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MessageSujet: Les folles nuits des princes des nuisibles Sam 27 Juin - 1:16
Une nuit sans lune, d'un été à la chaleur étouffante, dans les bas-fonds de la cité portuaire de Roseval.  
Quel bel endroit où commencer une grande histoire. Le monde est dur, et seuls les plus forts survivent. Ici bas, nous ne sommes pas nés avec des titres, et nous ne sommes pas auréolés de noblesse et d'honneur. Nous ne sommes pas des aigles triomphants, des lions menaçants, des chiens hardis de revanche ou des sangliers persans, le genre de bel animal que nous voyons sur les blasons de la gloire. Nous sommes une toute autre espèce : Nous sommes les rats. Les gueux, les loubards, les coupes-jarrets, les voleurs, le « petit peuple » si vous êtes gentil -ou plutôt condescendant-.
Alors, il faut bien survivre, n'est-ce pas. Même au fin fond du cloaque, nous les rats, nous survivons.

- Oï ! Dégagez ! Maintenant !

Deux gardes patrouillaient, le bruit de leurs bottes et le cliquetis de leur cotte de maille résonnaient dans une nuit autrement calme. Devant eux, quelques badauds, des mendiants cherchant quelques pièces d'argent pour tenter de survivre, fuyaient alors qu'ils posaient la main sur le bout de leur épée.

- Bande de ploucs ! Il en sort des dizaines !

Derrière un muret, deux hommes attendaient. L'un d'eux leva la main pour indiquer à son camarade qu'ils pouvaient passer. Ils chargeaient à l'autre bout de la rue, le dos courbé, faisant attention à ne pas alerter les gardes de Roseval. Après avoir rapidement s'être assurés qu'ils n'étaient pas suivis, les deux comparses accédaient enfin à un quai sur lequel un bateau venait d'accoster. Un noble en bel habit de soie venait de sortir. Il s'approchait d'un homme plus grand et plus gras que lui, et trouva le moyen de l'engueuler.

- Assurez-vous que ma cargaison soit déplacée avant une heure ! Et faites bien attention : Tout ceci est fragile !
- Oui m'siegneur.

Le noble et sa garde rapprochée quitta immédiatement l'embarcadère. Le long du quai, des ouvriers débarquaient, en tirant sur des cordes, de grosses caisses précautionneusement.

- Attend un peu, très cher Léonard, mon ami... Nous ne devons point faire d'écarts tant la minutie de notre planification est mise à rude épreuve tant le nombre de ces forces de coercitions est importante... J'ose espérer que notre cher comparse, Daric, aura accompli son objectif...

Et effectivement, Daric, leur allié, arriva. Comme le plan l'avait prévu, il conduisait une épaisse charrette, qui, stratégiquement positionnée près d'une allée, empêchait tout accès à d'autres hommes. Un garde vint s'approcher de lui, et Daric, assis sur sa chariote, le salua.

- B'soir m'sieur.
- Oh ! Quoi que tu veux ?
- J'apporte c'vin à la taverne d'la grosse Vivienne, en bas d'la rue.
- Eh ? Tu vois pas que tu peux pas passer ici ? Fais donc le tour !

Alors qu'ils parlementaient, Léonard et son compagnon traversaient l'allée, pour aller jusqu'au quai. Ils se cachaient derrière une caisse, et observaient la cargaison déchargée être déplacée.

- M'sieur ! Les rues sont bondées, vous savez mieux que moi...
- … Est-ce que t'es mou dans la tête ?! Tourne la chariote maintenant ou t'vas avoir des ennuis !

Daric tenta de gagner autant de temps que possible, mais le combat était déjà gagné. Léonard et son ami, Sieur Adrien de Villeneuve (Dit « Addy ») avaient passé le barrage filtrant de la garde, et les voilà maintenant à descendre le ponton pour s'approcher du bateau.

- Voilà, mon bon Léonard ! La cargaison doit être bien riche !
Maintenant, il nous faut subtiliser un de leurs transport, sur lequel ils placent les caisses... Va donc créer une diversion, pendant que je m'infiltre !


Il donna une tape condescendante sur l'épaule de Léonard, et, l'air patibulaire, s'approcha de deux gardes qui pissaient contre un mur.
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MessageSujet: Re: Les folles nuits des princes des nuisibles Mar 30 Juin - 15:27
Poisseux dans ses guêtres comme dans son foie, Léonard bouillonnait sous son bonnet imbibé de vin. Par trois fois déjà, Addy l'avait empêché de se ruer sur l'ennemi qu'il soit garde ou vagabond, par trois fois il avait empoigné sa petite hache en vain. Lors qu’enfin le moment de passer à l'action fut arrivé, il ne fut en rien étonnant de voir que le gaillard fut plus prompt à l'action directe qu'à la réflexion stratégique.

