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MessageSujet: La guerre selon Amelin Mar 30 Juin - 15:06
« Il est trop fin celui ci. »

Amelin de Karbau, Roi d'Agonie, avait réuni dans une grande salle du Palais de Port-Robert plusieurs marchands d'étoffes originaires de tous les pays. Chacun avait étalé sa marchandise sur de grandes tables, de longs tissus et des tapis de toutes les qualités, de toutes les couleurs.
Amelin passa à la table suivante et toucha un autre tissu.

« Celui ci n'est pas mal, j'aime sa douceur.
- C'est un tissu de grande qualité issu de la grande Cité d'Alcippe, il siérait parfaitement à votre Majesté, lui répondit le marchand à la peau très mate et à l'accent à couper au couteau.
- Je recherche un tissu qui serait à la fois robuste et ample, mais aussi doux et souple.
- Hum... je pense avoir ce qu'il vous faut votre Majesté. »


De ses gros sacs et caisses en bois où étaient rangés toutes sortes de tapis enroulés et rouleaux de tissu, le marchand étranger sortit une bande de tissu à l'aspect remarquable, de couleur rouge vif.

« De la soie pure de la cité aux dix palais de saphir et d’émeraude, le tissu le plus parfait de tous les tissus, le Roi des tissus, portait par les plus grands.
- J'ignorais qu'il en restait encore après le sac de Basphtet. »


Le marchand marqua une petite surprise avant se reprendre, il ne s'entendait pas à ce qu'Amelin connaisse cette contrée lointaine, d'habitude les nobles d'Ewynn s'intéressaient peu à ce qui se passait dans la lointaine occident.

« Il n'en reste que très peu, j'ai réussi à protéger ce rouleau des incendies de la grande cité, c'est peut  être le dernier encore existant.
- Vous y étiez ?
- Euh... c'est à dire... pas en personne. »


En langage marchand cela voulait dire qu'il l'avait acheté à un marchand de la mer d'Ammar, sûrement qu'il n'avait même jamais mit les pieds dans une seule des cités du Quadri.

« Je le prends. »


Au même instant un homme arriva en courant. C'était un jeune chevalier, habillé des armoiries du Duché, un garde personnel de Grégor d'Anghian.

« Seigneur Amelin, ils sont tous réunis et ils n'attendent plus que vous.
- Bien. »


Amelin fit quelques signes à ses serviteurs pour qu'ils terminent les emplettes avec le marchand étranger et suivit le chevalier.

« Est ce vraiment le moment d'acheter du tissu ? Le Duc et tous ses vassaux vous attendent pour préparer la guerre.
- Ces achats relevaient selon moi autant d'importance, mon tabar sera fait du plus parfait des tissus quand j'enterais dans Verastre. Non pas que je me préoccupe de mon apparence comme tous ces dandies idiots, non, je pense au symbole. Lorsque le peuple le verra entrer dans la ville, le Roi se devra d'être parfait dans ses moindres détails. Je serais plus qu'un simple noble à leur yeux, même sans connaître mon visage ils verront tout de suite que je suis celui qui s'assoie sur le trône d'Agonie. »


Amelin suivit le chevalier dans une autre grande pièce du palais.
C'était l'une des plus luxueuses et des plus hautes, à travers la fenêtre du fond, entre deux grands tableaux majestueux, on pouvait y voir la mer où se reflétait un soleil qui commençait à être bas sur l'horizon. Au centre, une grand table au bois massif accueillait plusieurs grands nobles du Duché de la Bordure, Grégor d'Anghian présidait l'assemblée assis au bout sur une chaise richement décorée.

« On vous attend depuis un moment Amelin, osa l'importuner l'un des nobles autour de la table.
- Est ce une façon de s'adresser à son Roi monsieur le Baron ? Mon aïeul le Roi Lucien Ier en a fait écarteler pour moins que ça. »
lui répondit Amelin avec un léger sourire en coin.

Le Baron se renfonça dans sa chaise et s'empêcha de répondre en faisant la moue.

« Bien, quelqu'un d'autre a à me reprocher mon retard ou a besoin de faire une autre remarque futile ? Non ? Nous pouvons donc commencer. »

C'est Amelin qui prenait les choses en mains.
Jusque là il n'avait été que le pupille de Grégor d'Anghian, avec le titre officieux d'Intendant tellement il s'occupait des affaires économique du Duché, mais à présent il était Roi et tous les Seigneurs de la Bordure lui devaient le respect que réclamait son rang. Ça ne plaisait pas à certains, surtout ceux qui voyaient en Amelin un être fourbe et lâche, ses piètres talents de combattant ne l'aidant pas à obtenir le respect de tous les nobles fidèles à Grégor.

« Maxence de Rivienne s'est déclaré pour mon frère, mais l'un de ses vassaux, Hoël Roseval-Castelyr, a trahi son vœu de vassalité pour me soutenir.
Roseval est actuellement assiégée, nous allons diriger nos troupes vers la ville pour la libérer.

- Excusez moi euh... "votre majesté", mais notre objectif n'est-il pas de prendre la Capitale ? Nous pourrions profiter de l'occupation du Duc de Lucie pour nous diriger vers Verastre non ?
- Je ne fais ni confiance au Duc de Rivenoir, ni confiance à Virgile de l'Espée, la prise de la Capitale serait beaucoup plus compliquée que de simplement rejoindre ses portes.
Le l'Espée se dit neutre, mais s'il a rejoint Albran nous ne pourrons pas prendre la ville par les armes. Le Roseval-Castelyr nous sera utile, nous devons le libérer lui et sa ville, c'est notre priorité. »


Quelques seigneurs s'agitaient, ils ne comprenaient pas vraiment le plan d'Amelin.
L'un d'eux osa protester vers Grégor.

« Mon Seigneur, ce sont vos troupes, c'est à vous de décider. La prise de Roseval ne présente aucun intérêt pour nous, menons nos hommes vers Verastre en traversant les terres de Rivenoir, laissons les Luciens s'entre tuer pendant ce temps là, nous auront chemin libre. »
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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Mar 30 Juin - 19:55
                                                                                                   ***


- « Je vois. »

Grégor se leva alors et fît quelques pas en direction de la fenêtre. Il regarda quelques secondes le paysage avant de se retourner vers le reste du conseil qui attendait qu'il prenne la parole. Il croisa les bras avant de commencer à parler.

- « La guerre vient de débuter, ne nous précipitons pas. J'ai très bien entendu vos points de vue. Sachez avant tout que ma famille depuis des siècles respecte l'engagement de vous tous avez prit envers elle. Vous êtes tous, sans exception, de fidèles vassaux. »

Il marqua un temps d'arrêt. Son regard se posa sur chaque homme assis autour de la table qu'il respectait tous autant qu'ils étaient. Grégor avait toujours respecté les maisons de la Bordure et leur avis était tout aussi importants que ceux de Grégor.

