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MessageSujet: Les lames du nord Mar 19 Jan - 18:57
Childeric apposa maladroitement son sceau sur le parchemin puis le confia au cavalier qui repartit aussitôt. Silencieusement, il l'observa rentrer vers le sud en direction de la lisière de Tombebrune. Il lui faudrait plusieurs jours ne serait-ce que pour atteindre et traverser l'Irême, un temps précieux pendant lequel trop de choses pouvaient se passer rendant une telle procédure épistolaire obsolète. Pourtant le vieil homme s'appliquait à respecter à la lettre les consignes du duc de Lucie. Il n'aimait pas le nord, il n'aimait pas les terres gallanques et n'appréciait que peu la seigneurie des Cimes, rangeant son matériel dans une petite malle de cuir, il décida de rejoindre les quelques hommes qui lui servaient d'escorte afin de partager quelques provisions.

Bien que n'étant pas homme du peuple et rejetant tout rapprochement lorsque ceci était possible, il aimait la simplicité des hommes d'armes, des guerriers de métier. Capable de passer des heures à discuter des batailles et stratégies de l'histoire moderne, d'exercices et d'armes de pointe, il n'était pas de ceux qui s'isolent de par leur rang.

- J’espère que vous ne souffrez d'aucune brusquerie monseigneur. L'endroit est autrement moins bien fréquenté que la châtellerie des Cimes. Permettez moi cependant d'affirmer qu'une certaine diversité n'est pas négligeable lorsqu'il est question de chattes chaudes et payées au fer de nos seigneurs.

Il entama la volaille de son bol sous le ricanement de quelques hommes présents. Sylvain de Castelanne, chevalier des cimes et lui même avaient étés mandatés par leurs seigneurs respectifs quand aux assassinats et enlèvements sévissant aux frontières nord et se conduisant jusqu'en Lucie. La piste Frissonne avait été établie par l'interception de messages cryptée en langue du nord. S'entendant de la manière la plus minimale surtout quand à la sécurité des héritiers de Gallance, les ducs avaient montré leurs inquiétudes respectives quand aux intrusions étrangères et aux campements formés, actes ne pouvant êtres commis qu'avec la présence d'un réseau établi. Ne préférant pas faire intervenir la religion afin d'éviter toute vague et de garantir le faible équilibre entre les puissances locales, la discrétion avait étés imposée aux compagnons.

L'auberge de bourg dans laquelle ils attendaient l'aube se situait dans les plaines centrales s’étendant entre la Carmanie et la Rime, étape avant de rejoindre au nord est un camp frisson récemment rasé.
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MessageSujet: Re: Les lames du nord Mer 20 Jan - 12:38
Enfoncé dans sa chaise, recouvert de sa chaude jaque, le jeune Sylvain observait silencieusement le cavalier fuir au dehors, dans le froid et les quelques centimètres de neige qui collaient au sol. On était en plein hiver, et pas un bon hiver : Il y avait de temps à autre de violentes tempêtes, la nuit durait longtemps, et les paysans ne travaillaient même plus aux champs, terrés chez eux à tenter de rester au chaud.
Le temps était rarement clément dans le nord de la Gallance de toute manière. Mais ceci risquait vite de compliquer les recherches.

Qu'importe. Cela plaisait à Sylvain. Le jeune homme se sentait bien mieux à vagabonder dans le nord que de rester au château de son père, ou à patrouiller les mêmes routes chaque jour. Il n'avait pas été envoyé ici à cause de sa compétence ou de son talent dans les entreprises d'inquisition, mais au moins parce qu'il était discret et que cela lui plaisait.
Se réchauffant avec un pot-au-feu, typique des gueux, il fut un peu étonné des manières que lui adressait le noble qu'il devait accompagner.

- Heureux de l'entendre, sire. J'espère que nous allons vite régler cette affaire, qu'on puisse rentrer chez nous.

