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MessageSujet: Le Royaume du Paradis Dim 20 Déc - 15:24
La chaleur était étouffante alors que le soleil était encore à son zénith. Assoiffés, les croisés erraient à travers les tentes et les campements, à la recherche de la fraîcheur d'un peu d'ombre.

Cela faisait des mois que la cité d'Achelaan était assiégée par des croisés des ordres-saints et par les seigneurs du Caldéra. Mais ils n'avaient pas été capables de reprendre la ville, par manque de troupes. En fait, ils s'étaient même retrouvés à nouveau encerclés : Le Khédive Al-Salih avait assez de forces pour protéger le port, et pour menacer le camp.

Mais tout cela allait changer. Il y a deux semaines, Lucien le Pieux est arrivé, avec un large contingent de troupes de Gallance. Les abeilles royales flottaient sur des bannières dressées autour des palissades en bois.

Elric de Castellanne, âgé de 41 ans, semblait particulièrement fatigué. Il avait le visage très rouge, et tremblait de fièvre dans son épais équipement de mailles. C'était atroce, la fièvre. On avait froid alors qu'il faisait chaud. Le duc des Cimes ne put s'empêcher de devoir rester alité, sous l’œil inquiet de son fils Robert. La fièvre avait déjà emporté l'un des leurs, le jeune Dante, comment alors ne pas s'imaginer le pire ?

Un homme entra alors dans la pièce. Un jeune chevalier, qui baissa la tête devant le fils du duc.

- Messires Robert, le Roi désire vous parler dans les plus brefs délais !

Robert fit un signe de la main au chevalier, avant de s'approcher de son père, devant qui il s'agenouilla. Les deux échangèrent quelques mots rapides, un encouragement de la part du père, un appel à faire son devoir pour Dieu tout puissant.
Puis, Robert se leva, et s'éloigna.

Alors qu'il sorti de la tente, qui était dressée en haut du camp des croisés, il put observer à quel point ils formaient une véritable fourmilière. 25000 hommes étaient enfermés autour des palissades, et a présent, 11 trébuchets tiraient en permanence dans le but de faire s'écrouler les murs de la ville.

Le Roi de Gallance, l'héroïque Lucien le Pieux, était au milieu du camp. Sa gigantesque tente, faite de plusieurs poteaux dressés comme des chapiteaux, pouvait être distinguée non seulement par la grande oriflamme étendue devant, mais par les nombreux chevaliers qui restaient en faction autour de telle manière à la protéger.
De nombreux nobles, du Caldéra ou de Gallance, s'étaient fédérés pour obéir au Roi, et avaient placé en lui tous leurs espoirs de libérer la Terre-Sainte des infidèles.

Lorsque Robert arriva, il reconnu plusieurs bannières posées devant. La sienne, l'aigle de fer des Cimes, bien sûr. Mais aussi des Croix d'ordres comme celui du Saint-Sépulcre, des fleur-de-lys, des abeilles, des épées ou des couronnes, coupées de brochantes, écartelées ou faites de pièces accolées. L'héraldique était tout un symbole, et il fallait imaginer derrière toutes ces couleurs des histoires complexes et violentes qui ont bouleversé les ancêtres des maisons.

Le Roi de Gallance, de ses 31 ans, était en pleine force de l'âge, et ce malgré la fatigue physique et morale lorsque son corps et son âme ont dû éprouver la très dure croisade en Longuejarrie. Qu'avait-il à gagner ici, au Caldéra ? N'avait-il donc pas fait assez pour le Seigneur ? Et pourtant le revoilà, avec une nouvelle armée, prête à se sacrifier pour lui.
Dans sa tente attendaient de nombreux seigneurs, en silence, et tous eurent le réflexe de s'agenouiller lorsqu'il entra et se plaça devant une table sur laquelle on lui avait donné une carte de la région. Les cartes étaient rares et très coûteuses, mais le Roi avait vite appris leur utilité.