- « Vous avez raison, il s'agit de mes troupes et par consé-


- Mais je suis le roi, Grégor vous ne pou-


- Tu n'es pas encore roi Amelin. Tu n'es  pas encore sur le trône d'agonie. Lui dit alors Grégor. Mais tu te proclames roi ? Respecte ces hommes si tu te considères comme tel et remercies les de t'avoir juré fidélité à l'inverse de te planter un poignard en plein coeur au nom de ton frère. Veux-tu rajouter quelque chose ? »


Le jeune homme ne répondit pas et Grégor pu continuer. Amelin était jeune et pressé, Grégor le savait. Il était un peu comme sont troisième fils, il voulait qu'il suive un chemin dans le respect et l'honneur. Grégor savait que peu de personnes s'étaient rangés du côté d'Amelin et que perdre le soutiens des nobles de la Bordure serait catastrophique.


- « Où en étais-je. Ah oui. C'est vrai. La guerre vient de commencer mais nous avons déjà besoin d'alliés. Nous n'arriverons à rien seuls. Mais nous ne nous battrons pas seuls, il y a tout ceux qui vont se battre pour Amelin. Le siège de Roseval est préoccupant, les armées ennemies ne sont plus loin et rien ne peut les empêcher de lancer une attaque sur Port-Robert ou Robertie. Mais nous serons là pour les accueillir.

- Et comment ! Leurs tête finiront au bout d'une pique. J'ai toujours dit que Port-Robert manquait un peu de décorations.

- Ahah, va nous falloir un bon nombre de piques dans ce cas mon ami. Plus sérieusement, notre royaume va vivre certainement des heures sombres et malheureusement pour l'instant, on ne peut rien y faire. Et j'espère que vous serez tous à mas côtés. »

Un des hommes se le va alors, dégaina son épée avant de la pointer vers Grégor « Pour la Bordure, pour la maison d'Anghian, pour Amelin » Il fût alors très vite imité par le reste des chefs de maison présent. Alors que le moment était légèrement euphorique et que l"influence de la maison d'Anghian était toujours aussi forte, un homme pénétra alors dans la pièce.

- Rodrik ? Que fais-tu ici je suis en pleine réunion. J'ai demandé à ne pas être dérangé. Dit alors Grégor d'un ton légèrement sec envers son fils.

- Je suis désolé père, un messager venu de Roseval  est arrivé il y a quelques minutes. On l'a fouillé, il n'avait aucune armes, on l'a fait directement monter ici. 


- De Roseval ? Bien. Qu'il entre.



***
 


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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Mar 30 Juin - 21:14
Eric De Valouise:
 

Eric De Valouise ne s'était encore jamais aventuré aussi loin au nord et plus encore, n'avait jamais porté son regard sur le sang d'Ewynn, jamais d'aussi près. Noble par les armes, il avait voyagé de Casteluce jusqu'à Roseval puis navigué jusqu'à Port Robert sous les armes du comte Hoël. Presque clandestin, acceuillit avec moins d'gards qu'un marchand d'épice, il avait posé pied à terre en armure légère aussi décorée que possible aux couleurs de sa propre maison. Il ne lui fallut que peu de temps avant de redescendre sur terre et de se rendre compte que la guerre qui vivait sur chaque grain de poussière de Roseval n'était pas partout, le duché semblait paisible malgré l'activité des marchands et autres étrangers parcourant une cité en beaucoup de points similaires à la sienne.

Pourtant étranger, il surmonta son malaise passager pour prendre la route du château. Il était messager du comte, porteur de sa parole alors que d'autres devaient probablement déjà porter ses armes. Fier et concentré sur son devoir, il repeta et s'imagina différent cas de figures sans vraiment savoir à qui il allait avoir affaire. Le brave traversa la cité de la bordure sans encombre, se présenta, n'entrant en interaction avec les personnes présentes que lorsqu'il n'avait pas d'autres choix, chassant le doute avec difficulté. Si le duc ou quelques nobles locaux s'étaient rangés du côté d'Albran l'inposteur, il était mort depuis son débarquement au port.

Il ne fallut attendre que quelques minutes pour qu'il soit de suite redirigé vers un homme qui se présenta comme le fils du duc. Eric se contenta de le suivre silencieusement après avoir insisté sur l'importance de son message et sa volonté de ne le délivrer qu'au seigneur du duché de la bordure. Lorsqu'il penetra la pièce après avoir tenté de determiner le nombres de personnes présente et l'athmosphère regnante au son des voix qu'il pouvait entendre, il remarqua immédiatement Amelin de Karbau et le Duc Grégor D'Anghian. Hésitant sur l'identité respective des deux hommes, il finit par déduire cette dernière de par la différence d'age visiblement marquée par leurs traits. Dégainant sa lame d'un geste au risque d'affoller l'assemblée, il se prosterna.


Eric De Valouise, chevalier de Casteluce, vassal et porte parole du comte Hoël Roseval-Castelyr. C'est en son nom comme au mien que je jure fidélité dans cette vie comme dans l'autre au digne et sacré sang d'Ewynn et à votre altesse royale d'Agonie.

Il hésita un instant, priant pour ne pas s'être trompé sur la personne avant d'oser affronter directement le regard de son roi.
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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Mar 30 Juin - 23:32
Amelin se sentait fier de voir un homme qu'il n'avait jamais vu mettre un genou à terre pour lui jurer fidélité. C'était ça être Roi.
Le messager qui se prosternait lui redonna le sourire, qui s'était effacé par les paroles de Grégor.
Tout de suite, Amelin allait tirer avantage de cette situation imprévu.

« Vous voyez messieurs les Seigneurs de la Bordure, vous voyez cela ?
Sieur Grégor vient de le dire, je dois respecter et remercier les hommes qui me jurent fidélité.
Comment pourrais je réagir au vœu d'Hoël Roseval-Castelyr, autrement qu'en dirigeant nos troupes pour libérer la ville assiégée de l'un de mes fidèles vassaux.
Entendez bien cela, je vais libérer Roseval, car l'un de mes Seigneurs a besoin de mon aide. Et sachez que je ferrais la même chose si un seul d'entre vous était dans la même situation. »


Amelin se retourna vers le messager, qui semblait impressionnait par la présence d'autant de grands nobles. Pourtant, le jeune homme ne semblait pas moins agé qu'Amelin lui même.

