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MessageSujet: Vanité, tout n'est que vanité Lun 21 Déc - 17:25
- LA FIN EST PROCHE ! FAITES PENITENCE AVANT LA FIN ! DIEU VOUS JUGERA ! IL VIENT POUR VOUS PUNIR DE VOS PÊCHES ! IL VIENT ET IL LANCERA UN DELUGE SUR LE MONDE, UN DELUGE DE FEU ET DE GLACE !

Agitant une cloche, et hurlant à la mort, un vieux barbu grassouillet, torse-nu, marchait à travers les rues du Bosquet, ses pieds nus couverts de boue et de merdes de cheval.
Il pointait du doigt les « travailleuses » de la nuit, les vieilles garces remplies de boutons et couvertes de pustules, qui occupaient le trottoir, habillées de leurs vieilles robes tâchées et déchirées.

- BANDE DE GUEUSES ! DE PUTAINS ! VOS ENTRAILLES SONT PECHE ! ELLES SONT SALIES DE L'INTERIEUR PAR LA SEMANCE DE MILLES PERSONNES DIFFERENTES !

Le pauvre bougre errait seul, dans la nuit noire, ses cris perçants faisant écho à travers les ruelles.

Les prostituées avaient peur, cela se voyait. Elles étaient moins entreprenantes que d'habitudes, elles ne recherchaient point de matou à se mettre sous la dent pour se faire un peu de blé.
Depuis quelques semaines rôdait en ville un mal terrible. L'on retrouvait, chaque semaine, certaines de ces pauvres femmes, éviscérées, les tripes sorties, les organes retirés, dans les cul-de-sac et les coupes-gorges de la cité. Certains disaient que c'était la punition divine, qu'elles l'avaient bien cherché, ces putains. Et d'ailleurs, personne ne voulait réagir : Ce n'était que des putes, destinées à mourir, alors, qui se souciait de quelques salopes éventrées ?

Maël d'Isiel s'en souciait. Il n'y avait pas une tenancière de toutes les Cimes qui ne devaient pas lui verser sa part. Et lorsqu'on s'attaquait à sa marchandise, on s'en prenait à son commerce. Il n'aimait pas ça, qu'on touche à son commerce.

Aussi, alors que le vieux hurlait, deux sergents en patrouille marchaient dans la ruelle. Ils étaient sur le qui-vive, à la recherche de n'importe quel suspect. Quand on leur parla du vieux qui hurlait et qui s'en prenait verbalement aux putes, ils se dépêchèrent de faire un exemple. Ils se saisirent de lui, le rouèrent de coups, et allèrent trouver un gibet sur lequel le pendre.

C'était, en sommes, un jour assez habituel dans cette ville.



Dans l'avenue de l’Église, à un carrefour, se trouvait une grande bâtisse aux pierres blanches, qui ressemblait à une auberge. Sous la pluie battante, une calèche s'arrêta. En sorti un homme et quelques gardes. L'homme toqua sur la large porte de fer qui bloquait l'entrée. Le judas s'ouvrit, et une paire d'yeux circonspects observa l'invité une fraction de seconde. Le judas se ferma subitement, on entendit les craquements métalliques de la serrure, et la porte fut tirée.

- Bonsoir, messires Blaise.

Les gardes s'arrêtèrent devant la porte, laissant Blaise DeMorgan entrer à l'intérieur, nettoyant ses bottes sur le paillasson. Deux serviteurs s'empressèrent de lui prendre son couvre-chef et son mantel, avant de lui diriger vers l'intérieur de la salle.

L'atmosphère était très chaude, presque étouffante, et cela se voyait à la buée sur les vitres. Il y avait une forte odeur d'encens et d'alcool. C'était un bâtiment très chaleureux, on se croyait dans le sud alors qu'on était au beau milieu de la Gallance profonde.

On dirigea le seigneur Blaise jusque dans le petit salon, tout en lui servant quasi-immédiatement à boire, du bon vin de la Bordure, dans un gobelet d'or. On l'amena jusqu'à la salle où se déroulait une de ces vieilles scènes très hérétiques, tout droit sorties du vieil Empire du Caldéra.
Sur des divans et des matelats, des femmes recouvertes de tissus fins et transparents rigolaient. Elles étaient allongées, se servaient dans des coupelles remplies de fruits. C'étaient toutes des femmes jeunes, sans poils sur le corps, sans ces vilains boutons ou ces bleus et des coupures qu'on retrouvait sur toutes les putains de dehors.
L'une d'elle reconnu immédiatement Blaise. Elle se leva avec toute la grâce dont elle pouvait, alors que le jeune homme s'approchait de son coin favori.
Malheureusement, son sale accent bien Cimien la faisait plus paraître pour une poissonnière, malgré son corps de déesse.