- Mes seigneurs. Le siège d'Achelaan va bientôt se terminer. Cela fait trop longtemps que la ville appartient aux infidèles, mais nous sommes tout près de la victoire.
La garnison de la ville est éprouvée et fatiguée. Ils sont à bout de nerfs et il n'y a plus assez de vivres à l'intérieur pour qu'ils ne puissent survivre bien longtemps. Nos trébuchets, qui depuis une journée entière ont mis à mal l'enceinte de la cité, vont bientôt terminer de l'anéantir.
Je suis néanmoins beaucoup plus inquiet pour les forces d'Al-Salih, qui viennent en renfort à la garnison. Peut-être presque 10000 hommes sont en train de marcher sur nous, et nous ne pourrons les contenir bien longtemps.
Voilà donc mes ordres pour la journée : Je souhaite dédier la moitié de mes forces à la défense du camp de base, tandis que l'autre moitié aura pour objectif de se placer en bon ordre autour de la cité pour une éventuelle attaque dans les prochains jours qui vont arriver.
L'ordre du Saint-Cippe et les chevaliers frissons seront chargés de la défense de notre flanc droit. Les chevaliers Töteriques, les volontaires impériaux et d'Oultreterre garderont l'étroit passage du flanc gauche, qui est notre seule ligne de ravitaillement. Pendant ce temps, mes Gallancs des Cimes, de la Bordure, des Champdor et de la Lyrie formeront un demi-cercle juste sur notre centre qu'est le camp de base, avec le renfort des arbalétriers Renois. Je vous donne pour ordre de repousser tout assaut d'Al-Salih.
Les réserves seront limitées, car il me faut continuer de harceler la cité avec mes propres hommes. En effet, le temps d'une éventuelle attaque, la garnison en défense pourrait réparer les dommages causés par les trébuchets, ce qui serait une énorme perte de temps.
Dieu veille sur vous, sachez honorer la confiance qu'il vous porte.

Le Roi attrapa son heaume et le mit sur son crâne, avant d'immédiatement partir. La journée allait être riche en sang et en guerre.

Elric était un chevalier respecté, un vétéran de Longuejarrie. Il aurait été tout naturel qu'il dirige les forces du centre, mais il était en ce moment fiévreux et incapable de pouvoir se battre. Ce fut donc son fils aîné, Imry, qui se chargea de diriger les Gallancs dans leur défense du camp de base.
Celui-ci ne manquait pas de courage et de talent, mais il était un homme hautain, suffisant, imbu de sa personne, assez peu appréciée des autres seigneurs. Robert lui-même était inquiet de voir son frère ainsi se retrouver à diriger 6000 soldats de Gallance.

Le camp que les croisés devaient défendre était assez accidenté, plat en certains endroits, parsemé de dunes et de petites collines au milieu. La palissade formait un très long demi-cercle, sur lequel les arbalétriers valentins se dressaient. Mais cette palissade était la seule défense, la seule limite qui protégeait le camp derrière eux. Aussi, les croisés allaient devoir se battre devant.
Des piétons, armés de lances et de fauchons, étaient accroupis, en petits cercles, sur les dunes et les collines. Les chevaliers, eux, étaient derrière la palissade. En cas de problèmes, ils chargeraient à l'extérieur pour renverser la balance.
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MessageSujet: Re: Le Royaume du Paradis Lun 21 Déc - 0:57



Bien que cela peut paraître étonnant, la maison d'Ussel a participé aux croisades des Rois Gallancs, bien que son statut de neutralité n'est jamais été remis en cause, elle a toujours fournis des soldats en temps de guerre.

En 1014, Cedrik d'Ussel, 28 ans, fût envoyer par son père le Comte de Trente avec une garnison pour défendre "les intérêts du Roi". Bien qu'étant entraîné à combattre, il n'avait jamais prit part à une bataille, Trente n'ayant jamais eu besoin de prendre les armes.

Bien qu'il fût envoyé comme représentant de la maison d'Ussel, il était un peu perdu ici, il faut dire qu'on était à des lieux de ce que le jeune homme connaissait, par chance, le maître d'arme de l'époque, bien plus âgé que lui était d'une grande aide pour l'aiguiller au milieu de tout ça.

