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MessageSujet: Chronologie Insanlar Sam 29 Aoû - 18:31












*** Antiquité ***


-3000 à -2000
Émergence d'une civilisation.

C'est dans la fertile vallée d'Akma qu'apparue la première civilisation en Insanlar.
Alors que le reste de la péninsule se trouvait occupée par des populations éparses à sociétés tribales primitives et au mode de vie semi-nomade, il émergea au centre des terres le long du Fleuve FAHYR les premiers sédentaires et grand bâtisseurs de ce monde.
On découpe ce territoire en trois : le Nord et ses forets, le Sud jusqu'au Delta d'Akma, et l'Ouest dans les plaines, parfois concurrent, parfois alliés, mais bien souvent ennemis, trois États puissants s'affrontèrent tout du long de ce millénaire.




- 2000 :
Fondation.
Ânkhsenamon Djaa Déptahânkh, dis « Ankh le Fondateur », roi des terres de l'Ouest, conquit et réunifie les 3 royaumes de la vallée d'Akma. Il s'emploie à transformer en profondeur la société, à la moderniser, notamment sur le plan agraire,  et dans une moindre mesure sur les plans militaire et politique.
Ankh le Fondateur passera sa dernière décennie de vie à combattre et assujettir les petits royaumes régionaux au centre de l'Insanlar.



- 1975 à -1800
Première dynastie du royaume de l'Ankhma.

La première dynastie héritière d'Ankh le fondateur, dit Dynastie de l'Ankhma (qui donnera le nom du royaume, de son peuple et de sa civilisation), s'appliqua à continuer la modernisation du territoire instiguée par leur fondateur, par la construction de routes notamment, d'une poignée de places fortes et la construction de moulins (encore rudimentaires).
Vers la fin de la 1er Dynastie (et ce qui causera sa perte) plusieurs campagnes visant à étendre le territoire de l'Ankhma vers l'Ouest se soldèrent par des échecs.




- 1800 à -1650
Seconde Dynastie et grandes conquêtes militaires.

La deuxième Dynastie fut résolument guerrière, une importante réforme militaire fut mis en place donnant pour de bon à l'Ankhma une supériorité écrasante sur le champs de bataille.
Le cuivre fut remplacé par le travaille du bronze, les boucliers (alors que de simple bout de bois) et les armures (rudimentaire, allant seulement jusqu'à l'empilement de plusieurs couches de cuirs) furent désormais renforcées avec du bronze. L'adoption de formations compactes et disciplinées ainsi que l'invention du char de guerre (léger, tracté par deux chevaux) furent des avancées tout autant décisives.

Durant ce siècle et demi, l'Ankhma s'étendit à l'ouest jusqu'aux montagnes occidentales, écrasant les armées et massacrant les populations autochtones, l'expansion se porta ensuite vers le Nord, jusqu'à rejoindre le Djebte et la chaîne d'Ap'Al'Haross, puis vers l'Est jusqu'à la mer, sans jamais ne rencontrer d'opposition importante, se heurtant seulement à des confédérations de tribus tout au plus.
Les campagnes se dirigèrent finalement vers le Nord-Est lointain où se trouvait établis un royaume déjà plus organisé, apte à opposer une résistance plus farouche.
La paix conclue avec ce royaume faisant suite à une guerre harassante, signa la fin de la deuxième Dynastie et de l'expansion militaire de l'Ankhma à tout jamais.




-1650 à -1200
Hégémonie de l'Ankhma et son age d'or.

Durant ces quatre siècles ce ne seront pas moins de quatre Dynasties qui se succéderont. L'Ankhma entra dans son age d'or... prémices d'un déclin futur, inévitable.

Des siècles d'un rayonnement culturel sans précédent. La 3eme Dynastie fut l'instigatrice de l'ère des Ziggourats (temps qui durera tout du long de cette age d'or), au cours de ces quatre siècles ce seront une centaines de ces édifices qui seront érigés sur tout le territoire de l'Ankhma, signe de sa puissance, sa richesse et sa grandeur. Édifices à fonction religieuse du culte de l'Ankhma : le proto-mazréen, outil fédérateur puissant que le royaume sut utiliser pour unifier culturellement les peuples de son grand territoire.

L'Ankhma dégageait une richesse débordante, notamment grâce à une gigantesque masse d'esclaves (dont une bonne partie étant héritée des conquêtes de la 2eme Dynastie, le reste étant échangé avec les royaumes du Nord-Est).

De nombreuses expéditions commerciales partiront dès -1600 vers l'Ouest de l'Al Bushar, donnant lieux à un trafic très important notamment sur la corne occidentale de ce continent, territoire où l'Ankhma établira plusieurs comptoirs commerciaux sur la cote, puis de -1300 à -1100, quelques colonies au centre des terres.