- Bah, v'là le p'tit Blaise. T'es v'nu avec ton haricot ? T'sais, tu m'as manqué, j'ai bien aimé comment que tu m'avais pété la rondelle.

Elle lui tira la main et le fit s'asseoir. Elle se mit alors sur ses genoux, et se mit à lui caresser l'entrejambe d'une main, alors que de l'autre, elle attrapa quelques raisins qu'elle força dans sa bouche.

Malheureusement pour la fille de poissonnière, il y avait des choses plus pressantes que de se faire défoncer la rondelle. De l'arrière-salle sorti le tenant de ce merveilleux établissement. Maël d'Isiel portait un long habit de soie et de cuir violacé. S'il avait été au Caldéra, on l'aurait trouvé chic. Mais en Gallance, on ne le prenait que pour un pédéraste.

Il s'approcha de sire Blaise, en croisant ses mains devant lui, un énorme sourire dessiné sur le visage.

- Ah ! Messires Blaise, cela me fait... Tellement plaisir de vous revoir.
Comment allez-vous donc ? J'espère que vous n'avez pas trouvé les rues trop... Mouvementées ?

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MessageSujet: Re: Vanité, tout n'est que vanité Lun 21 Déc - 18:56

J'adore les établissement de Monsieur d'Isiel. Notez bien que je dis "établissement" et non bordel, à vrai dire il y a autant de différence entre ces deux dénominations qu'entre une créature quasi féerique sorti de l'imagination féconde d'un jeune écuyer ayant besoin de se "relaxer" le soir que d'une pute à moitié morte bouffée par la vérole.
Ce n'était même pas qu'une question de qualité (extraordinaire disons le) de la marchandise étalée ici, que la propreté et la classe du lieux en lui même.
- J'aime cet endroit. J'ai à chaque fois l'impression de trousser une princesse quand je viens me servir ici.
Aucunes réactions de la part de son jeune interlocuteur, semblant soucieux, Blaise l'interpella:
- Y a quoi Gilles ?
Celui ci renâcla en regardant le fond de son verre -vide- avant de dire :
- J'sais pas... J'repense à tout ces meurtres...
- De qui ? De quoi tu parles ?
- De toutes ces... putes qu'on a retrouvées. Égorgées. Éventrées.
Étonné d'abord, il prit son temps avant de rétorquer :
- Et ? Tuer une pute j'appel pas cela un meurtre. J'vois pas ce qui t'préoccupes mon bon Gilles.
- Cette chasse aux putains... pourquoi ?
Et puis pourquoi elles ? Jamais les hommes qui vont dans les bordels n'ont été inquiétés de quelque punition que ce soit.

Blaise fit tourner le contenu de son verre encore à moitié plein, il n'était pas venu ici pour taper la discutions avec ce bon Gilles, alors il répondit distraitement :
- Je ne vois absolument pas ou tu veux en venir mon brave compagnon...
Et je m'en cogne.
J'vais faire un tour au boudoir.
Conclu-t-il en se levant.

Il planta derrière lui son gorille de Gilles pour aller goûter les plaisirs de la salle du fond. Blaise avait prit l'habitude d'amener avec lui au moins un garde du corps durant ses excursions, d'autant plus quant il s'aventurait hors du duché de son père. Blaise était le genre de type, malgré les roustes et autres raclés provoquées, à avoir la fâcheuse tendance à plonger sa tête dans les emmerdes. D'où sa cicatrice à l'arcade.
Vous voulez connaitre l'histoire ? Pas de combats contre des brigands ou de joutes chevaleresque ici, seulement un Blaise fin saoul dans un boui-boui, mauvais perdant lors d'une partie de dès pourtant sans enjeux, à la fin de laquelle il a jeté son verre de vin à la figure d'une canaille qui s'était alors écrié "putain tu m'en a foutu dans l’œil" et Blaise donc, incapable de se retenir, de rétorquer fanfaron :"c'est ce que t'as mère m'a dis l'autre soir".