« Relève toi mon ami, dit le Roi en accompagnant la parole d'un geste amical vers le jeune chevalier. Relève toi et parle comme l'un des notre, car tous mes alliés sont le bienvenu à ma table. »
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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Mer 1 Juil - 0:50

Le chevalier avait côtoyé assez de noblesse en soie pour se méfier du premier geste de son roi. Un tel élan ne pouvait qu'être motivé par une sorte d’intérêt politique, une faiblesse au sein même de l'alliance avec le duché de la bordure ? Le doute n'était pas dans ses bagages et sa mission ne réclamait aucunement pareille investigation. Eric de Valouise se redressa donc, grimaçant légèrement, incommodé par son équipement mais n'avança pas d'avantage vers ses hôtes. Il était appelé ami ou l'un des leurs, mais savait pertinemment ne pas l'être, toutefois reconnaissant le petit discours d'Amelin venait de lui retirer un poids des épaules, il s'était préparé à rentrer bredouille durant son voyage. Rengainant son arme et se redressant heaume sous le bras, il fit un effort pour clairement en adoptant le ton exigé par l'étique.

J'ai bravé de nombreux périls pour avoir l'honneur de me tenir debout face à vous. Volontaire auprès de mon seigneur le comte de Roseval pour porter sa voix jusqu'à vous, en toute humilité et sincérité. Les vérités que je m’apprête à énoncer sont dépourvues de toute tromperie ou machination politique, mon seigneur n'a pas préparé de texte, ses derniers mots pour moi se contentant de me souhaiter bonne chance, de ne pas échouer dans ma quête et quoi qu'il arrive, de rentrer défendre nos terres.

Il marqua une pause, visiblement touché par ses propres mots.

Vous n'êtes pas sans savoir que les tensions au sein du duché de Lucie sont passées au stade de l'affrontement ouvert, du siège pour ainsi dire. Celui de notre chère cité de Roseval. Que votre altesse m'en soit témoin, les descendants de la Duchesse Anne de Roseval ont toujours eut fort à faire avec la maison De Rivienne et je ne suis pas ici pour donner une leçon d'histoire, pourtant. Pourtant oui, lorsque le comte Hoël s'est présenté comme héritier légitime de Roseval, il mit tout en place afin d'apaiser les tensions. Non pas par manque d'animositée croyez-moi mais pour le bien du royaume lui même. Lorsque son cousin l'ancien comte d'Ecume le prit à parti lors de son indigne intrigue à l'encontre de la maison De Rivienne, encore une fois, le comte de Roseval sut conserver l'honneur de sa lignée. Aujourd'hui malgré tout, la maison De Rivienne proclame haut et fort la légitimité du frère de votre altesse et vous accable d'une soit disante imposture comme le premier opportuniste venu, si vous me permettez de parler librement. La discussion fut brêve, les mots n'eurent que peu de place et furent de plus en plus tranchants. C'est pourtant en votre honneur et en dépit de son amour pour l'unité et la gloire de la Lucie que mon seigneur le comte maintient votre droit, maintient son soutien à votre égard alors que tous, sous les bannière des fourbes qui restent à l'abri esperant arriver après la bataille fondent en masse pour asiéger les braves qui n'ont pas peur de scander le nom d'Amelin De Karbau.

Une nouvelle pause lui permit de scruter le regard de son audience, pesant à son bon jugement la potentielle implication de tous.

Cette bataille, il est peu probable que nous puissions la remporter, mais croyez bien que nul à Roseval ne baissera les armes tant que leurs bras pourront les tenir. C'est dans cette optique que je suis venu ici, celle de vous montrer que votre reigne s'il passe par la capitale s'étends bien au-delà de celle-ci. Que votre peuple vous soutien et attends de vous la même attention. Vous avez la chance de frapper le premier et de frapper fort, la victoire en elle même n'est rien je l'affirme sans peur et suis attristé par le simple fait d'entrevoir les pertes pour mon duché. Pourtant qu'en sera-t-il dans le reste du royaume ? Quand tous sauront que le premier pas à été fait par votre altesse ? Quand les premiers signes d'une alliance entre vos fidèles sera devenu une évidente menace pour les égarés ?
Je brandirait mon arme en votre nom, je la rangerait en votre nom. Que vous soyez guerre ou paix, soyez justice et dignité, soyez notre roi.


Légèrement rougit par la colère et autres sentiments, la fatigue prenant le pas sur l'adrénaline de son arrivée, le chevalier lucien termina par un signe de tête respectueux.
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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Mer 1 Juil - 12:30
Manifestement, ce jeune homme savait bien parler. Malgré son stresse évident, il n'avait pas flanché devant son auditoire.
Amelin mit une main sur l'épaule du messager.

« Sache que le Roi Amelin, premier de son nom, n'abandonne aucun de ses alliés. »

Il se tourna vers les Seigneurs de la Bordure.

« Allons nous profiter de la perte de notre allié pour égoïstement rejoindre la Capitale, ou bien allons nous diriger nos troupes vers Roseval ? »

Amelin s'adressait à tout le monde, mais c'est le Duc, son mentor, qu'il regardait droit dans les yeux.
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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Mer 1 Juil - 17:49


« C'est l'heure dans ce cas. Nobles de la Bordure, mes vassaux. Que votre épée soit mienne, que votre force soit mienne. Moi Grégor d'Anghian, Duc de la Bordure, annonce devant vous, le conseil officiel de la Bordure que par la présente et au vu de la situation, nous allons marcher vers Roseval, nos alliés, pour apporter notre soutiens le siège de la cité. Et surtout pour remettre à leur place tout ceux qui se sont rangés du côté de cette "coureuse de rempart" qu'est Albran l'imposteur. Que vous tous, chefs de vos maisons respectives soyez prêt, cents-trente ans plus tard, la Bordure est de nouveau en guerre. Je veux que tout les soldats qui ne sont pas indispensables pour défendre la bordure soient réquisitionnés pour aller aider Roseval. »

Gregor se leva alors de son siège et marcha en direction du messager. Ses pas raisonnés dans une pièce complètement silencieuse qui n'avait pas réagit à son annonce mais qui était plus que jamais acquise à sa cause ( Quasimant tout ces hommes savaient qu'avoir le plus d'alliés était le meilleur - et seul - moyen de remporter une guerre aussi dure et longue soit-elle. ). Grégor finit par s'arrêter devant le messager de la maison Roseval-Castelyr.

« Vos paroles ont été entendu Eric De Valouise, chevalier de Casteluce, vassal et porte parole du comte Hoël Roseval-Castelyr. Nous faisons de Roseval notre priorité. Maintenant. Il se retourna vers son auditoire. Il semblerait que cette réunion est terminée messieurs. Chacun sait ce qu'il a à faire. Nous partirons le plus tôt possible. » 

Les membres du conseil répondirent par l'affirmation et se levèrent tous ensemble et prirent le chemin de la sortie pour commencer les préparatifs. Ils quittèrent tous la pièce sans avoir oublié au passage un « Mon Duc » et un « Votre Altesse » avant de sortir. Il ne restait plus qu'Amelin, Grégor et Eric de Valouise à l'intérieur de la grande salle, où on pouvait voir sur les murs les longues tapisseries racontant l'histoire de la Bordure et celle de la maison d'Anghian. Plusieurs vitres éclairées abondement la pièce qui n'avait aucunement besoin de quelconques bougies. La table d'un bois peu précieux mais finement laqué et sculpté rappelant la nature et la Bordure.