"Compte sur moi Addy !"

Son chuchotement ressemblait davantage à un grognement. Leonard enfonça une main à quatre doigts sous sa ceintures pour décoller son sexe de sa cuisse et s'élança tel un bossu à l'abri de l'éclat des torches jusqu'à se rapprocher un maximum de sa convoitise. Caché derrière quelques caisses entassées, il obervait de ses petits yeux porçins le cortèges des gaillards soufflants jusqu'à un petit batiment plongé dans l'obscurité. Certains étaient de Roseval, d'autres surement piochés en route, peut être des hommes de l'est. La brute se tira le visage d'une main et saisit sa hache de l'autre, tout près se trouvait un chariot chargé bien plus simple à approcher.

"Tu veux une diversion je vais t'en donner de la diversion."

Impossible de voir le nombre de montures ni le siège du véhicule d'ici. Le molosse traversa à nouveau quelques points qu'il jugeait sûrs jusqu'à arriver à quelques mètres sur les flancs du chariot. A pas feutrés, la villain attendit quelques secondes que les mercenaires quittent l'endroit du regard en direction du navire et s'approcha tout doucement, prêt à égorger toute sorte de cocher. Dans sa tête résonnaient déjà les félicitations de son comparse.

«  Leonard tu es assurément la muse de la gloire en personne, la subtilisation de cette hyppomobile ... »


"hmm ?"

Juste sous la roue du chariot, le pauvre bougre venait d'apercevoir un vieux morceau de pain légerement humidifé par l'activité portuaire. Sans que son ventre n'alerte les comtés voisins, il se baissa doucement pour saisir la denrée du soir.

"Et toi !"

Le brigand n'eut pas la moindre reflexion. La voix hésitante mais rocailleuse d'un jeune mercenaire reveilla en lui tout les reflexes propres au chien de garde qu'il était. Fils de boucher et père de nombreux fils de pute, ode à la violence et au non sens, Leonard se retourna brusquement hache en mains, avec toute l'allonge dont il put faire preuve. L'arme vint s'écraser contre l'épaule du mercenaire avant de s'enfoncer quelque part dans sa nuque dans un désagréable bruit sourd.

-A moi !

Impossible de récupérer la hache aussi coincée que la bite d'un prêtre dans le cul d'une gueuse. Dans un éclair de jugeotte, Léonrad abandonna son arme et suta aux côté du barbu sinistre qui lança ses chevaux à toute allure. Esperant avoir entrainé autant de mercenaires que possible, Léonard fut prit d'une soudaine rage en repenssant au morceau de pain. Empoignant le cocher comme il put malgré les secousses du chariot qui semait son chargement à chaque sursaut, il lui enfonça ses gros pouces crasseux dans les orbites et s'élança dans la boue séchée d'une contre allée. Les deux roulèrent un moment au sol mais Léonard fut le plus rapide à se redresser. Enfourchant le pauvre homme comme une putain, il rassembla ses deux poings et frappa encore et encore jusqu'à ce que le sang de sa victime ne vienne lui bruler l'oeil. A bout de souffle et endolori, l'assassin grognant et soufflant comme un taureau s'éloigna maladroitement par peur de se retrouver seul face aux gredins.
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MessageSujet: Re: Les folles nuits des princes des nuisibles Mar 30 Juin - 16:54
-Ecoute, t'mas l'air d'un bon gars, hein, alors, que dis-tu que je te donne un sou pour ton soucis, si tu me laisses passer ?
- C'est pas une question de ça ! J'ai pas le droit de te laisser passer, point barre ! Demi-tour et casse-toi !
- Il y a toujours moyen de s'arranger, allons bon.
- Tu dois venir du nord pour être con comme ça !
- Non, je viens de-
- Ça suffit ! Tu tournes ou bien je jure que je vais te-


Un cheval émit un hennissement terrible. Le brigand se tourna, et aperçu un de ses comparses à terre, une hache plantée dans le flanc.

- Mais, qu'est-ce que- !

Daric, dans un mouvement rapide, sorti son épée de son fourreau. Une petite épée carmolaine, qu'il enfonça dans la nuque du malingre, la pointe ressortant pas la gorge. Le pauvre bougre cracha du sang alors que ce bon Daric sauta de sa chariote et retira tant bien que mal sa lame.