Le commerce se trouvait déjà au cœur de l'activité économique de l'Insanlar, notamment avec l'exportation de cotons, sacs de grains, cuivre et bronze mais aussi de nombreux et divers produits manufacturés, textiles, poteries, armes... Pour une importation d'esclaves considérable, mais aussi d'encens, de métaux comme l'or et l'argent, de teintures et de produits exotiques.

L'Ankhma ne craignait aucunes attaques mis à part quelques raids anecdotiques de tribus des Grandes Plaines et révoltes régulières de vassaux dans la périphérie. La langue, l'écriture et le culte de l'Ankhma s'étant répandus par delà ses frontières administrées.
Sa capitale était monstrueuse de faste et de gigantisme : Darna se trouvait au bord du Fleuve Thanj (disparu depuis, comme la cité. Pour vous situer le fleuve se trouvait entre le Fahyr et le Djebte, trouvant sa source dans les montagnes du couchant pour se déverser dans le centre des terres).
Darna (du temps de la 6eme Dynastie) c'était une population de trois cent milles habitants (pour le même nombre d'esclaves), une double série de remparts, un Ziggourat centrale aux dimensions monumentale tout comme le Palais des Dynastes au faste indécent. L'essentiel du pouvoir de l'Ankhma (administratif, politique et économique) se trouvait concentré dans sa seule capitale. Darna était un joyaux obèse et obscène, bâti sur une montagnes de cadavres d'esclaves.


aire d'influence:
 



- 1200 à -1100
Décadence et déclin.

Une courte guerre civile, de -1199 à -1198 marqua la transition entre la 6eme et la 7eme Dynastie, l’événement fut rapidement clos mais préfigura une suite de bouleversements à l'ampleur bien plus sérieuse.
La 7eme Dynastie une fois au pouvoir dut combattre son vassal le plus puissant : le royaume d'Hadima au Nord Est. Ce sera une période de guerre, entrecoupée de trêves, s'étalant sur une vingtaine d'années, jusqu'à ce que l'Ankhma arrive pour de bon à ramener son vassal à la soumission.
Le roi d'alors, victorieux, décida d'entreprendre de « grands travaux » : une séries de fortins dans le Nord-Est, d'un canal immense reliant le Fleuve sacré du Thanj avec le Fahyr jusqu'à un mausolée gigantesque à sa gloire à Darna.

Cette série de travaux et d'autres encore furent maintenu par les successeurs de la 7eme Dynastie, une série de dirigeants oisifs, enfermé dans l'immense mégalopole de Darna, peu portés sur les affaires du reste du pays.

L'Ankhma alors au paroxysme de sa décadence, ne tarda pas à chuter.



- 1100 à -1000
Chute brutale d'un empire.

L'on peut voir une conjoncture d’événements ayant amenés à la destruction rapide du royaume de l'Ankhma :
* Un pouvoir excessivement centralisé
* Une dynastie de rois désintéressés et inactifs quant à la gestion de son territoire
* Une population d'esclave bien trop conséquente (à la veille de la révolte, l'on comptait deux esclaves pour chaque citoyens du royaume)
* Une situation climatique difficile : le projet de canal reliant le Thanj au Fahyr, couplé à la déforestation intensive de l'Ouest de la péninsule (la demande en bois étant énorme pour soutenir les Grands Travaux opérés par la dynastie) ainsi que deux années consécutives de sécheresse mena à une série d'événement désastreux : le fleuve sacré du Thanj se tari, l'Ouest dépourvu de ses forets devint aride (ce qui mènera au bout de quelques siècles à l'apparition du Grand Désert Intérieur) provoquant une baise drastique des récoltes, qui mena à la famine, qui mena aux épidémies...

C'est en -1092, faisant suite à une épidémie de Variole, qu'éclata la révolte des esclaves.
D'abord dans les camps de travailleurs du Canal sur les bords du Thanj, la révolte se propagea en quelques mois à travers toute la péninsule, essentiellement en son centre et à l'Ouest, les esclaves rebelles massacrèrent des populations de villes et de villages entiers, poussés par la famine.
Un tiers du pays fit sécession, et alors que l'Ankhma mettait difficilement un terme au soulèvement d'esclaves de Darna, tout le Nord-Est du royaume se souleva contre le pouvoir de l'Ankhma, bientôt suivit par les anciens vassaux du Sud de la péninsule et ceux du Nord.
Darna fut assiégées une première fois en -1088 par une coalition Hadimo-Kourgan, la ville fut pillée et saccagée, sa noblesse exécuté en quasi totalité, ses richesses volées.