« Voilà qui est fait. Excusez-moi, mais je dois aller me mettre au travail et diriger les préparatifs. Amelin, veux-tu te joindre à moi ? Où restes-tu avec Sieur De Valouise ?  »

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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Jeu 2 Juil - 16:20
« Sieur De Valoise a certainement des choses à faire, et moi aussi.
N'avez vous pas oublié l'arrivée prochaine de nos prestigieux invités ? »


Le Duc n'avait certainement pas oublié, mais il ne cautionnait pas du tout cette alliance avec des étrangers, même s'ils les aider à remporter la guerre. Ce qui le gênait surtout, c'était la promesse que leur avait fait Amelin de les laisser s'installer sur les terres de la Bordure, dans la Baronnie de Tascmer.
Amelin dépassait ses pouvoirs de Roi en donnant une baronnie qui ne lui appartenait pas, se mettant à dos plusieurs nobles de la région.

« La Grande Prêtresse de Tisca machin arrivera bientôt, on m'a déjà annoncé que leurs bateaux étaient visibles à l'horizon. Je vais donc m'en aller les accueillir comme il se doit. »

Amelin fit un geste de salutation, puis quitta la pièce..
Avant de rejoindre le port, Amelin devait se changer et revêtir les beaux habits qu'il avait lui même choisi pour l'occasion. C'est richement habillé d'une tunique blanche en soie et d'une cape rouge vif en velours, sans oublié la couronne d'or qui lui cerclait la tête, qu'Amelin quitta le fief des Ducs, accompagné d'une cohorte de garde. Il devait porter sur lui, au moins l'équivalent de 20 ans de salaire pour un cul-terreux.

Tout avait été préparé par Amelin en personne. L'arrivée des Taldaryns devait être triomphale, digne de leur rang et surtout digne de leur hôte le Roi d'Agonie.
Amelin voulait en mettre plein la vu à ses nouveau alliés, montrer que le chef s'était lui et aucun autre prétendant.
Il avait fait venir des danseurs et des acrobates, des musiciens et plusieurs jeunes gens chargés de cadeaux luxueux pour la prêtresse. La foule était entourée par la garde du Duché qui avait poli et nettoyé leur équipement, jusqu'à faire reluire leur armure.
Devant la foule, Amelin se plaça seul face au ponton auquel le navire des Taldaryns allait accoster.
Il fit un signe à un vieil homme en toge.

« Oui votre majesté ?
- Comment s'appelle le trou qui leur sert de ville déjà ?
- Tiskat-Attica, l'une des quatre grandes cités du Qadri.
- Et rappelez moi comment s'appelle la gueuse ?
- La gueuse mon seigneur ?
- La sois disant  Grande-Prêtresse ?
- Ah, Sādï amir'Taldaryn votre Majesté. »


Sans le remercier Amelin lui fit un geste de la main pour que le vieillard s'écarte. L'arrivée de ses invités approchait à grands pas. Le Roi fit un signe de tête à l'organisateur de la petit fête de bienvenu et le cortège se mit à s'animer.
Les tambours résonnèrent dans la ville, les danseuses se mirent à effectuer leur chorégraphie, accompagnés par des jongleurs et un cracheur de feu.

La chelande portant les couleurs de la Maison Taldaryn approcha du port. Le bateau était immense et majestueux, Amelin n'en avait jamais vu de pareil.
Le navire se stabilisa, Amelin fit un signe pour que la musique soit un peu plus emballante.
Après quelques minutes, et du mouvement sur le pont, plusieurs personnes richement vêtus descendirent du bateau.
Deux femmes approchaient d'Amelin, escortées par plusieurs soldats dépareillés dont un nègre balafré semblait être leur chef.
Amelin se retint de faire tout commentaire désobligeant...

Il ouvrit grand ses bras quand il jugea la prêtresse à bonne distance, s'apprêtant à lancer son discourt savamment préparé. Mais son habituel maîtrise de soi fut trahi par une hésitation, Amelin était surprit.
A vrai dire il n'avait pas vraiment réfléchi à quoi pouvait ressembler une Grande-prêtresse de l'ouest. Il avait vaguement imaginé une vieille femme, fanée par le temps depuis des lustres. Mais il avait devant lui, une beauté d'occident à couper le souffle.
Amelin se reprit et ne laissa plus rien paraître sur son visage, mis à part le bonheur surjoué de rencontrer enfin ses précieux alliés.

« Ah ! Sādï amir'Taldaryn, Grande-Prêtresse de Tiskat-Attica, Reine de l'Ouest. Votre beauté n'a d'égal que le prestige de votre grande famille.
C'est un véritable honneur pour moi, Amelin de la maison de Karbau, Roi d'Agonie et héritier du sang d'Ewynn, de vous accueillir dans la grande cité de Port-Robert. Puis-je espérer que vous vous plairez dans mon royaume, autant que j'ai plaisir à vous regarder. »


Amelin fit un grand sourire à son invité.

« Je vous invite à me suivre et à goûter à cette petite fête organisée en votre honneur. Je pense que vous devez avoir hâte de vous restaurer après un si long voyage.
Vous et votre peuple pourraient manger et boire autant que vous le voudrez, ici vous êtes chez vous. »


Amelin offrit son bras à la jeune prêtresse. La foule cria sa joie de voir enfin la Grande-prêtresse, elle obéissait parfaitement aux ordres donnés par leur monarque.
Le Roi d'Agonie avait tout prévu lui même. Sur la place principale, s'ouvrant sur la mer et l'océans de navire qui étaient arrivés, il avait fait monter une luxueuse tente pour accueillir ses invités.
A l'intérieur le Roi et la Prêtresse allaient pouvoir boire et manger, puis discuter avant de parler de chose sérieuse.
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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Sam 4 Juil - 2:32

Abdal, sur le Xebec "bebakhshid" en approche de Port Robert.

Une fin d'après midi magnifique, le soleil entamait son déclin avec paraisse faisant miroiter la surface de l'eau comme une couche de cristal. Le clapotis régulier, monotone de l'eau contre la coque du Xebec me parvint aux oreilles, un son si banal pour un marin de longue date qu'on ne l'entendait plus... sauf en deux moments pensais-je avec une certaine émotion : au début et à la fin d'un voyage en mer. C'était en quittant et en revenant au port que ce son réapparaissait dans le paysage sonore de mon quotidien.

Je me tenais à l'arrière du Xebec, l'aviron entre mes mains expertes, devant moi s'élançait le reste du navire, un pont large de sept mètres, long de trente cinq, taillé avec allure, portant les stigmates de l'age, gravé dans le bois.
Et encore devant, à moins d'un mile, se trouvait Port Robert, l'Agonie, l'Inconnu...