Cedrik avait été a convoqué comme tout les autres seigneurs dans la Tente du Roi pour recevoir des informations sur le déroulements des prochaines heures et des prochains jours. L'ensemble des seigneurs attendait dans l'immense tente, dans leurs armures rutilantes, qui avait du être polies de longues heures. Ils étaient tous alignés attendant l'arrivée de leur souverain.

Une fois arrivé, le Roi expliqua la tactique mise en place et affecta chaque groupes de combattants à une tâche bien spécifique.
Chacun savait ce qu'il avait à faire.
Les troupes de Cedrik - comme les autres troupes venant de Gallance - furent mise sous le commandement d'Imry Castellanne. Cedrik ne le connaissait pas, bien sûr il savait qui étaient les Castellannes - son père s'était déjà rendu dans des événements communs aux Castellannes -

Une fois ceci fait, chacun partis se préparer et préparer ses troupes.
Le siège allait commencer.

Cedrik quitta la tente et se dirigea vers la sienne pour finir de se préparer et faire passer les ordres à ses hommes. Il revêtit alors son armure de combat - malgré la chaleur étouffante , il était fin prêt, il n'attendait plus que l'ordre de se mettre en route. - 

- Monseigneur, c'est enfin l'heure on dirait. J'en ai connu des batailles dans ma jeunesse... 
Néanmoins, aujourd'hui tout cela s'annonce, intense. Un endroit intéressant pour votre baptême du feu. Vous savez j'en ai vu des combats, mais celui-là sera rude, comme fût jadis les épopées des Rois Gallancs tout au long de notre histoire. Mais nous avons toujours eu Dieu à nos côtés, la foi ne faiblit pas Monseigneur, elle ne flanche pas. Dieu est de notre côté et nous apportera la victoire.

- Je n'en doute pas une seule seconde, Yvan. Je vais prendre l’épée pour la Gallance, c'est assez drôle quand on y pense. D'ailleurs..
Vous connaissez un certain Imry Castellanne ? 

- Imry vous dîtes ? L'ainé des Castellanne si je ne m'abuse. 
Un bon soldat, peu apprécié d'après ce qu'on dit, je ne sais rien de plus réellement Monseigneur.

Cedrik était sur le départ, à l'appel au rassemblement, lui et ses hommes iraient rejoindre les autres soldats Gallancs. La journée allait être très longue, elle ne faisait que commencer que l'ont pouvait sentir l'excitation chez tout les soldats présents, une grande bataille s'annonçait.




Cedrik d'Ussel 
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le Royaume du Paradis Lun 21 Déc - 22:58
Al-Salih déroulait son tapis de prière. Il s'agenouilla dessus, ferma les yeux, puis baissa la tête pour coller son visage au sol.

« Dieu, Tout Miséricordieux, Très Miséricordieux,
Louange à Dieu, Seigneur de l'univers,
Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Maître du Jour de la rétribution.
C'est Toi Seul que nous adorons, et c'est Toi Seul dont nous implorons le secours.
Guide-nous dans le droit chemin,
Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.


A ces côtés, une dizaine de fidèles l'imitaient. Plusieurs fois, ils se courbaient, leurs paumes droites, étendues vers le sol. Ils recommençaient plusieurs fois, appelant à eux Dieu le tout puissant.

Al-Salih avait énormément en commun avec Lucien le Pieux, plus que les deux hommes oseraient jamais l'admettre. Ils avaient tout les deux l'impression d'être des gardiens de la Foi, et d'agir sincèrement au nom de Dieu. Tous deux avaient l'impression qu'aujourd'hui, ils ne pourraient supporter que la victoire, car ils avaient raison et les infidèles avaient tort.
Pour Salih, cette bataille, ce serait aussi le moyen de confirmer sa place en tant que plus grand des Khédives. Tant d'émirs, tant de Beys, tant de seigneurs du sud s'étaient joint à lui pour sa guerre sainte qui visait à reprendre la Terre Sacrée du prophète. Échouer maintenant, ce serait un grave revers.