Le second sac de Darna survint en -1085, la cité désormais dépeuplé et ruiné, fit face à une armée d'anciens esclaves qui incendia la capitale pour de bon.

Aujourd'hui encore les ruines de Darna restes introuvables. L'on dit que les esclaves révoltés ont entrepris d'abattre la cité brique par brique et de salé les terres alentours sur plusieurs hectare. Tout comme le fleuve sacré du Thanj, volatilisé à cause des travaux désastreux et la sécheresse, à présent plus qu'un mythe tant on a du mal à s'imaginer que coulait un fleuve là où se tient désormais le Grand Désert Intérieur.



- 1050 à -300
l'Age Sombre de l'Insanlar.

C'est un territoire décomposé en une multitude de petits états que se déroulèrent les sept siècles suivants. Aucune puissances ne réussit à s'affirmer durablement au dessus des autres, aucuns ne réussi à s'étaler sur un territoire ne serait ce que du cinquième aussi grand que celui de l'Ankhma jadis. Au premier siècle de trouble en succèda quatre autres d'un calme de peu d'intérêt , ponctué seulement par quelques incursion des nomades des Grandes plaines, des hommes des montagnes où de l'Empire de l'Ouest lointain.


Mais le destin d'un royaume retiendra particulièrement l'attention de l'Histoire. En effet, la colonie de l'Ankhma sur la corne occidentale de l'Al Bushar continua à prospérer et à s'étendre toujours plus loin en orient. Le « Malitja » avec pour capitale Darnaka s'inscrivit dans la continuité de l'Ankhma, la religion ne changea que peu, bien que la langue, l'écriture et les coutumes furent très rapidement altérés par son environnement culturel, de même le Malitja se posa comme un royaume résolument porté sur les échanges commerciaux.
Son territoire administré ne s'étendant que lentement vers l'Est par manœuvre politique, mariages et alliances. Les caravanes marchandes du Malitja ralliaient Darnaka jusqu'au Caldéra... Ce qui provoqua -ou accéléra-, peut être, sa chute.
Durant l'expansion de l'Empire du Caldéra, le Malitja tomba rapidement malgré une guerre opiniâtre menée contre l'envahisseur qui ne tarda pourtant à s'emparer de Darnaka (en -310) et de toutes ses richesses ainsi que de son réseaux commercial.




*** Période Classique ***


- 300 à -39
l'éveil de l'Empire d'Occident.


Sous l'impulsion d'un dirigeant énergique et rusé un nouveau royaume se créer dans le Sud de la péninsule : en cinq décennie, le royaume de Medjerda couvrait un territoire allant de l'extrême sud de l'Insanlar jusqu'aux abords du Grand Désert Intérieur.

Depuis des siècles, un régime stable s'était établit au Sud de la péninsule, le royaume de Medjerda renouait avec les anciennes traditions, notamment religieuse, récupérant le même culte et pratiques religieuse de l'antique Ankhma. C'est en fédérant les peuples alentours autour de leur histoire commune que le royaume s'étendit, plus que par des actes guerriers.


De l'autre coté de la mer, la chute de Darnaka et du royaume du Malitja ne pouvait laisser augurer qu'une expansion futur de l'Empire Caldéran vers l'occident. Ce qui arriva, en -190, alors qu'une première expédition militaire fut lancée.

La victoire sur les tribus de la région côtière où le corps expéditionnaire accosta surprit même les Caldérans par la facilité avec laquelle ils avaient pu écraser la résistance des peuplades autochtones. L'Insanlar, mis à part dans le Sud, était encore fragmenté, désuni. Le Consulat du Pont fut fondé en -179 sur la ville-colonie d'Iksoss.
Les Caldérans surent jouer des dissensions présentes entre les divers roitelets et menus tyrans des régions alentours pour ne jamais être inquiétés d'une éventuelle résistance organisée.
Dans un premier temps, la colonie sut se faire accepter, de son état de cité portuaire portée inévitablement sur les échanges maritimes, le Consulat du Pont ne tarda pas à tisser des liens commerciaux forts avec le jeune royaume de Medjerda.


C'est en -52 que tout s'accéléra : deux jeunes consuls Caldérans partirent pour l'Insanlar à la tête d'un corps armée de quinze mille hommes avec pour but d'agrandir les possessions de l'Empire de Caldéra en Insanlar. Sakos Nicator, l'un des deux consul, adopta une tactique bien différente de celle utilisé par les troupes de l'Empire habituellement, il s'employa à lancer de nombreux raids et razzias, dépeuplant les villes et villages en forçant la population à fuir, tandis que son ami Lysimaque Peithon se lançant dans une grande avancée avec dix milles soldats vers le Nord, essuyant de nombreuses embuscades et un harcèlement constant, celui ci ne pu dépasser le fleuve Tigre, son armée épuisée et démoralisée devant faire face à un approvisionnement difficile... Lysimaque pallia à son problème de ravitaillement en pillant systématiquement chaque localités rencontrées, remontant de cette façon le fleuve en direction des Montagnes plus au Nord.
Lysimaque réussi finalement à contraindre l'ennemi insaisissable à une bataille rangée. Les tribus du fleuve Tigre et de ses alentours réunirent leurs forces pour mettre un terme à l'avancée de cet envahisseur barbare !
La bataille tourna rapidement au massacre ; bien que supérieurs en nombres, les forces des tribus coalisées plièrent rapidement face aux tactiques et à la supériorité technique des Caldérans.