La ville se profilait, grise, terne... tout en Orient de ce monde se résumait en ces deux adjectifs. Gris. Terne. Les gens, leurs vêtements, la brique de leurs bâtisses, la mine de leurs visages... même la nourriture par l'augure !
Je crache une partie de mon aigreur sous forme d'un glaviot par dessus bord.
Seulement trois voyages en ce coté là du monde m'avait bien suffit, oui, pour me convaincre de ne plus jamais y retourner. Mon regard reste fixé sur la ville qui s'approchait, j' humes l'air...
Un haut le cœur.

L'odeur des blancs ! Malédiction que leur a donnée là leur Dieu.
L'aigreur de leur âme déborde tellement en dedans qu'ils suintent par chaque pores de leurs peaux couleur de cadavre, un relent acre persistant dans mes narines pourtant bien éprouvée par le sel marin.
Oui je le sens d'ici me disais-je, et si mon estomac se noue c'était bien à cause de cela et non de la peur !
Non de la peur !


Bien sur que si il s'agissait bien de cela, toute la mauvaise foi dont j'étais capable n'aurait suffit à me cacher à moi même cette angoisse. Pourtant qu'avais je donc à craindre ?
Dis moi Abdal, qu'as tu donc à perdre ?
Voilà bien tout ce qu'il me reste, cette unique navire et ma vie.

Si seulement... si seulement j'étais arrivé à Tiskat une semaine plus tard, dans les temps, la ville aurait déjà été prise, MA flotte de onze navires et ses richesses n'aurait été réquisitionné par cette... cette harpie ! La « princesse » Sadi a quant même jugé bon de me laisser le bebakhshid... O merci ma Grande et Bonne Suzeraine, lumière des galaxies !
Chienne...

Onze navires, pleins d'esclaves, d'argent et de pierreries, la plus belle prise de l'entièreté de ma carrière de négrier, un jour glorieux, une richesse à plus savoir qu'en foutre, une existence entière de dur labeur finalement récompensée... et j'avais tout perdu. Tout. Perdu.
Bordel d'Augure, putain de vie, gom shodeam  !
Je crachais à nouveau pour ne pas m'étouffer d'aigreur...


Bref, me voilà donc menant la première vague de diplomates et d'officiels du Qadri vers cette terre nouvelle. Bien que les dirigeants des « Exilés » avaient entretenus un échange soutenu avec les gens de ce royaume durant le dernier mois, à base de pigeon voyageur et de corbeaux messagers, il ne s'agissait pas là d'investir le port et la ville avec toute la flotte d'un coup d'un seul, posant milliers de pieds à terre.
Non.
Ils étaient autant des étrangers pour nous que nous pour eux.
Il fallait donc procéder par étape, envoyer d'abord des messagers pour préparer la venue des grands pontes et la bourgeoiseries du Qadri.


Une question me taraudait... que dis je, LA question revenait me travailler la caboche. Bien plus que de m'inquiéter si nous allions sous peu être reçu sur un tapis de rose ou bien sous les jets de caillasses, je me demandais : pourquoi ici ?

Pourquoi, pourquoi Agonie ?
Ici où rien ne nous appel, ici où l'étranger règne...

Voilà deux semaines que nous avions accosté en Amorce, sur sa cote Est se trouvait le seul et unique comptoir commercial de Basphtet -feu Basphtet- dans toute cette partie de l'Occident. Quelques quais et pontons, entrepôts et bâtisses certes, mais déjà une possession bien établie du Qadri ! Alors pourquoi n'est on restés ?
Pourquoi avoir choisi l'Agonie à la place de la renaissance du Qadri en terre d'Amorce ? Là bas nous avions déjà un pieds à terre...

Mais voilà, Azalée avait murmurée à l'oreille de la Princesse durant ce long voyage d'exil... quoi ? Et pourquoi ? D'ailleurs qui était elle cette « Azalée » ?  Une noble de très haute extraction apparemment, bien que tous à part une poignée ignorent son titre véritable et ses intentions. Mais voilà que Sadi décida de suivre conseil de ce personnage mystérieux et de s'installer en Agonie.
Mais où ? Et qui allaient ils rencontrés ici même ?
Je n'en savait évidement rien, écarté de la confidence.


Nous y voilà presque...
- Zaruri ast !
Fowri ast !

J'ordonnais les rames et les rameurs, ne restait déjà que quelques arpents à parcourir avant de se mettre à quai.
Mes mains se crispèrent sur l'aviron... Une agitation martial régnait dans les docks !
Une centaine, peut être deux, d'hommes en armes avaient pris place et continuait à affluer sur la bordure. Des archers principalement, des machines de guerres aussi, essentiellement des piérrières, inefficace contre des navires mais parfait pour clouer des troupes débarquant sur les pontons.
Un instant de doute s'installa en moi bien évidement. Trahison ? De qui ? Sadi ? Azalée ?
Un problème venant des messages, un corbeau et sa missive perdu peut être ? Plus probablement, et c'était bien de cela qu'il s'agissait : simple mesure de précaution.

Il est vrai qu'à la vue d'une quasi centaines de navires croisant non loin de vos cotes avait de quoi vous inquiéter sérieusement.






* * *






Nous y sommes.
La fin de l'Exil.

Sadi se tenait appuyée sur le bastingage de proue, embrassant du regard Port Robert. Les démarches de ses émissaires n'avait pris que le tiers d'une heure. Le roi Amelin et sa cours étaient désormais prêt à accueillir la délégation.

La princesse jeta un dernier regard par delà son épaule, par delà mer et montagnes, là bas, de l'autre coté de la péninsule d'Insanlar : le Qadri. Une émotion forte lui enserra la gorge. Non, le Qadri n'était plus là bas, il était ici désormais.
Mais même si la fleur avait fanée, son parfum lui, persistait.

La princesse souffla longuement, expulsant ce sentiment de nostalgie par trop douloureux, et se prépara à faire son entrée

La galéasse « Attica » était le bâtiment de parade de la ville de Tiskat, la galère personnelle de la lignée Taldaryn. Sadi avait ordonnée d'embellir le navire plus qu'il ne l'était déjà et plus qu'il ne le serait jamais. Deux voiles latines à l'effigie du scorpion cuivré, étendards, bannières et gonfalon pendues tout autour de la coque, sur les mats et élevée là où il restait encore de la place. Le navire débordait de draperies et de couleurs.
Les cent cinquante rameurs amenèrent rapidement le navire à quai.