Sieur Adrien, pendant ce temps-là, s'était approché des deux pisseurs de la nuit, et avait commencé la discussion avec eux.

- Belle soirée, ne pensez-vous pas mes chers camarades ?
- Shhnft. Casse-toi, dis l'un d'eux tout en reniflant de manière audible.
- Allons bon, ceci n'est point la manière de parler à un compagnon d'infortune.
- Oh ! « Casse-toi » ça veut dire autre chose dans ton pays ?
- M'est venu à l'esprit que vous pourriez aider un semblable en manque de chance, mes amis. Par la grâce d'Ewynn, feriez-vous devoir de charité et d'accepter de me rendre dû de quelques deniers, de telle façon que je puisse aller me substanter ?
- SI TU TE CASSES PAS JE TE JURE QUE JE TE COUPE LA BITE !


Les yeux d'Adrien s'écarquillaient.

- Voilà qui n'est pas une façon de parler à un homme, eh, malandrin ! Votre nourrice ne vous a-t-elle point éduquée ? Peut-être fut-elle trop chargée lorsque ses douces lèvres pures glissaient le long de mon phallus, hein ?!


Les deux pisseurs tournèrent leur tête. Leur première expression fut le choc, ou peut-être une forme de surprise. Mais, soudain, leur visage se transforma en terrible colère. L'un d'eux, la bite à l'air et encore humide, dégaina immédiatement sa dague. Mais à peine eut-il le temps de la sortir, que Sieur Adrien leva le pied et écrasa ses doigts de pieds.
Le « chevalier », dans le même mouvement, ferma son poing et alla l'écraser contre les bourses du second comparse. Les deux hurlaient et avaient le dos voûté, par la douleur. Adrien enchaîna sur le dernier, lui mit un coup au ventre, avant de lui attraper la gorge et de lui planter un poignard. Très rapidement, il se retourna, retirant l'arme dans le même mouvement et le planta directement dans l'orbite du coupe-jarret encore debout.

La situation avait rapidement dégénérée. La « diversion » de Léonard avait finalement été beaucoup plus belliqueuse que prévu. Son poignard étant maintenant enfoncé au fond de la cervelle d'un autre homme, le Sieur ne put que sortir son épée, une épée courte et bâtarde de très mauvaise qualité.

Tout le long du quai, une charrette avait traversé à toute allure. De grosses caisses s'étaient écrasées en divers endroits, répandant sur le sol des cargaisons diverses : De la nourriture, des bouteilles de vin, des vêtements, des outils pour entretenir les chevaux...

Le bruit avait été terrible. Et, dans une sorte d'entrepôt tout proche, une bonne dizaine de sales gredins venaient de sortir en courant. L'un d'eux, le chef, un énorme chauve portant une longue hache et ayant une brigandine sur le buste, regardait Léonard en train de partir.

- Là ! Attrapez-le ! Je veux qu'il crève, qu'il saigne à blanc comme un porc !

Sur ces ordres, les petits hommes chargeaient en hurlant. Ils n'avaient point de protections ou d'armement conséquent. La moitié d'entre eux avait des fourches, l'autre avait au choix des marteaux ou de petits poignards. Ils n'avaient pas l'air non plus très courageux, et sans doute partiraient-ils en courant après avoir été confrontés à une force trop nombreuse.

Ils s'approchaient de Léonard, mais s'arrêtèrent à son niveau, armes dressées devant lui. Ils héistaient à l'attaquer, et cherchaient à se coordonner.

C'est à ce moment que, dans leur dos, un homme beugla. Daric, d'un simple coup de son épée, trancha le haut du crâne de l'un d'eux, qui tomba à terre dans un geyser de sang. Le sale barbu enchaîna, attrapant du bout de la main la fourche d'un des hommes pour la soulever, s'approcher à son niveau, et lui mettre son arme juste au niveau de son bas-ventre. Terrifiés, le reste de la meute s'échappa en courant, jetant leurs armes à terre.

- Ah ! Bandes d'incapables ! Quand on veut faire quelque chose de propre, il faut le faire soi-même !

Soulevant sa hache, l'homme s'approcha des deux hommes. Jusque-là, les deux pauvres avaient de leur côté l'effet de surprise. À présent, ils allaient devoir affronter un gros tas.
Mais le pire, c'est que le bruit de la rixe avait attiré la garde de Roseval, qui était à présent en route vers les quais. Il fallait faire vite si les trois hommes espéraient s'échapper avec leur tête.