Ainsi, en -50 sera créer les provinces proconsulaires du Pont, les premiers colons de l'empire débarquèrent à la fin de cette même année. Sakos et Lysimaque, désormais gouverneurs d'une moitié chacun (Nord-Est et Sud-Ouest) de ce nouveau territoire, n'arrivèrent jamais malgré une lutte incessante à élargir ces frontières, leurs troupes tombant immanquablement dans une embuscade en s'enfonçant dans cette jungle hostile qui les entouraient.

Carte:
 

Pendant ce temps dans le sud, et rapidement dans le reste de l'Insanlar, le royaume du Medjerda s'étendit, englobant tout le Désert Intérieur et ses peuples, les jungles à l'Ouest du Fahyr et même jusqu'aux terres des rudes Kourgan sur le plateau du Korkan, le roi Medjer IV ayant donné la main de sa fille unique au fils aîné du roi des Kourgans : Oulan-Tan dit « le Colosse ».

Le consulat du Pont vit évidement d'un mauvais œil l'avancé de ce royaume, bien qu'entretenant toujours des liens commerciaux avec celui ci, les relations diplomatiques se glacèrent. Les deux gouverneurs Caldérans décidèrent de prendre les devants, sachant que le commerce avec l'Empire prenait de plus en plus d'importance pour le royaume de Medjerda,  Sakos et Lysimaque pensèrent pouvoir s'accaparer les territoires encore inoccupés sans se risquer à la moindre réponse militaire des Medjiins.

En -38 les gouverneurs Caldérans lancèrent l'occupation de la vallée d'Akma. Les peuples de la vallée et du Fahyr appelèrent à l'aide auprès du Medjerda, mais le roi Medjer IV prudent, ne répondit pas à l'appel... Les échanges avec l'Empire Caldérans étaient trop fructueux et important pour la santé de son royaume, Medjer IV ne voulait pas couper l'économie de tout le sud de la péninsule à cause de cet incident... La révolte gronda auprès des alliés du roi, mais celui ci usa de sa diplomatie pour mener ses vassaux vers la tempérance.

Medjer IV mourut assassiné en -38. L'on ne sait pas si c'est son fils, Medjer V, l'un de ses vassaux, ou bien un agent à la solde des Caldérans (sachant que le charisme seul du roi réussissait à fédérer tout les peuples de ce grand royaume) qui opéra ce complot...

Mais à présent, la guerre était inévitable.


Carte:
 



-38 à -20
Conflit entre le royaume de Medjerda et les provinces caldéranes du Pont.
Shalim Ashor le « ressuscité », deuxième figure mythique de l'Insanlar.


Les Caldérans opérèrent en premier en remontant une troupe le long du  Fahyr, détruisant les villages bordant le fleuve. Le plan des Caldérans étaient de verrouiller ses frontières en utilisant les barrières naturelles que constituaient les fleuves de l'Insanlar (à l'Ouest avec le Fahyr et au Nord avec le fleuve Tigre) en attendant les renforts du continent oriental pour la contre attaque.
Le plan marcha pendant toute les trois premières années du conflit, l'Empire Caldéran réagissant rapidement en envoyant régulièrement des troupes fraîches à leur colonie, constitué notamment de soldats auxiliaires Khalidjéns, Sahilien et Estangais.


Tout changea en -35 avec l'irruption de vingts milles soldats en plein centre du territoire occupé par les Caldérans avec à sa tête Shalim-Ashor dis alors « le téméraire », Shalim était le fils de Oulan-Tan, petit fils de Medjer IV par la fille unique de celui ci qu'il avait donné en épousailles.