Six gardes portant étendards descendirent en premiers. Vêtue d'une armure légère en cuir et en plaque de bronze, de turbans de toutes les couleurs, ils se mirent en rang de chaque coté de la passerelle alors que descendit Sadi dans sa robe la plus magnifique, d'un blanc pure dominant mais aussi de bleu et de vert, d'or et de rouge, alourdie de bijoux, colliers et bracelets en différents métaux, puis sa sœur Saba simplement vêtu et écrasée par la prestance de sa grande sœur. Vint ensuite d'autres gardes et le chef des armées, puis différents nobles et prêtres des différentes villes du Qadri ayant réchappé aux massacres. Une quarantaine de personnes et un chameau se pressaient sur le ponton.
Un chameau, oui. Il était dans la coutume d'offrir un chameau en ce genre d'occasion... Sadi c'était bien opposée à cette pratique au début, mais le poids des nobles soucieux des traditions fut trop forte. Sadi espérait ne pas froisser d'emblée ce peuple avec un cadeau aussi commun et insignifiant qu'un simple chameau.

Mais la princesse fut accueillie par un roi souriant et enjoué, ainsi qu'une grande foule déjà conquise par ses étrangers venu de la lointaine Occident, Sadi se détendit immédiatement face aux vivats enivrants de la plèbe.

« Je vous invite à me suivre et à goûter à cette petite fête organisée en votre honneur. Je pense que vous devez avoir hâte de vous restaurer après un si long voyage. 
Vous et votre peuple pourraient manger et boire autant que vous le voudrez, ici vous êtes chez vous. »  


Guidée par le roi en personne, la Grande Prêtresse était ravie, grisée par l'accueil chaleureux et franchement amical. Une personne de son importance méritait pareil traitement, elle le savait, mais son esprit qu'elle pensait pragmatique c'était tout de même préparé à une arrivée bien moins chaleureuse.

Ils arrivèrent sur la Gran Place, face à un édifice imposant, il fallait lever bien haut la tête pour voir le bout de cette cathédrale.
Amelin l'enjoignit à continuer, lui tint le pan de la tente ouverte et l'invita à pénétrer en dedans. Elle le remercia d'un franc sourire.
Des meubles en bois sculptés, de grandes et colorées draperies à chaque coin de la tente. L'allégresse de la princesse était déjà sur le déclin, les hourras de la foule étouffées par la toile de la tente, Sadi c'était réellement attendue à être amenée dans le Palais de la ville. Ce... « chapiteau » était certes dignes d'un riche bédouin du Désert Intérieur, mais se révélait bien décevant pour le « roi » d'Agonie.
- Des nouvelles de l'Ouest ? Du Qadri et de cette Horde barbare ? Lança-t-il distraitement en servant du vin pour lui (d'abord) puis pour son invité.
- Non, aucunes...
- Vous m'en voyez des plus navré.
Sadi prit la coupe tendu par Amelin à deux mains, trempa à peine ses lèvres dans la boisson offerte par politesse, et attaqua directement :
- Le problème urgent, vous comprendrez, est de loger mon peuple
Qu'avez vous à offrir pour un prix de dix dromons et trente deux galéasses ?

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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Sam 4 Juil - 18:02
Amelin devait bien l'avouer, il était complètement sous le charme de la Grande-Prêtresse de Tiskat-Attica.
Sa beauté exotique, sa peau mate et ses yeux clairs, son parfum d'épice, sa robe majestueuse au multiples couleurs et ses bijoux d'ors et d'argents, mais surtout, son accent d'occident, qui l'oreille du Roi d'Agonie passait pour être une douce musique de l'Ouest Lointain.
Amelin ignorait où elle avait apprit à parler l'Aurore, mais elle parlait parfaitement la langue du pays.

« Vous verrez, Prêtresse Taldaryn, que la baronnie que je vous ai promis est l'une des plus grandiose de toute l'Agonie.
Tascmer est situé près des côtes. C'était au départ un château construit par le Duc Robert II d'Estanbot il y a de cela plus de 200 ans pour garder le Golfe d'Hérance.
Mais depuis la prise du pouvoir des Anghian, la baronnie a été reconvertie. C'est aujourd'hui un petit port, qui accueil un bourg de 500 habitants. Autour s'étend des champs sur plusieurs hectares qui appartiennent tous à Tascmer. Une centaine de serfs y travaillent. On y fait pousser toutes sortes de légumes et de céréales. »


Amelin prit une gorgée de son vin dans sa coupe d'or et observa ceux qui accompagnaient la Grande-Prêtresse du Qadri.
Il y avait une jeune femme qu'Amelin prit au départ pour une servante. Mais si elle était autorisée à suivre la réunion, se dit-il, elle devait faire partie de la famille de la prêtresse. Une sœur ou une cousine en déduisit le Roi.
Mais celui qui intriguait le plus Amelin était ce nègre à la cicatrice. Il avait un regard patibulaire dès plus déplaisant. Ceux de sa race étaient connus, du moins par Amelin, pour être des sauvages assoiffés de sang, qui vous égorgent dès qu'on leur retire leurs chaînes.

« Lorsque je serais officiellement sur le trône d'Agonie, j'écrirai un édit pour déclarer la Baronnie de Tascmer indépendante. Vous serez libre et n'aurez pas d'impôt a payer à la couronne.
Ce territoire n'est pas bien grand, il ne pourra pas accueillir tous vos compatriotes exilés. Mais sachez que tous sont les bienvenus dans toutes les villes de mon royaume, ils seront libres de s'installer où ils veulent, de suivre leurs coutumes et leur religion. Je peux vous assurer que je veillerai moi même à l'intégration des habitants du Qadri.
Vous savez les Aurores, contrairement à d'autres peuples du Caldera, sont tolérants et acceptent les différences de chacun. Notre nation s'est construire en fusionnant avec les populations Loens puis avec les Oultresylvains. Bientôt, les Aurores et les habitants du Qadri ne formeront qu'un seul peuple. »


Amelin leva son verre.

« Pour la gloire d'Ewynn et de la Déesse Attica. »


Puis il but une gorgée. Amelin se demanda si le nègre comprenait sa langue. Comprenait-il seulement une langue ? On pouvait en douter au vu de son regard sans aucune once d'intelligence.

« Mais tout cela Grande-Prêtresse, ne sera possible que si je parviens à monter sur le trône. Et pour cela j'ai besoin de vous.
Car je ne vous cacherai pas que mon frère est un être infâme, un tueur d'enfants qui n'hésiterait pas à massacrer vos concitoyens s'il venait à remporter la guerre.
Vos galères et dromons ne seront pas inutiles à notre efforts de guerre.
Je leur ai déjà trouvé une utilité. Roseval, la ville de mon allié Hoël Roseval-Castelyr est en ce moment même assiégée par nos ennemis. Je lui ai promis mon aide.
Nos troupes sont déjà sur le départ, mais y aller par la terre serait trop long. C'est là que vos vaisseaux interviennent. Transportez nos troupes jusqu'à Roseval, puis affrontez le flotte Lucienne. Ils ne s'attendront pas à vous voir débarquer, la victoire est déjà notre.
Mais vous n'avez pas l'air d'être un seigneur de la guerre Prêtresse Taldaryn. Avec qui doit-je m'entretenir pour discuter du plan de bataille ? »
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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Sam 4 Juil - 20:50

Une face aplatie, des yeux trop écartés, Amelin avait tout de l'allure d'un crapaud.

