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MessageSujet: Négocier avec des frontaliers, premier essai. Ven 3 Juil - 17:52
La marche Nord était un petit domaine en comparaison du duché des Cimes, d’une taille plus grande que le comté de Port-Nord toutefois. Mais malgré cela, la marche était bien différente de Port-Nord ; Léopold avait à charge un territoire commercial, le seul port majeur de la côte Est et donc une place très lucrative. La marche était conçue pour protéger le royaume de Sylvains et était plus une place forte géante qu’autre chose ; il y avait bien des champs et des artisans, mais les armées de la marche Nord étaient extrêmement conséquentes. Avoir les forces de Decanin pouvait faire pencher la balance de façon décisive, ou au moins les savoir hors du conflit pourrait être très utile.

Avec une escorte, Léopold s’était rendu au nom du roi Albran sur ce territoire pour essayer de convaincre le marquis de se ranger du côté d’Albran. Même si Folker levait en ce moment même les armées de Port-Nord et préparait les troupes à la guerre, s’assurer qu’aucune attaque ne viendrait du Nord serait utile. D’autant plus que les troupes d’Elias étaient très performantes, avec en plus les Sylvains qui se battraient à ses côtés, avec le duché de Corneval au Sud dans le pire des cas le domaine Rosevallées se verrait broyé entre les deux puissances. Quels que soient les talents de tacticien de Folker où l’habilité à monter des complots de Léopold, Port-Nord tomberait rapidement sans l’aide du reste des Cimes et les armées Castellanne auraient autre chose à faire que de le sauver.
En somme, Léopold devait réussir sa mission s’il voulait garder son titre et ses terres.
Si le comte avait passé une nuit au château, ouvrage rustique qui était au moins aussi lugubre que la forteresse Castellanne, ses hommes avaient séjourné en ville. L’endroit en lui-même était comme beaucoup d’autres œuvres conçues pour résister à une armée ; martial, peu éclairé mais facilement défendable à de nombreux endroits. Les terres alentour étaient constituées de plaines qui empêchaient d’éventuels assaillants de profiter de protections naturelles comme des reliefs ou une forêt. Maintenant il attendait dans une grande salle à manger qu’on daigne le recevoir, faisant le point sur toutes les propositions qu’il pouvait faire aux DeCanin pour avoir une alliance avec eux.

Le comte pouvait toujours leur proposer des réductions sur les taxes douanières de façon à ce que les marchands puissent exporter plus facilement, même si ça signifiait un peu moins d’argent qui renterait dans ses caisses, et donc celles de Mordred, ce dernier comprendrait. Un peu moins d’argent pour des soldats à la pelle, c’était un bon accord.
Toutefois, des combattants ne servaient à rien s’ils n’avaient que des fourches pour se battre, après quelques batailles avoir des armures cabossées, des boucliers fendus et des épées ébréchées seraient un handicap majeur qui leur ravirait la victoire. Du fer, voilà ce que dont quoi les Cimes et Port-Nord avaient en grosses quantités et qui pourrait faire la différence.
La religion n’était pas à négliger mais cela était du ressort des Castellanne avec Arnault, même s’il n’aimait pas faire des promesses qu’il n’était pas sûr de tenir il y avait peut-être des pistes à exploiter de ce côté-là.
Bien sûr il se pouvait que cela ne suffise pas, dans ce cas-là il pourrait toujours annoncer des conneries évidentes ; qu’Albran était généreux avec ses alliés. Toutefois, Léopold n’aimait pas se reposer sur des promesses qui ne se révéleraient vraies ou fausses qu’à la fin de la guerre.

Mais, ce n’était pas que pour s’assurer qu’ils auraient l’appui politique des DeCanin que le comte était là ; cette alliance devait aussi être l’occasion d’emprunter des troupes à Elias. Des soldats en plus, des mercenaires sylvains, c’était du beau monde à payer mais des hommes terriblement efficaces.
Avec ses hommes ils pourraient faire de grandes choses, la marche-Nord en tant qu’allié pouvait être un formidable atout avec les tributs sylvaines. Mais toutefois, pour avoir assisté à la réunion avec le futur roi Albran, un point qui chagrinait Léopold était ce qu’avait dit le prochain monarque

« Flavien, je t'envois en personne parler avec les chefs Sylvains, dit leur ce que je viens de dire, dit leur que s'ils se battent pour moi ils se battent pour leur liberté. »

C’était dangereux que d’offrir la liberté aux Sylvains, en particulier quand ceux-ci n’étaient pas tous d’accord avec cette offre et que beaucoup étaient encore farouchement opposés à ce genre de choses. D’ailleurs en y repensant, Léopold eut une pensée pour Albran et toutes les dettes qu’il aurait à éponger une fois roi ; des Sylvains et des soldats de la marche-Nord ça coûtait cher à entretenir. Encore plus quand ils devaient faire la guerre dans le royaume, tout cela risquait d’amputer le trésor royal d’une certaine somme. A moins qu’il ne se décide à trahir les Cimes en annonçant que les dettes avaient été contractées par le duché des Cimes, mais dans ce cas-là, la vengeance de Mordred serait terrible. La vengeance du comte aussi vu que Mordred hausserait sans doute drastiquement les impôts pour éviter d’être endetté sur des générations et des générations.  
Mais Albran serait-il assez stupide pour s’attirer l’ire des Castellanne et des Rosevallées ? Sans doutes que non, mais rien n’était sûr avec un prince ; plus l’on montait dans la noblesse plus les complots se faisait violents, en particulier ceux à l’égard des alliés.
Léopold prit une inspiration, ce n’était pas le moment de penser à des complots ; il avait une mission, il la réussirait.

Elias et Elliot arrivèrent, Léopold se leva et salua les deux frères pour avoir en retour un silence total de la part de la paire, le marquis s'assit, le comte fit de même et assista au signe de main le plus nonchalant qu'il est pu voir dans toute son existence. Ils voulaient parler affaire tout de suite ? Tant mieux, les négociations n'en seraient que plus brèves.

-Monsieur le marquis, monsieur le baron, je suis honoré de voir que vous portez assez considération envers le roi Albran pour recevoir le modeste représentant que je suis. Le comte se sentait mal d'être autant mielleux, toutefois il n'en montra rien et décida d'être un peu moins lèche-botte. Si nous sommes ici, c'est pour discuter d'une alliance et j'ai entendu dire que l'économie la Marche Nord pourrait être bien plus forte qu'elle ne l'est déjà. Les alliés des Cimes, s'ils se doivent d'aider les Castellanne d'un point de vue militaire, ont droit en retour à leur soutien, je pourrais par exemple exempter de taxes douanières les gens de votre domaine, en plus de leur offrir des prix plus avantageux pour les transports de marchandises par voie maritime.
Bien sûr, vous pouvez percevoir cet arrangement comme inéquitable, auquel cas je serais ravi de rediscuter les termes d'une alliance.
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