Au début du conflit, Shalim convainquit son père Oulan-Tan de ne pas lancer immédiatement ses troupes contre les positions fortifiés des Caldérans, mais de lui laisser ses troupes et de les diriger vers le Nord pour soumettre les tribus d'Hadima et les nomades au Nord du plateau du Korkan.
C'est ainsi que Shalim soumit en trois ans ces tribus et pu engager une force armée deux fois supérieur contre l'ennemi en cet automne de l'an -35.
Une double avancée fut opérée : d'une part Shalim lui même à la tête de vingts milles soldats ayant passés les montagnes durant l'été pour se déverser en plein centre du territoire occupé, puis une autre force d'autant d'hommes menés par Oulan-Tan chargé de passer le fleuve Tigre.
Shalim mena des opérations extrêmement efficace d'harcèlement, fuyant systématiquement une confrontation à grande échelle et trouvant refuge dans les immenses forets peuplés de tribus sympathisantes. Même si les forces d'Oulan-Tan furent facilement écrasées par les troupes bien formés des Caldérans sur le champs de bataille, Shalim réussit à libérer tout le nord et la vallée d'Akma, faisant jonction avec le roi Medjer V et ses troupes.

Le Medjerda lança toute sa puissance dans la bataille, et avec l'appuie total de tout les peuples de l'Insanlar, écrasa finalement le Consulat du Pont à la bataille d'Iksoss en -33 où cinquante milles soldats de l'Insanlar combattirent les quinze milles derniers hommes des colonies... la bataille fut longue et lourde, très lourde en perte pour les Medjiins mais la victoire au final fut là.
Les corps de Sakos et Lysimaque furent écartelés, puis déchiquetés, les morceaux envoyés aux quatre coins du continent (Aujourd'hui encore l'on peut trouver des morceaux de leurs corps dans des urnes, très précieusement gardés, constituant des reliques inestimables).

Une trêve fut rapidement signée sous l'impulsion de Medjer V avec les Caldérans.
L'insanlar réunifiée et plus puissante qu'elle n'avait jamais été depuis l'Ankhma, l'Empire Medjiins fut fondé.
Medjer V s'employa activement à restructurer son empire tandis que Shalim, adulé dans tout le pays, continua ses conquêtes  plus loin, toujours plus loin au Nord, réformant l'armée, posant ses pieds jusque chez les Severns.





- 30
Début d'une guerre... mondiale.

Mais, pas plus que le monde ne pouvait supporter deux Soleils, il ne pouvait avoir deux Empires. La trêve ne dura que trois ans avant que la guerre n'éclata.

C'est dans le Nord du continent que les premiers combats eurent lieux. Les plus sanglants, les plus démesurés.

Pour stopper l'avancée Medjiins sur le territoire Severns, l'Empire Caldérans envoya plusieurs dizaines de milliers de soldats dans le Nord. Les premières batailles rangées que ne purent éviter les Medjiins tournèrent rapidement à l'avantage des Caldérans. Shalim, chef des armées, icônes de la résistance et grand conquérant, continua d'adopter une stratégie d'harcèlement constant et d'attaques du train de ravitaillement pour ralentir au maximum l'avancée ennemi. C'est seulement quant les troupes Caldéranes se trouvèrent affaiblies que Shalim donnait bataille.

La nouvelle armée Medjiins réformée par Shalim s'articulait sur une force d'infanterie nombreuse pour fixer l'ennemi, et d'une cavalerie lourde de choc pour briser les flancs. Les Medjiins possédaient encore un équipement en bronze mais leurs cavalerie, leur chars et éléphants de guerre équilibraient les affrontements.
Plusieurs dizaines de batailles engageant plusieurs dizaines de milliers de troupes dans chaque camps furent données dans le Nord sans qu'aucun des deux camps ne prennent l'avantage.

Face à la ténacité de leur adversaire, l'Empire Caldérans changea de stratégie et se lança dans un conflit global. Sur terre et sur mer, au nord comme au sud.
Nombreux, à la technique et la technologie supérieur, les Caldérans s'attendaient à une victoire rapide en frappant fort sur de multiples fronts.


Les historiens ne prêtent la survie des Medjiins qu'au charisme de Shalim Ashor, figure déjà mythique de son vivant : un général infaillible, proche de ses soldats, un guerrier infatigable. Ayant bien connaissance de son mythe et de son importance auprès des troupes et de la population, Shalim bougea le plus souvent possible de théâtre d'opération, allant de front en front.


C'est d'ailleurs lors d'une contre attaque de grand ampleur qu'il gagna son surnom du « ressuscité » …

Une troupe de huit milles hommes de l'Insanlar mirent pieds de l'autre coté du détroit. Sur la corne de l'Al Bushar les medjiins incendièrent le plus grand port et une partie de la flotte Caldéranne dans cette partie du monde.
L'Empire Caldéran stoppa l'incursion medjiin non loin de Darnaka.
A force équivalente et avec la présence d'un homme qu'on élevait comme un demi dieux dans leur rang, les medjiins combattirent jusqu'au dernier, ce fut un massacre mutuel mais une victoire Caldéranne...
La population de Darnaka elle même débarrassa le champs de morts, plaçant les corps dans d'immenses fosses communes.
C'est dans une de ses fosses que Shalim se réveilla. Blessé au sternum, assommé par un coup porté au casque et ayant pour habitude de porter le même équipement que ses soldats, le chef medjiins fut jeté comme tout les autres dans une fosse.
Il subtilisa un bateau de pêche quelques jours plus tard et regagna le continent où il fut accueillit comme le « ressuscité » le lendemain de l'annonce de sa mort... De là, la ferveur déjà grande se décupla autour de sa personne.

