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Date d'inscription : 27/03/2015
Localisation : Rennes
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MessageSujet: Les taxes et la mort Sam 4 Juil - 0:07
La barge s'approchait lentement le long de la rivière. Le vent était bon, et ainsi, le bateau pouvait continuer sa route, lentement mais sûrement. Le voyage avait certes pris plus de temps qu'à cheval, mais au moins, il n'était pas tortueux, et bien plus sûr. Il aurait été bête de tomber entre les mains de soldats de Romuald de Roson...

Maël d'Isiel était au bout du bateau, les mains sur la rambarde. Il observait, les yeux écarquillés et un large sourire dessiné sur le visage, les hautes tours du château royal. A ses côtés s'approcha alors un homme en armure.

- C'est Verastre ?
P'tain de ville... Des gardes partout, des culs terreux de merde à l'intérieur... Ville pourrie, vraiment.

- Avez-vous vécu ici ?
- Mieux qu'ça : J'y ai grandit. L'île de Verastre, m'sieur ! Ah ça, je peux vous dire qu'y en a d'la gueuse ! De la grosse putain qui pue avec de la chatte mouillée ! J'ai buté mon premier homme à 13 ans... Vous imaginez ?
- Votre compagnie est toujours plaisante, mon cher Alaric.


L'homme en armure posa ses coudes sur la rambarde. C'était un homme très grand, deux têtes de plus que Maël, mais également très mince et élancé. Il n'était pas beau : Il avait des cheveux mi-longs et gras, des yeux marron, une barbe épaisse et des cicatrices sur les joues. Il parlait avec une voix nasillarde, sentait fort et son corps était couvert de pustules. Mais malgré tout, il avait un certain charme, une sorte de fougue dangereuse, le genre qui attire les jeunes filles lorsqu'elles veulent désobéir à leur paternel...

La barge entra dans un canal, avant de terminer vers le port de Verastre. Des hommes sur les quais sautèrent alors, de jeunes enfants y placèrent des cordages et, à la force des bras, calèrent le navire.

Maël s'approcha du bord. Un petit garçon lui tandis la main, permettant ainsi au baron de s'extirper. Il fut vite suivi de ses hommes. Pas moins de quatre hommes en armures et équipés d'épées cimiennes le suivirent. Tous étaient des mercenaires, des criminels du Bosquet comme il y en avait des dizaines, et tous étaient sous sa paye. Maël n'était pas un homme riche, loin de là. Son fief lui coûtait trois fois plus qu'il ne lui rapportait. Et pourtant, il arrivait toujours à trouver de l'argent pour régler ses dettes...

Le petit groupe se déplaçait tranquillement sur le port. Sur les côtés des rues, il y avait des pécheurs qui exposaient leur prise, des artisans qui préparaient des filets, des gamins qui courraient, et même un forgeron qui frappait son marteau contre du fer en fusion à la vue de tous.

- C'est bizarre Verastre. Ça pète partout dans l'Agonie et ils ont pas l'air stressés...
- Virgile de l'Espée continue son travail de régent. Pour ces hommes rien n'a changé par rapport à il y a un mois. Ils risquent vite de déchanter le jour où il y aura une famine dans la capitale...
- Famine ?
- Imaginez qu'Albran s'allie avec Champdor et qu’Amelin prenne la ville. Imaginez qu'il y ait un raid ou un blocus. Tout peut arriver. Qui est capable de prédire le futur ?
- Vous ?
- Oh, mon cher Alaric, si vous saviez...


Les hommes marchaient. Ils marchaient en montant Verastre, les 4 hommes entourant Maël de façon à dissuader quiconque de s'approcher. Ils s'approchaient d'une tour gigantesque, qui s'élevait dans le ciel.

- Et donc, ce Virgile, là... C'est... Quoi comme genre de mec ?
- L'ancien intendant au Royaume... Vous savez, les Espées sont les spécialistes de l'or et tout cela. Ils avaient déjà le trône, vous savez, avant d'être anéantis. Justement à cause de leurs manipulations fiscales... Virgile a pris la Régence, une large tâche, n'est-ce pas ?
- Il dirige un Royaume fantôme, ouais. Pourquoi vous voulez lui parler ? C'est pas comme s'il était important... J'veux dire, enfin, j'suis pas un mec intelligent, mais l'Espée il a pas de pouvoir. Il a un Conseil fantôme.
- Mais ce n'est pas au Régent que je vais parler. C'est au chef de la famille des Espées. Il a de l'or, et j'ai besoin d'or...
- Et... Il va vous le donner ? Comme ça ? Sans rien demander ?
- Oh. Pas sans rien demander, ça non. Mais voyez la subtilité mon cher Alaric : Ce n'est pas moi qui vais payer l'addition.


Alaric sourit.

- Mais... C'est le régent, quoi. Vous vous êtes... Vous. Comment vous comptez lui parler ? Vous êtes pote avec lui ?
- Virgile de l'Espée ne connaît même pas mon existence. Et je ne saurai l'ennuyer avec ça.
- Alors... Vous allez dire que vous représentez les Cimes ?
- Encore moins ! Imaginez ! Il serait capable de me faire attendre une semaine puis me dire qu'il a un devoir de neutralité. Non, non... Il faut que mon nom apparaisse sur son agenda. Il faut que j'utilise des relations.
- Et comment vous faites ça ?
- « Un ami d'un ami ». J'ai accumulé beaucoup de faveurs à Verastre, je sais comment on trouve des renseignements dans cette ville...


Ce n'était pas vers le palais, mais vers l'île de Verastre qu'ils se déplaçaient. La zone des putes et des coupes-jarrets. Maël entra dans un bordel, ses gardes attendirent, postés devant l'entrée.

Maël entra dans le bordel. Il salua son vieil ami. Un vieux pervers vicieux du nom de « H ». C'était un bâtard qui portait une tenue légère et translucide, avec un œil en moins et du fromage de bite. Ils se saluèrent, et discutèrent un moment.

L'entreprise se mit en marche. Rapidement, une pute alla chez Malon de Mussi, et lui glissa après une bonne pipe le nom de Maël d'Isiel.
À la fin de la journée, Virgile de l'Espée, en train de boire tranquillement son thé, fut hélé par un coursier, qui lui demanda de se présenter immédiatement au palais royal.

Le groupe entra dans le palais, sous l’œil très perçant des gardes. Ils traversèrent des couloirs et des jardins, des allées et des chemins, suivant un chambellan. Après un moment, il fut demandé aux soldats d'arrêter de suivre le baron. C'était seul que Maël dû continuer le chemin. Encore quelques portes, et enfin...

Il entra dans la salle du conseil restreint. Les sièges étaient vides, le Conseil venait de sortir d'une autre session fantôme. Malon de Mussi, était là, assis. Virgile de l'Espée était devant le rebord d'une fenêtre, à observer la cour. Immédiatement, laissé seul par le chambellan, Maël d'Isiel, fit une révérence.

- Sire Malon... Sire Virgile... Enfin. Devrais-je dire... "Votre majesté" ?

Il sourit et s'approcha.

- C'est un honneur pour moi que de vous rencontrer.
Je suppose que les yeux de sire Mussi ne m'ont pas échappé. Vous devez donc savoir que je viens du Duché des Cimes.

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