Blaise ne put empêcher un sourire d'apparaitre alors qu'il repensait à l'incident.
- Bah, v'là le p'tit Basile !
Il n'entendit qu'à moitié la suite de la phrase alors que Violette le tirait vers elle et le fit s'asseoir.
Violette... Sirène... Tentatrice ! Et cet accent... dénotant complètement avec ce corps riche en fantasmes. Elle rendait Basile fou. Ce contraste pourrait faire penser à une princesse royale, prude et polie en publique mais alors totalement décomplexé en privé, le genre insatiable, un brin perverse voir carrément cochonne.
Basile n'entendait toujours que de moitié ce qu'elle pouvait lui raconter, tellement ses oreilles manquaient d'afflux sanguin. Concrètement il se payait une trique à en péter une table en deux. Violette le sentie immédiatement en effleurant son entre jambe.
Elle mit un, deux puis trois raisin bien mure dans la bouche de Blaise.
Il ne mâcha que quelque seconde avant de dire d'un ton plaintif :
- J'ai la gorge par trop sèche pour avaler, veux tu... ?
Il ouvrit la bouche. Elle saliva dedans.
Bon dieu qu'elle le rendait fou !
Elle vaut son prix ça oui.

Violette lui ferma sa bouche encore béante et se détacha de son étreinte, laissant s'approcher...
- Ah ! Messires Basile, cela me fait... Tellement plaisir de vous revoir.
Comment allez-vous donc ?

- Monsieur d'Isiel. C't'une surprise !
- Plait il ? Cet endroit ne m’appartient il pas ?
- Oh heu... ce n'est pas ce que j'ai dis. Bafouilla-t-il, ce gars là arrivait à le déconcerter à chaque fois.
Maël étira un fin sourire
- J'espère que vous n'avez pas trouvé les rues trop... Mouvementées ?
Le jeune DeMorgan prit la peine de s’essuyer la bouche et de rajuster sa chemise.
- Vous faites allusion à cette histoire de tueur de traînées ?
Bha, c'est que de la pute de bas étages qui est abattu non ? Pas de quoi vous inquiéter je crois.
Moi j'peux vous dire que cette histoire et bien j'm'en bat les reins comme une danseuse orientale, si vous voyez c'que j'veux dire.

- C'est mauvais pour les affaires, vous en conviendrez.
- Vous devriez penser à ouvrir un de vos établissement de part chez moi. Vraiment.
Maël ne sembla pas se formaliser du changement de sujet et préféra héler une serveuse dénuder. "Du vin".
- J'ai déjà assez bu comme cela mon brave, mais merci.
- J'insiste. Du vin, et Violette pour ce soir je vous l'offre.
- C'est fort généreux.
- Vois cela comme un geste commercial Basile.
Voilà qu'il se mettait à le tutoyer, et à l'appeler "Basile". Pourtant Blaise ne trouva rien à en redire, comme à son habitude... C'était étrange à dire mais Basile était capable de respect même envers les crapules et autres intriguant. Et dans cette catégorie, Maël d'Isiel se trouvait en haut de l'échelle.
- Alors soit ! Trinquons !
- Un vin Lyrien lambda, vous m'en excuserez.
Blaise sorti une banalité, les lèvres encore trempée dans son verre :
- J'imagine que c'est ce que le nord peut avoir de mieux hm.
- Et comment vont les DeMorgan restés au château ?
Il s'arreta encore de boire pour lui répondre :
- Le pater familias est toujours cloîtré dans son donjon, tout comme ma mère. Mais elle s'est parce qu'elle est devenue trop grasse pour passer les portes.
- Hum.
Et Ingrid ?

Il va pas me laisser finir mon verre l'enfoiré.
- Ça roule pour elle. Toujours à faire le tour des vassaux de notre maison. J'crois qu'elle se voit d'jà à la tête de la famille, la plupart ont l'air de l'apprécier.
Il fallut le temps à Basile de finir son verre -et de s'envoyer quelques raisins supplémentaires- avant que son esprit ne soulève soudain quelques questions :
- Vous me voulez quoi enfaîte ? C'est en rapport avec c'qui s'est passé dans cette ville ?
Ces meurtres... vous croyez que je sais quoi que ce soit ?
J'en sais foutre rien, j'ai qu'entendu des rumeurs. Juste des histoires.


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MessageSujet: Re: Vanité, tout n'est que vanité Lun 21 Déc - 22:13
Blaise était un homme extrêmement sympathique et agréable avec qui discuter. C'était tellement rigolo, un jeune homme dirigé uniquement par ses passions. Tel un prédateur, Maël s'approcha de lui. Il posa le bout de ses fesses sur le divan, en dirigeant ses yeux ambres directement dans ceux du rejeton de la famille DeMorgan.