Sieur Adrien de Villeneuve, le plus charmant et intéressant du trio, était entré dans l'entrepôt par une fenêtre, profitant de la bagarre pour aller découvrir que contenait donc ces caisses. Le plus étrange, c'est que la ville de Roseval était en situation de siège, aussi, qu'un bateau puisse aborder les côtes et entrer dans la ville était un miracle.
La garde de Roseval contrôlait les marchands, faisait des descentes dans les bars et les bordels. En temps de siège, le vol de nourriture était la pire chose qui puisse arriver, et les forces de coercition étaient devenus subitement bien plus zélées. Les trois risquaient d'être décapités, s'ils étaient chanceux, ou bien pendus pour le divertissement des seigneurs.

Mais passons. Adrien était devant quelques caisses. Il s'approcha de l'une d'elles, et posa la lame de son épée bâtarde pour en soulever ce qui la recouvrait. Après maints efforts, il parvint enfin à voir ce qu'elle contenait...

- Par Ewynn...

De la soie. Oui, cela n'était pas une blague. En futur siège de Roseval, alors que la ville risquait de mourir de faim, ou d'être tuée par les hommes des Riviennes qui bientôt seraient aux portes de la ville, c'était de la soie qui avait été importée. Adrien toucha le tissus. Il était aussi beau qu'il était doux, et il avait l'impression de le souiller rien qu'en apposant ses doigts.

- Ah ! Salope !

Le noble chevalier se tourna. Mais, immédiatement, un coup de poing vint écraser sa mâchoire. Il tomba à terre, et quelqu'un attrapa son épée.
Quatre hommes, portant des cottes de mailles, étaient déjà dans l'entrepôt.

- Voilà la pute ! Où sont ses potes ?
- Attendons-ici... Ils ne tarderont pas à venir...


Un coup de botte rendit Adrien inconscient, tandis que les mercenaires attendaient patiemment que Léonard et Daric entrent dans le bâtiment pour à leur tour les attraper...
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MessageSujet: Re: Les folles nuits des princes des nuisibles Mer 2 Sep - 0:10

Léonard dandinait dans l'obscurité, traînant une épée bâtarde qui venait remplacée la hache abandonnée. Tiraillée entre l'envie de filer en ville pour disparaître dans une taverne et sa loyauté envers Addy, il tourna en rond un moment jusqu'à apercevoir Daric, escaladant silencieusement le mur d'une battisse pour y regarder à travers les ardoises. Le lucien souffla un coup et se dirigea vers lui, rapidement coupé par un groupe de trois mercenaires venant et partant à toute allure. Le peu de jugeote du malandrin ne lui permit pas de tirer de conclusion, mais son compagnon en avait profité pour disparaître. Léonard essuya la sueur de son visage écarlate à l'aide de son bonnet et tacha d'avancer encore un peu, il colla son oreille et entendit des voix sans parvenir à deviner les mots prononcés.

Surement des ennemis avait-il pensé. Observant les murs des ruelles humides débouchant sur le quai, il s'élança et attrapa brutalement une torche sur la façade d'une haute demeure de pierre. Ses yeux porcins roulèrent et tentèrent de trouver l'orifice par lequel insérer l'objet d'un futur incendie. La. Une crevasse sous la toiture basse, à peine rebouchée, il lui suffirait de gratter un peu. La lumière le rendait visible, sa visibilité le rendait nerveux. Le bougre se mit sur la pointe des pieds et commença son "ouvrage" Ses gros doigts maladroits parvenaient à effriter la matière poreuse mais alors qu'il prit appui sur une grosse pierre, celle-ci céda sous sa force et il tomba au sol, lâchant la torche qui alla rouler quelques mètres plus bas. La flamme vacilla, crépita dans l'eau d'une petite marre entre les pavés puis fini par s'éteindre. Léonard frappa au sol d'un poing furieux, un homme frappa son crane d'un coup précis. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il put voir qu'Addy était à ses côtés.

Je suis content de te retrouver mon vieux. Avait-il dit le visage déformé par un sourire ahuri.

Ce n'est que lorsqu'il se rendit compte que ses mouvement étaient entravés par le lien d'une épaisse corde qu'il put enfin voir les hommes en côte de maille et se rendre compte de la situation, il tenta de se relever mais les hommes en arme le forcèrent à rester au sol à la pointe de leur lame.
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