La Princesse et le Crapaud.

Ce vin était misérable d'ailleurs, par trop amer.
Et il semblait à la princesse qu'il faisait trop chaud dans cette tente.

Le roitelet leva son verre de piquette orientale, enjoué pourtant:
« Pour la gloire d'Ewynn et de la Déesse Attica. »
Sadi se crispa sur son siège de bois grinçant... Non, il ne s'était aperçu à quel point ce qu'il venait de dire était insultant, placer le nom de leur faux prophète (avait il seulement réellement existé ? Sadi en doutait fortement) suivant celui de la Grande Déesse de Tiskat.

Sadi prie sur elle, trop habituée à la rigidité protocolaire du Qadri elle savait qu'un effort "d'adaptation" sera à entreprendre ici.


«[...]
Je leur ai déjà trouvé une utilité. Roseval, la ville de mon allié Hoël Roseval-Castelyr est en ce moment même assiégée par nos ennemis. Je lui ai promis mon aide.
Nos troupes sont déjà sur le départ, mais y aller par la terre serait trop long. C'est là que vos vaisseaux interviennent. Transportez nos troupes jusqu'à Roseval, puis affrontez le flotte Lucienne. Ils ne s'attendront pas à vous voir débarquer, la victoire est déjà notre.
Mais vous n'avez pas l'air d'être un seigneur de la guerre Prêtresse Taldaryn. Avec qui doit-je m'entretenir pour discuter du plan de bataille ? »


La prêtresse s'était déjà penchée plus en avant, prête à répondre à l'insulte par l'insulte... mais se retint au dernier moment, une fois encore elle prit sur elle et se tourna vers son Maréchal.
"Asr be kheyr Janiss.
Méné, méné."

Moussa claqua des talons avant de disparaître derrière les pans de la tente.
Sadi attendit sans piper mot, peut lui importait d'installer un silence pouvant être interprété comme "pesant", déjà soucieuse de l'avenir.
Une minute déjà et Moussa revint, accompagné de Janiss le pirate. L'homme était vêtu des plus simplement, faisant contraste avec tout le reste de ses compatriotes drapés de leurs plus beaux apparats, Janiss n'était habillé que d'un pantalon ample blanc, d'une redingote et de son charisme naturel. Il mit genoux à terre et dis avec un léger accent :
"Mon-sir le Roi, c'est tout d'honneur"
- Voici Janiss, Amiral de ma flotte, qui mènera ce combat pour vous monseigneur.
Le pirate n'était nullement au courant de cette soudaine promotion, il aurait pu accueillir la nouvelle avec une franche expression d'étonnement... mais il se contenta de lisser sa moustache d'une main distraite une fois relevé.
- Un château fidèle au roi légitime est attaqué Janiss, il nous faut débarquer les troupes du roi rapidement là bas pour défaire les infidèles. Il faudra ensuite défaire la marine.
Elle fit une pause, posa son verre au pieds de sa chaise... Janiss avait du interprété cela comme la fin du petit discours de Sadi car il s’apprêta à pauser questionnement à sieur Amelin. La prêtresse le coupa d'un geste de la main désinvolte et posa toute son attention sur Amelin :
- Trente deux galéasses de cent rameurs, entraînés à combattre en cas d'abordage, pouvant porter deux cents cinquante soldats dans des conditions spartiate, mais possédant un équipage d'une centaine de marins en temps normal.
Dix dromons.
Deux chelandes.
Et vingt xebec, rapide et vif.

Voilà ce que je vous offre, ici et maintenant pour transporter vos troupes immédiatement à la fin de notre conversation si vous le souhaitez, puis chargés de défaire la marine de l'ennemi.

Mais je veux la propriété de Tascmer tout aussi immédiatement, de façon officielle.

Mon peuple a déjà trop souffert de l'Exil, et il mérite la terre que je leur ais promisse dans les plus bref délais.



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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Dim 5 Juil - 14:11
« Ne soyez pas impatiente Grande-Prêtresse.
Je comprends votre situation, vous venez d'effectuer un long voyage, vous êtes éprouvée, la perte de votre cité natale doit être dure pour vous et votre peuple et vous avez hâte de pouvoir reconstruire votre communauté le plus rapidement possible.
Mais comprenez aussi ma situation. L'Agonie est en pleine guerre de succession. Je suis légitimement le Roi, mais je ne le suis pas encore légalement tant que je n'aurai pas été couronné. Pour le moment le Royaume est dirigé par un Régent, dans l'attente de l'issu de la guerre. »


Amelin prit tranquillement une autre gorgée de vin. Avec la guerre, la dernière cargaison de vin d'Epauline n'avait pu être livrée, le Roi avait honte d'offrir à ses hôtes du vin de la Bordure, une horrible piquette pour les poivrots de Robertrie.
Malgré la tension palpable, Amelin restait impassible. Il menait les débats, même s'il avait besoin de la flotte des Taldaryns pour mener sa guerre, les survivants du Qadri avaient eux besoin de la terre d'Amelin pour survivre.

« Je vous donne cette baronnie dès maintenant Prêtresse Taldaryn. Mais temps que je ne serai pas sur le trône, aucune de mes décisions ne pourrons être reconnues officiellement.
Les hommes de la Bordure vous laisseront vous installer à Tascmer, mais ce que je vous ai promit ne pourra être appliqué que par un édit que je ne pourrai signer que lorsque je serai le seul Roi d'Agonie reconnu par tous.
Temps que ma légitimité ne sera pas reconnu, la votre ne le sera non plus.
Nos objectifs concorde ma chère, c'est pour cela que vos hommes doivent se battre pour moi. Non pas pour me mettre sur le trône, mais pour leur liberté et le renouveau du grand Qadri. »

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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Dim 5 Juil - 14:53



Sadi avait du se résoudre à ces combats futurs, certainement lourd de pertes, mais ne pouvait réprimer ce sentiment de frustration... les choses ne pouvaient elles jamais être simple pour une fois au moins ? Elle fit signe au pirate qu'il pouvait parler, la prêtresse avait la gorge par trop nouée pour dire quoi que ce soit, la seule pensée de perdre tout ces navires l'ayant retournée.

- Sir, si vos hommes et votre matériel sont apprêtés au départ, nous pouvons quitter les quais en moins de trois heures.

Débarquer sur plage même sera plus long, en l'absence de port nous devrons débarquer la soldatesque par barque de nos galéasses. Le process prendra temps, une heure voir deux de celle ci.

Combien d'hommes devons nous embarquer ?