Mais si l'importance de l'image même de Shalim est un paramètre non négligeable quant à la survie du Medjerda, les décisions de Medjer V et sa gestion de l'empire ne sont pas à minimiser. Perdant ses voies commerciales vers l'orient, l'empereur orienta ses échanges vers l'occident où il trouva un soutiens important, notamment en troupe mercenaires et en vente d'esclaves (marchandises plus que jamais vitales pour l'Insanlar).

Les Caldérans ayant misés sur un effort de guerre bref se trouvèrent au fil des années mis en difficulté, repoussée au Nord et au Sud, l'Empire Orientale n'avait plus les moyens de maintenir un effort aussi considérable. Une première paix blanche fut signée en -21 entre les deux super puissances.

Pour l'anecdote, Shalim Ashor mourut  trois semaines après la trêve.




0 à 500
Orient et Occident, Guerres et Paix.

Durant ces cinq siècles l'histoire du Grand Empire Medjiins ne fut marqué que part sa lutte quasiment incessante avec les diverses forces de l'Orient, l'Empire Caldérans en tête.

La survie des Medjiins ne fut due essentiellement à la prééminence de sa marine militaire. Inventeurs de la Quinquérème dans un premier temps, ces navires lourds permirent le transport d'une grande quantité de troupes mais aussi l'installation d'imposante machine de guerre comme des balistes sur le pont des navires. Les Caldérans ne tardèrent pas à copier la construction de ces bateaux imposant à deux cents rameurs. Mais les Medjiins continuèrent de garder l'avantage sur les mers et privilégièrent rapidement des navires petits, rapides et maniables, utilisés en harcèlement (les arcs composites medjiins tiraient plus loin que ceux des marins Caldérans) ce qui marqua rapidement la suprématie de l'Empire d'Occident sur celui d'Orient en mer.

Au court des siècles, l'Empire Medjiins eut sont lot de menus révoltent, d'incursions Caldéranes et de divers troubles politiques, mais la domination du Medjerda sur l'Insanlar se maintenait toujours, finissant d'homogénéiser culturellement une grande partie de la péninsule.

A la chute du royaume de Borée en -415, l'Empire Medjiins renoua petit à petit ses liens commerciaux avec les peuples de l'orient. Désormais plus inquiété par une quelconque super puissance rivale, le Medjerda s'ouvrait à ce qui devait être un millénaire de prospérité...





*** Moyen Age***


522 à 760
Invasion de la péninsule par Arokai et installation de la dynastie Sarakoro.

Plus loin à l'Ouest avait émergé au court des derniers siècle une civilisation riche et puissante.

La province indépendante du Shu-Song se trouvait être le territoire le plus à l'Est de cette civilisation extrême-occidentale.
Le Shu-Song empiétait sur le territoire immense des Grandes Plaines, livrant une lutte constante depuis des siècles contre les nomades des plaines.
Mais voilà que sous l'impulsion d'un gouverneur ambitieux du Shu-Song, la province vint à nouer de nombreuses alliances avec les nomades, utilisant les dissensions entre la multitude de ces peuplades barbares pour finir par les fédérer aux alentours de l'an 511. Arokai, dit Le Plus Grand des Hommes, fils de la sœur du gouverneur du Shu-Song donnée en épousailles à un grand roi nomade, sera celui qui marquera profondément l'histoire de l'Occident en son temps.

Arokai à peine à sa majorité, passera une décennie entière à finir de soumettre la plupart des peuples nomades des plaines. Son charisme et la supériorité technologique apporté par les Shu-Song à son armée lui offrirent d'éclatantes victoires.
Les Nations des Plaines unifiées, Arokai fonda la dynastie des Sarakoro « Fils du Couchant », appuyé par les Shu-Song et une partie des autres provinces de l'ouest lointain, Arokai pu lever une horde comme jamais encore le monde n'en avait portée et se lança à la conquête du monde.

Il ne fallut que six années de guerre pour que l'Insanlar tombent en totalité.
Ce fut le début de la Dynastie Sarakoro.
Les nomades firent de piètres administrateurs et il ne se passa pas une décennie sans qu'une révolte n'éclata, souvent provoquée par la famine du à la mauvaise gestion de ce gouvernement barbare.