Il tailla dans la chair de sa pièce de viande, et postillonnant quelques morceaux de carottes, il se mit à discuter.

- Je me demande tout de même pourquoi les Frissons nous attaqueraient comme ça.
Ma famille, les Castellannes, ont été fondés dans le sang, le sang de Jan-Marius. Peut-être que c'est un moyen de se venger, que quelques brigands pensent vouloir ainsi se venger.


La salle était complètement vide, à part pour les hommes en arme. Lorsque l'aubergiste ouvrit la porte, un courant froid traversa la pièce, faisant trembler tout le monde. L'homme ferma vite derrière lui, jeta deux grosses bûches dans le feu et aller prendre les pièces que lui tendaient les soldats.
Dehors, le soleil ne se faisait plus voir derrière les nuages. Mais il était maintenant plus de midi.

- Il vaudrait mieux ne pas camper dehors, cette nuit. J'espère qu'on trouvera une autre auberge.

Sylvain se leva de sa chaise, et se recouvrit de sa cotte de mailles. Les hommes s'équipèrent comme lui. Il valait mieux ne pas laisser la piste frissonne se refroidir. Surtout que cet endroit était chez eux, ils savaient se cacher dans les bois et les forêts. Et il était hors de question de recevoir de l'aide du baron local.

La troupe sorti dehors, et rembarqua entièrement. Les chevaliers et écuyers montaient sur des chevaux, les simples hommes d'armes traînaient des mules remplies d'équipement.

Il n'y eut pas de grandes discussions sur la route. Celle-ci était humide et boueuse. On ne croisa pas de caravanes ou de bergers qui faisaient marcher leurs troupeaux. Mais après une heure de marche, ils commencèrent à approcher de leur destination.
Les arbres avaient des feuilles, même en hiver : Sur les branches se trouvaient des cordes, et au bout, quelques hommes nus aux visages violacés. Sans doute des bandits de grand chemin qui ont été attrapés.

Le « camp » frisson était un endroit bien malheureux. Il était au milieu de la forêt, sous la protection des arbres. Il y avait bien des traces d'une présence humaine : Des tentes éventrées, un feu éteint, et un cadavre de vache aux intestins pendant du corps, les mouches tournant autour d'elle. Sylvain avait déjà mis le pied à l'étrier, sa monture rattrapée par son écuyer, alors qu'il s'approchait, épée en main. Il fit un peu le tour du camp, avant de ranger son arme dans son fourreau.

- Rien ici.

Le jeune chevalier observa les yeux au ciel. Des flocons étaient en train de tomber.

- Nous devrions continuer dans la forêt, voir si nous pouvons trouver quelque chose qui nous mènerait à-
- Sire Sylvain ! Sire Childeric !


Une voix retentit un peu plus loin. Un des hommes d'armes avait vu quelque chose derrière un rocher.

Un spectacle macabre se trouvait devant eux : Un homme était étendu, à l'envers, les pieds cloutés à un arbre, le pénis arraché, et le corps ouvert du bas-ventre jusqu'à la gorge.
Dans sa bouche se trouvait une pièce d'or, gravée d'une croix.

- C'est pas un simple paysan... C'est une pièce du Caldéra.
Cet homme est un croisé. Probablement un chevalier local.

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MessageSujet: Re: Les lames du nord Mer 20 Jan - 13:37
Childeric ne prit la peine de descendre de sa monture qu'une fois le corps découvert. Il ne l'observa qu'un court instant avant de faire quelques pas plus loin, jetant un coup d’œil aux restes du camps. Le lucéen ne semblait pas rassuré et pour chaque élément attirant son attention au sol, il se redressait et observait au loin comme s'ils étaient sur le point d'être attaqués.

-Non. Ce n'est pas le camps recherché. Non, ça ne convient pas.