- Voyons, voyons... Ne vous occupez point de ces atroces méfaits des ruelles... J'en fais mon affaire personnelle.

En réalité, Maël se doutait de l'identité du tueur. Mais cela ne l'excitait que davantage : S'il avait effectivement raison, il pourrait utiliser ce savoir à son avantage...

- Cela fait un moment que je n'ai pas eut le plaisir de voir votre très chère sœur... Je me rappelle d'elle comme une superbe femme. Et d'un esprit vif aussi. Je suis sûr qu'elle rendrait un homme heureux.
Et je suis sûr que les vassaux qui la visitent ont plus derrière leur tête que de simplement lui montrer du respect... De belles fesses et un beau titre, de quoi rêver de plus ?
A votre place, je ferais très, très attention. Il ne m'étonnerait pas qu'un quelconque baron, qu'un maudit comte ne cherche à la courtiser... Et à pouvoir usurper le duché de la Rime.


Il lui sourit. Un sourire assez dérangeant. Ses yeux ne souriaient pas avec ses lèvres.
Mais Violette était là pour que Blaise ne soit pas mal à l'aise. Elle était déjà en train d'entrer sa main dans son doublet, et de lui caresser son torse.
Avec sa voix nasillarde et désagréable, elle coupa la conversation.

- Eh, qu'on est obligé d'écouter vos âneries là ? Bon sang, qu'on est pas au putain de l'alcôve du trône royal ! Moi, les intrigues, ça me fatigue.

C'est vrai, ça l'ennuyait. Ce qui l'excitait c'était les chevaliers, comme beaucoup de jeunes femmes.
Mais elle c'était pas le côté chevaleresque qu'elle aimait chez eux. Ce qu'elle aimait, c'était se faire étrangler et fouetter par un mec viril.

- Oh, oui, bien sûr, où sont mes manières...
Cette soirée est la votre, mon cher Blaise.
C'est juste que, vous savez... Vous êtes mon meilleur client. Je n'aimerai pas vous voir dépossédé de tout par un quelconque chenapans qui pense qu'entrer dans le lit de votre sœur lui donne un droit sur ce qui vous revient de droit.
- Oooh, oui... Blaise... Quoi qu'tu m'offrirais si t'étais duc de la Rime ?

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MessageSujet: Re: Vanité, tout n'est que vanité Lun 21 Déc - 22:55

- Cela fait un moment que je n'ai pas eut le plaisir de voir votre très chère sœur... Je me rappelle d'elle comme une superbe femme. Et d'un esprit vif aussi. Je suis sûr qu'elle rendrait un homme heureux.
S'il avait eut encore du vin en bouche, pour sur Blaise se serait étouffé, voir carrément noyé.
- J'suis pas sur qu'on parle de la même personne... Ingrid elle est pire que la peste et la variole réuni.
Maël prit un temps avant de reprendre, bien plus par une certaine politesse que pour prendre en note ce que venait de dire son interlocuteur évidement.
Et je suis sûr que les vassaux qui la visitent ont plus derrière leur tête que de simplement lui montrer du respect... De belles fesses et un beau titre, de quoi rêver de plus ?
Il vient de parler du cul de ma sœur là ? Sérieusement ? Je devrais pas dire quelque chose, élever la voix ou un truc dans le genre ?
A votre place, je ferais très, très attention. Il ne m'étonnerait pas qu'un quelconque baron, qu'un maudit comte ne cherche à la courtiser... Et à pouvoir usurper le duché de la Rime.
Et cet intriguant d'Isiel de décrocher un sourire entendu, finissant de plonger Blaise dans la confusion la plus total. Voilà qu'il avait perdu sa trique tiens d'ailleurs alors que violette s’agaçait.

- Oh, oui, bien sûr, où sont mes manières...
Cette soirée est la votre, mon cher Blaise.
C'est juste que, vous savez... Vous êtes mon meilleur client. Je n'aimerai pas vous voir dépossédé de tout par un quelconque chenapans qui pense qu'entrer dans le lit de votre sœur lui donne un droit sur ce qui vous revient de droit.

- Oooh, oui... Blaise... Quoi qu'tu m'offrirais si t'étais duc de la Rime ?


Jetant un regard perplexe à Maël, puis à Violette puis de nouveau à Maël, il du faire un choix.
- Excuses nous ma belle, on reprendra plus tard.
Violette fit la moue comme si cela la contrariait au plus haut point. Quelles actrices ses putains. Une fois celle ci partie, Blaise se rapprocha de l'homme habillé de soie violacé.

