Mais le Roi se heurte à ses vassaux qui n'entendent pas rendre les terres de Vildoine, qui désormais appartiennent en vertu de la loi féodale à d'autres Seigneurs.
Lucien VI, avec le Maître Tötheurique de la Gallance, tentera un coup de force armée, mais devant la résistance des Barons, et pour éviter d'envenimer les choses jusqu'à la guerre civile, il se repliera finalement en abandonnant ses prétentions sur le Duché de son père.
Ce conflit commencera d'entacher les relations entre le nouveau Roi et ses vassaux.

En 1044, le mariage du Roi, âgé de 30 ans, devient préoccupant, celui ci ayant fait vœu de chasteté en entrant dans l'Ordre Tötheurique, est très réticent à l'idée de prendre une femme.
Plusieurs Barons viennent proposé la main de leur fille, certaines grandes familles de Gallance, les Riviennes, Castellanne ou Mincor-Seruta viennent se casser le nez devant les refus constants du Roi.
Finalement, en 1046, le Roi décide enfin de se marier. A la cour, il tombe sous le charme de Diane de Mussi, de 10 ans sa cadette, fille de petit noble, qu'il décide d'épouser.
Le mariage est subit comme une insulte pour certains nobles du royaume, à épouser une femme d'aussi faible naissance, Lucien VI leur crache au visage.

En 1058, un événement majeur va bouleverser le rapport de force entre l'Oultreterre et la Gallance.
Le Roi, époux d'Alix, une des filles de Lucien le Pieux et prétendant au trône de Gallance par sa femme, hérite du Duché Telte à l'Est du royaume de Lucien VI.
Cet héritage dû au hasard des mariages, permet au Roi d'Oultreterre de mettre un pied sur le continent, qui plus est juste à côté du royaume qu'il convoite.
La chose inquiète beaucoup les Barons, craignant de voir prochainement une offensive des Oultresylvains. Ils invitent alors le Roi de Gallance à intervenir.
Il se trouve qu'un vassal du Roi, le Duc des Cimes, est lui aussi prétendant au Duché Telte par son mariage avec l'ancienne famille du Duché.
En s'appuyant sur le droit féodal, Lucien VI va revendiquer le Duché pour son vassal et entreprendre l'invasion du territoire.
En 1059, les troupes royales et celle du Duc des Cimes se réunissent à Port-Nord pour commencer l'offensive quelques mois plus tard.
La réplique du Roi d'Oultreterre ne se fait pas attendre et ses troupes débarquent quelques mois plus tard à Gwenloc.
La bataille qui opposera les deux armées sera l'une des plus meurtrières de l'époque, mais grâce au génie tactique de Lucien VI, les Gallancs parviennent à arracher la victoire.
Le Roi, si peu habile politiquement, montre sa véritable valeur sur le champ de bataille. Certains Seigneurs, comme le Duc des Cimes qui était à ses côtés, commencent à changer d'avis sur leur Roi.
Fort de cette victoire, Lucien VI avance vers Gwenloc, la capitale du Duché pour en faire le siège.
La cité tombera moins d'un an plus tard, en 1054.
La victoire des Gallancs semble totale et la reddition du Roi d'Oultreterre n'est plus qu'une question de templs.
Celle ci tardant à venir, Lucien VI envisage d'envahir l'Oultreterre. Il fait construire une importante flotte à Port-Nord, notamment en empruntant beaucoup à la Hanse Gallanque tenue par le l'Espée et aux républiques de Valentine.
Mais en 1062, un drame va rattraper le Roi. La Reine Diane meurt en donnant naissance à deux jumeaux.

En apprenant la nouvelle, Lucien VI quitte le front pour rentrer à Verastre.
Très amoureux de sa femme, elle était pour lui sa raison de vivre. Le Roi tombera dès lors dans une profonde dépression, abandonnant la guerre contre l'Oultreterre et ce malgré les relances de ses généraux.
Finalement, alors que la victoire semblait acquise, une paix blanche est signée entre les deux royaumes, l'Oultreterre garde le Duché Telte, mais le Roi abandonne toute prétention pour lui et ses héritiers sur le royaume de Gallance.

A partir de l'année 1062, le Roi va faire de moins en moins de sorti publique et se désintéresser des affaires du royaume mais aussi de l'éducation des deux Princes héritiers Albran et Amelin.
Sa santé, comme celle du royaume, va se dégrader de plus en plus.
Croulant sous les dettes acquises lors de la dernière guerre, laissé au bon vouloir des Barons et du chef du Conseil Restreint qui sera comme un régent, le chaos va s'installer peu à peu au sein du royaume.

En 1075, à l'age de 61 ans, Lucien VI s'éteindra après 33 ans de règne.

La Guerre Gémélite
Ne pouvant regarder ses fils dans les yeux après leur "meurtre", le Roi décide à leur 6 ans de les envoyer loin de la capitale.
Amelin est confié aux Thaal de Lucie alors que Albran se retrouvera dans les Cimes, élevé par les Castellannes.
Les deux jumeaux, séparés, ne se revirent plus jusqu'aux funérailles de leur père.

Mais un problème se posa. Lequel des deux jumeaux étaient le plus légitime pour succéder sur le trône ?
Lors de leur venu au monde, avec l'état de santé de leur mère qui agonisait, personne n'eut l'idée de noter lequel des deux étaient nés en premier. Puis le Roi se désintéressa totalement de la question, ne prenant lui même aucune décision.
Ainsi, les deux enfants servit les Seigneurs qui étaient leur tuteur.
Après les funérailles du Roi, chacun revint dans leur fief, déclarant leur Prince héritier légitime de la couronne. Le conflit déclencha une inévitable guerre.

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Histoire complète de la Gallance : Les Gambitiens (911-1075)
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