- Problème se pose pour l'équipage de marins combattants sur nos galéasses.
Tantôt pour chaque Xebec et chacun de nos dromons nous avons arroi nécessaire, mais nos galères partent en guerre avec un équipage mercenaires, nous avons bien les rameurs, mais pas plus de dix de nos hommes peuvent être mobilisés pour chacun de ces navires là.

Des archers il nous faut, point d'arbalestrie, ces engins que vous affectionnez ont certes pour elles une certaine précision, mais leur portée est par trop handicapante.



- En terme de stratégie même, en marine est il inutile de prévoir, les situations sont bien trop différente à chaque combat. Mais dans l'idéal nous opérons en demi cercle, l'amiral au centre, les dromons sur les flancs, les galéasses complétant le reste de l'arc. Les Xebec rapides effectuent un contournement par l'arrière si possible, entraînant la poursuite des navires adverses afin d'en éloigner le plus possible de leur dispositif.




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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Dim 5 Juil - 15:39
Amelin avait vraiment du mal à comprendre le pirate. Son accent à couper au couteau était inintelligible, le Roi comprenait un mot sur deux.
Apparemment, l'étranger couleur du sable parlait tactique navale, et Amelin finit par se dire que même si son interlocuteur parlait parfaitement Aurore il n'aurait quand même rien comprit.

« Sieur, je vous laisse vous occuper de la tactique à aborder avec le Seigneur Grégor d'Anghian. Je suis un homme de lettre et non un homme d'épée. »

Amelin sortit cela avec un ton méprisant, sans le vouloir. Il tenta tout de suite de rattraper son écart.

« A vous les honneurs de mener le guerre navale en mon nom Sieur Janiss. Si vous remportez cette bataille je vous ferais anoblir une fois sur le trône. »

Amelin se leva et porta une nouvelle son verre.

« Pour Ewynn et la Déesse Attica » dit-il avec enthousiasme, sans savoir que cela insultait profondément ses hôtes.



Le Roi Amelin et la Prêtresse s'étaient retirés pour laisser les hommes d'armes discuter de la guerre.
Le pirate Janiss et Grégor d'Anghian s'étaient réuni sur un navire du Duché de la Bordure pour élaborer leur tactique. Ce navire, l'un des plus imposants d'Agonie, faisait pâle figure face aux énormes chélandes venus de l'occident.

Les deux meneurs étaient entourés de leur officiers.
Tous les soldats étaient prêt, habillés d'armures au couleur des Anghians et portant leur épées et boucliers. Les mercenaires et marin du Qadri avaient quant à eux plus l'apparence de pirates que de soldats portant l'étendard d'Amelin.

On expliqua brièvement la situation.
Roseval était attaquée, les Riviennes y menant un siège. D'après les chiffres qu'avaient les Seigneurs de la Bordure, la Lucie, même amputée de la force de Roseval, possédait une trentaine de navires de guerre et 6300 soldats, en faisant l'une des armées la plus puissante du royaume.

Le Duché de la Bordure ne pouvait en lever que 3750 soldats au total, qu'il fallait emmener jusqu'à Roseval par voie maritime.
Ils ne connaissaient pas l'état de la cité assiégée, mais avec l'appuie des Taldaryns et des troupes de Roseval, Grégor d'Anghian pouvait probablement faire jeu égal avec son homologue de la Lucie.

Au dessus d'une carte stratégique de Roseval et de ses côtes, le Duc de la Bordure donnait ses instructions.
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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Dim 5 Juil - 23:33
...

déban
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MessageSujet: Re: La guerre selon Amelin Lun 6 Juil - 1:06
 - " Bon ... "

Grégor avait déroulé bon nombre de carte. On pouvait voir de nombreux éléments griffonnés dessus pour trouver la meilleure stratégie à adopter pour trouver une solution optimale. Il réfléchissait maintenant depuis de longue minutes avec Janiss qu'on lui a présenté comme l'Amiral de la flotte de Sādï amir'Taldaryn. Il fallait construire le plan d'attaque le plus rapidement possible pour frapper un grand coup : 

- Sieur Janiss c'est bien ça ? Dîtes moi à combien s'élève votre flotte ? Demanda Le Duc à l'encontre du pirate.

- Et bien. Commença l'étranger avec son fort accent. Nous possédons 10 dromons, 2 Chalendes, 20 Xebec et 32 galéasses voilà de quoi on composée notre flotte à ce moment même. Une belle flotte Monsieur le Duc... Mais nous avons besoin de combattants.

- En effet une belle flotte. Combien de combattants peuvent embarquer par bateau ? Demande Grégor.

- Et bien, près de 90. Des archers, de bons archers, se serait une pièce maîtresse. Qu'en pensez-vous ? Quelle est votre stratégie face aux forces ennemies.

- Je vois, nous prendrons avec nous vos 32 galéasses, vos une Chalende et 5 Xebecs Pour l'instant nous ne pouvons évaluer le nombre de soldats dans l'armée ennemie mais pour prendre d'assaut la cité et surtout nous ne savons pas si ils attaquent par la mer ... mais c'est une éventualité et nous allons agir en conséquence. Bien. Nous avons exactement 3750 soldats mais bien entendu tout les soldats ne sont pas des experts en tant qu'archer. Néanmoins la famille Vertbois est experte dans ce domaine. Prés de 800 soldats, des archers, des archers d'élite même. Nous pouvons remplir facilement 8 galéasses, ses 8 vaisseaux feront partie de l'avant du convoi, je donne le commandement à Alphonse Vertbois, il guidera l'avant garde, lui et ses archers ouvriront la voie nous rencontrons des navires ennemies et combattrons sur mer si il le faut. Nous ferons monter dans les 24 autres galéasses le reste des troupes, 90 par navires comme vous le préconisez. Je veux 3 groupes de 8 navires qui vont débarquer à 5 kilomètres en amont de la cité. Pour l'instant nous avons 2960 hommes engagés, vos 5 Xebecs nous aiderons à transporter des armes en surplus ainsi que nos troupes de lanciers. Ensuite vos Chalendes ... se sont des vaisseaux lourds c'est bien ?

- Tout à fait, tout à fait, bien plus dur à couler, très dur à couler même.

- Parfait. Votre Chalende, nous y ferons monté des cheveux et des vivres.

- Quand est-il du reste des troupes Sieur ? Demanda Janiss

- Le reste des troupes, c'est à dire les derniers 790 seront avec moi sur les bateaux de la Bordure. Ils seront tout autour du convoi. Voilà je crois que nous avons tout bon. Les bateaux des archers nous ouvrirons un pont pour que nous filions directement sur les côtes. Qu'en pensez vous ?



- Mes hommes seront près et répondront à tout vos ordres, Sieur d'Anghian. 

- Dans ce cas, que les troupes soient prêtes. Grégor tendit sa main vers l'homme en face de lui. Que vos dieux aussi bien que les nôtres soient avec nous. "


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