- Qu'est ce que vous essayez de me dire là avec vos méchantes histoires d'usurpation ?
On va lui trouver un mari et un bon, bien docile et qui marchera pour les DeMorgan.
Mon vieux vous faites pas de bile pour notre famille, on est accroché à La Rime comme une tique sur le dos d'un rat bien gras.

La seule menace que je vois c'est cet guerre qui se profile à l'horizon.
Mon Robert de père aura au moins ça de bon que ça couardise nous gardes de prendre un quelconque parti.



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MessageSujet: Re: Vanité, tout n'est que vanité Lun 21 Déc - 23:14
Maël jubilait intérieurement. La réaction de Blaise était parfaite. Vive et sanguine. Il se rapprocha de lui, tellement proche qu'un moment on put se demander si Maël allait pas l'embrasser tel un mignon.

- La guerre... Le chaos... Est-ce que vous le redoutez, Blaise ? Beaucoup de gens la redoutent. La guerre, ça tue, ça détruit, ça anéanti tout. Ça fait des veuves et des orphelins.
Mais les hommes comme nous, Blaise, on a pas peur de la guerre. On ne s'enferme pas dans notre château parce qu'on a peur de la guerre.
Pour nous, le chaos... C'est une opportunité. C'est un moyen de rebattre les cartes. De jouer le tout pour le tout.
Thaals, Castellannes... C'est la même chose au fond. Mordred et Lambert vont chacun vouloir entrer à Verastre avec leur chérubin pour le couronner. Et surtout pour être derrière lui.
Vous voulez que je vous dise un secret ?


Il s'approcha encore plus, sa bouche tout près de son oreille, son corps près du torse assez dénudé du jeune homme.

- Je suis en train de retourner Mordred contre la famille de sa belle-sœur. J'ai beaucoup travaillé. J'ai un... Allié dans la Lucie. La guerre est inévitable. Je vais la rendre inévitable.
Pas pour Mordred. Je me fous de lui. Mais... Pour moi.
Allons, Blaise. Dites-moi... Est-ce que vous vous voyez duc de la Rime, dans le futur ?

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MessageSujet: Re: Vanité, tout n'est que vanité Mar 22 Déc - 1:07


- Castellanne contre Thaal. Les Cimes contre la Lucie.
Le Nord contre le Sud, ça va plonger tout le pays dans ce conflit.
Et vous,vous me demandez si j'voudrais être Duc et avoir à gérer toute cette merde... J'pensais pas dire cela un jour de mon vivant mais, Maël d'Isiel vous m'avez mal cerné !
Même ma sœur ferait un meilleur guerrier que moi.

C'est une année bien sombre qui se profile.
Et vous vous pensez que vous aller en tirer profit ? Comment bon dieu ? Vous allez transformer les cadavres en argent ?
Bha si c'est ça j'en suis.

Si c'est pour butter le vieux Robert, écarter ma sœur de l'héritage et prendre le duché, je passe le tour mon pote.

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MessageSujet: Re: Vanité, tout n'est que vanité Mar 22 Déc - 10:44
Maël eut un sourire figé pendant quelques minutes. Il posa les mains sur ses genoux et recula un peu son buste.

- Savez vous quel est le problème, messires ?
Vous prenez le duché comme une responsabilité. C'est assez normal, lorsqu'on lit l'Histoire de Gallance, et qu'on voit tous ces rois et tous ces ducs qui ont décidé de rendre la justice, de battre monnaie, et de veiller au bien-être de leur populace.
Mais vous savez, il y a bien une raison pour laquelle on nomme des chanceliers, des intendants, ou des sénéchaux.
Ne voyez pas le duché comme une responsabilité, comme un pays. Voyez-le comme une propriété.
Quelqu'un, disons, de compétent, se chargerait de gérer vos fiefs, et vos serfs... Et vous, vous vous contenterez de prendre l'or de la caisse.


Ce n'était qu'une idée qu'il voulait faire germer. Il n'avait pas envie de parler de ça au milieu de putes et de vin.
Il se leva assez élégamment, mais pencha son corps vers le jeune garçon. Il lui dit alors ces mots, avec un ton beaucoup plus sévère, mais toujours à voix basse.

- Oh. Un conseil, messires Blaise :
N'osez jamais plus me parler de tuer quelqu'un en public.


C'est vrai, dire ce genre de choses à voix haute ça portait gravement malheur.
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MessageSujet: Re: Vanité, tout n'est que vanité
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