Pour la suite de l'histoire concernant la « grande invasion », Arokai poursuivit son invasion, menant sa horde plus au Nord puisqu'il ne pouvait traverser la mer. Arokai et ses hommes connurent une avancée fulgurante jusqu'en 530 où ils subirent de nombreuses défaites face aux Severns et aux Menneskers, le climat rude et inhabituel pour ce peuple des plaines couplé aux forêts impénétrables du Nord stoppa brutalement la grande invasion.
Arokai connu une mort glorieuse pour les uns, misérable pour d'autres, dans une bataille contre les Estangais en 533





760
Révolte medjiins et Second Empire.

Fedi, prince de la ville de Medjer, est l'un des noms les plus connu de l'histoire de l'Insanlar (derrière Shalim), plus tard sacré Fedjir Ier. Prince de la débauche, poète, homme d'une grande culture et grand séducteur (à tel point que le surnom gardé par l'Histoire sera « Fedjir le séducteur de lesbiennes ») est un faiseur d'or, un excellent administrateur et un personnage très charismatique : si dans le reste de l'Insanlar on souffre et l'on meurt de faim ou de maladie, le sud de la péninsule s'en porte bien malgré les taxes surréalistes imposé par les Sarakoro.

Fedi, pourtant loin d'être un chef de guerre, est connu comme étant l'homme qui mit fin à la domination étrangère sur l'Insanlar.
L'Empire Arokide était en pleine déliquescence et son territoire se fragmentait année après année, la dynastie Sarakoro régnant sur une grande partie de l'Insanlar n'échappa pas à ces troubles. Le Nord s'était déjà soulevé en masse et à l'Ouest comme à l'Est déjà les Sarokoro devaient lutter contre un royaume indépendant tout juste formé.
Fedi et ses proches lancèrent à leur tour le Sud dans l'insurrection et libérèrent plusieurs villes, délivrant tout le centre de la péninsule.

L'armée des Sarakoro venant tout juste de pacifier le Nord, se trouvait dans la région du Qadri quant Fedi mis au point un stratagème pour empêcher la déferlante prochaine des cavaliers ennemis vers le Sud tout juste libéré.
Le lendemain d'un jour d'orage, Fedi ordonna de mettre en scène le naufrage d'un navire messager sur les cotes du Qadri. Une galère impériale fut brisée et échouée volontairement avec à son bord plusieurs centaines d'esclaves vêtus comme des matelots ordinaires qu'on avait volontairement noyés. Le « faux » naufrage mis en scène et le navire échoué sur les cotes, les troupes des Sarakoro purent découvrirent à son bord et dans un coffre scellé des informations d'une extrême importance : toute la région du Pont se serait soulevée et aurait engagée des dizaines de compagnies mercenaires venue de Borée pour renforcer leur troupe. Les mercenaires devaient débarquer dans un peu plus d'une semaine à l'embouchure du fleuve Tigre.

Le Khan Sarakoro mis immédiatement en branle ses cavaliers dans une marche forcée vers l'Est pour arriver avant les renforts mercenaires et les écraser par surprise durant leur débarquement.
Le stratagème avait parfaitement marché. Durant tout le trajet, les cavaliers du Khan subirent un harcèlement quasi permanent, des troupes de guérilla attaquant la horde de nuit comme de jour et trouvant refuge dans la jungle centrale non loin.
C'est une armée affamée et amoindrie qui atteignit le fleuve Tigre cette semaine là, accueillie par toute les troupes que Fedi avait pu lever. Les troupes du Khan furent anéanties et la dynastie des Sarakoro avec eux.




760 – 850
Reconstruction et menace Al-Bushar.

Le règne de Fedi et de ses descendants est marqué par l'entreprise de restauration de la gloire passée de l'Insanlar, l'occupation et la guerre d'indépendance avait laissée tout le Nord de la péninsule en grande difficulté. De nombreuse réforme administrative et économique furent appliquée, modernisant notamment les routes, les ports et le système douanier.

Mais le monde lui n'attendait pas, et alors que l'Insanlar se relevait à peine, de l'Orient émergea un nouveau péril. L'Al-Bushar était ébranlée par une nation conquérante : le Califat Samayyade.

Unifiant le Nord de son continent, le Califat ne pouvait plus que s'étendre par delà les mers.
Et c'est en 850 qu'un premier corps expéditionnaire mis pieds en Insanlar.




850 – 865
Lutte contre l'envahisseur oriental.