Resserrant les peaux couvrant sa vieille armure, il ramassa un petit objet qu'il enfonça en besace puis trottina de nouveau jusqu'à Sylvain, éprouvé par le froid contrairement au jeune et vif chevalier des Cimes. Son souffle court trahit par les volutes s'échappant de ses lèvres, il s'adressa au noble tout en regardant à nouveau le cadavre.

- Bon sang que quelqu'un fasse descendre ce malheureux ! Je crains que ce campement de fortune ne soit pas celui que nous cherchions chevalier. A vrai dire je pense même pouvoir affirmer que ce bougre n'a en fait pas put se défendre fasse a l'assaillant compte tenu de la présence de ses armes sous la tente éventrée. Surement aura-t-il été traîné à la tombé de la nuit par quelques sauvages.

Les hommes commencèrent quelques tentatives maladroites pour ôté au cadavre sa pose macabre, il avait été placé là comme message, assez haut pour ne passe se faire dévorer par les bêtes et pourtant bien évidence pour que tout œil pénétrant dans le camps finisse par s'arrêter dessus.

- Reconnaissez vous quelque emblème ou blason ? Childeric se tourna vers les tentes. seuls des frissons pourraient offrir ce genre de châtiment. Peut être ont-ils même des otages à présent. La neige continue de tomber et couvre les traces mais l'ennemi n'est surement pas loin. Je propose que nous continuions vers le nord il y a d'anciens forts en lisières et plusieurs fermes au-delà. Les locaux auront peut être connaissance des allers et venus d'un tel ... Chevalier.

Il resta un moment perplexe en observant le membre manquant lors qu’enfin le corps fut descendu. Inutile de cacher sa peur, il avait combattu des hordes hétéroclites au nord et n'avait plus rien à prouver. Cette sensation d'être pareil à un rat jouant avec son propre piège lui remuait dangereusement les entrailles alors que déjà le parfum des plats et des putains de l'auberge avaient quittés sa mémoire. Une main sur son épée et l'autre brassant l'air nauséabond il remonta sur sa monture en faisant signe à l'un de ses hommes de prendre de quoi identifier le corps auprès de la populace boueuse s'il s'avérait qu'ils puissent parler autre chose que le patois local dans un lieu aussi reculé.

- La forêt les sers plus que nous autres. Nous ferions bien de trouver notre sécurité avant la tombée de la nuit.Les heures prochaines s'annoncent sombres et glaciales.
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MessageSujet: Re: Les lames du nord Mer 20 Jan - 14:40
Le chevalier Childeric avait l'air quelque peu éprouvé. Cela était assez compréhensible de par le spectacle qui était devant eux.

- On fait quoi avec le cadavre ? Demanda l'un des hommes d'armes.
- Nous devrions l'emporter avec nous. Le recouvrir d'un drap et l'embarquer sur une luge. Si on trouve un prêtre, on le déposera pour qu'il soit enterré et ramené aux siens.

Sylvain remonta également sur son cheval, aux côtés de Childeric.

- C'est assez étrange tout de même. Il n'y a pas l'air d'avoir de traces de combats. Et pourtant, j'ai du mal à croire qu'un chevalier puisse se déplacer seul dans la forêt.

Les miliciens se mirent au travail pour transporter le corps, tandis que Sylvain donna un petit coup d'étrier pour repartir au pas.
Midi était bien passé, et les flocons n'arrêtaient pas de tomber. En fait, il semblait même qu'il y ait de plus en plus de neige. Le casque et les épaules de Sylvain commençaient à être recouvertes d'un drap blanc. Heureusement, les épaisses jaques qu'ils portaient au corps tenaient chaud.

A cause des arbres, ils ne pouvaient pas trop voir au-dessus d'eux. Mais entre les branches dénuées de végétation, Sylvain aperçut, sur une hauteur, un vieux château de pierre.

- Regardez cette bâtisse, sire.
Elle est en pierres... Mais l'architecture n'est pas moderne.
Ce fort a dû être construit à l'époque du règne des Espées.


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