Les premières années du conflit furent marquées par d'éclatantes victoires du Califat, les troupes samayyades s'emparant rapidement d'une série de villes tout le long de la Baie d'Itak, puis de la région du Pont.
La lutte prit une toute autre tournure quant le frère de l'empereur Fedjir II, Zian dit plus tard « l'apostat » , trahit son frère et sa nation en se soumettant à l'autorité du Calife qu'il voyait déjà comme vainqueur, embrassant la religion étrangère et épousant même l'une des nombreuse nièce du Calife.
Avec la défection de Zian l'apostat, c'est toute la vallée de l'Akma dont il était gouverneur qui tomba sous la domination étrangère.
La victoire était déjà là, avec seulement neuf milliers d'hommes le Calife avait mis à genoux l'Empire du milieu, il ordonna la prise immédiate de la ville de Medjer avant de rapatrier une grande partie de ses troupes dont il avait grand besoin pour son invasion, o combien plus difficile des royaumes mécréants de Borée.

La grande ville de Medjer, berceau du pouvoir medjiin, tomba après un siège sanglant de plusieurs mois. Le Calife tout comme son Bey (chef des forces armées en Insanlar et chef politique des territoires conquis) pensait qu'avec la chute de ce qui semblait être la capitale de l'empire medjiin ils venaient de mettre un terme à une invasion sanglante et éprouvante en ressource.

Mais l'Empire du Medjerda à bien ca de particulier qu'il ne possède pas de capitale au sens oriental du terme. Et avec l'empereur Fedjir II toujours vivant, la résistance fut  rapidement organisée.

Le Calife ne fournit jamais à son Bey les renforts qu'il lui demanda, déjà parce que les forces samayyades étant déjà enlisée dans un terrible conflit en Borée, mais aussi parce que le Calife prenait peur que son général ne prenne trop de puissance.

C'était avec une force armée allant s'amenuisant que le Bey du lutter six années durant contre la résistance medjiins. Zian, connaissant la faible constitution de son frère et ses piètres qualités de guerrier, préconisait au Bey une stratégie purement défensive, laissant s'épuiser les rebelles. Hélas la guerre continua encore des années et les relations qu'entretenait l'apostat avec le Bey du Calife devinrent glaciales. Pour préserver sa position -et sa vie-, Zian promit d'assassiner son frère, la mort de l'empereur provoquerait à coup sur la fin de la résistance.

L'apostat réussi à mener son complot à bien, Fedjir II trouvant la mort lâchement empoisonné.
C'était sans compter la femme (en réalité la troisième femme de Fedjir, mais les deux précédentes ayant décédées quelques années plus tôt)  de l'empereur assassiné, Merilith, figure emblématique de l'Histoire de l'Insanlar.

Merilith cacha la mort de son marie l'empereur, elle sut garder la cohésion au seins de la résistance. Ancienne esclave elle connaissait et savait y faire auprès du peuple, elle envoya plusieurs messagers et crieurs publiques haranguer la foule. En quelques semaines se fut quelques milliers d'hommes supplémentaires qui furent levés.

Merilith entreprit une reconquête rapide et frontale contre l'envahisseur, reprenant rapidement des régions entières.
Zian l'apostat fut exécuté par le Bey, accusé de trahison.
Face au succès des rebelles le reste de la population se souleva et l'envahisseur fut bouté hors de la péninsule.

Merilith instaura le troisième empire, son règne fut marqué par une nouvelle tentative d'invasion Al-Bushar en 868, défaite lors du débarquement des troupes samayyades sur les plages de l'Insanlar. Une victoire éclatante des medjiins qui clos pour de bons les velléités d'expansions des orientaux sur la péninsule.






1075

Le troisième Empire Medjerda est décadent, sa puissance et son hégémonie en plein déclin. L'empereur actuel, Kabir III dit « le dévoyé » est bien loin des préoccupations de son peuple et de la gestion de son empire tout comme le reste de sa famille plongée dans l'hédonisme.

Durant tout le siècle passé le pouvoir c'est affaibli, alors que la religion de « ? » (religion des Al Bushar) a déjà bien pénétré le pays et que des conflits religieux d'ampleur frappent tout le sud de la péninsule, au Nord les états-liges de l'empire ont cessées que de ne simplement rêver à l'indépendance, plusieurs citées ayant rompues leurs alliance avec l'empire.

Déjà les nations au Nord du fleuve rouge ont fait sécessions.

Et alors qu'une terrible horde de pillards nomades vient de surgir des grandes plaines et de piller le Qadri, la situation ne semble pouvoir qu'aller de mal en pis pour l'Empire décadent du Medjerda.







J'espère que ca vous plaira que c'était bien chiant à lire et que ce texte a autant pourrie votre aprem que le mien. La calotte de vos morts oui. +J'ai pas eut la foi de foutre toutes les images pour illustrer, milles pardons, je sais à quel point c'est dur de lire un texte quant y a pas d'images.
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