Al-Salih se souleva, les yeux toujours fermés. Il semblait en état de trans. Dieu était avec lui, cela était sûr.
Ses servants reprirent son tapis de prière, et commencèrent à l'équiper pour la bataille. Ils le recouvrirent de mailles et d'écailles, avant de lui donner son épée personnelle, en un acier spécial venu du plus profond du sud, qui lui donnait un aspect violacée parsemé de stries et de cercles.

Le plus grand des Khédives monta alors sur son superbe palefroi blanc, et mit les pieds à l'étrier. Il tira sur les rênes, et avec un élégant pas cadencé, il passa devant les rangs de ses soldats. De bons fidèles, droits et justes.

Le plan d'Al-Salih était très risqué. Il savait la cité d'Achelaan en danger. Les quelques milliers d'hommes de la garnison étaient assoiffés et affamés, et les murs allaient bientôt s'écrouler. Le seul moyen pour lui de garder ce joyau si durement acquis, était de les venir en aide.

Lucien le Pieux pensait que son ennemi avait avec lui des dizaines de milliers d'hommes. En réalité, il n'en avait que 8000. Pas assez pour écraser les croisés. Mais cela n'était pas son plan. Génie stratégique qu'il était, il ne voulait en fait pas raser le camp des croisés. Son attaque devait être une diversion, un moyen d'occuper l'ennemi pendant que la garnison s'occuperait de faire une sortie dangereuse envers les forces divisées de Lucien. Avec un peu de chance, le Roi Gallanc serait tué dans la mêlée.
Ce qu'il ne savait pas encore, c'est qu'il allait affronter des soldats aussi résilients que les meilleurs de ses propres hommes.

« Mes frères ! Le Prophète vous regarde ! Il est témoin de notre exploit aujourd'hui !
Nous avons rendu Dieu fier de nous, nous avons affronté les infidèles et nous les avons acculés jusqu'à ne plus pouvoir résister.
Mais, un dernier sacrifice est attendu de vous. Un ultime effort. Soyez courageux, n'ayez ni peur ni doute, et nous gagnerons.
Bismilah ar-rahman ar-rahim ! Êtes-vous avec moi ?! »


Des hurlements d'approbation se firent entendre dans les rangs des guerriers.

« Alors, dans ce cas, nous marchons ! Nous marchons sauver nos frères et nos femmes assiégées !
Dieu le Veut ! »








Imry de Castellanne était assis sur son cheval. Anxieux, il ne pouvait s'empêcher de bouger dans sa selle, et de donner des petits coups d'étriers, tout en tirant les rênes de son canasson. Il voulait en découdre, au plus vite.
Robert, qui venait faire le tour des troupes, arriva a son niveau, et arrêta son cheval.

- Toutes les préparations sont faites, sire.

C'était bizarre d'appeler son frère « sire », mais Robert était quelqu'un de spécial.

- Les arbalétriers renois ont pris possession le long de la palissade. Ils feront un feu continu sur tous les ennemis qui s'approcheront.
- Bien. Parfait. Ces chiens vont vite apprendre à nous redouter !


Robert regarda Imry avec un œil méprisant.

- La palissade ne fait pas plus de 3 mètres de haut. Elle ne tiendra pas si l'ennemi s'approche aussi près, messires !
- L'ennemi ne parviendra pas à nos murs, ne soit pas inquiet. Nos arbalétriers feront un feu continu, alors que notre piétaille restera autour, lances pointées vers l'avant. Et si par mégarde l'ennemi serait trop puissant, alors nous, le fleuron de la chevalerie gallanque, lanceront l'assaut. Nous les piétinerons et les écraserons sans aucune pitié !


Cedrik d'Ussel s'approchait avec sa bannière. Son ost, les soldats de pieds communs et les mercenaires, attendaient devant les murs, résolus.

- Ah ! Messires Cedrik ! Je suis content que vous ayez pu nous joindre à nous. Ce sera une bonne journée, je le sens. J'espère que votre lame vous démange. Le Roi compte sur nous.
- Dieu compte également sur nous, sire.
- Oui, bien sûr, Dieu le Veut, et Dieu nous donnera le courage qu'il nous faut. Mais tant que nous resterons droits et forts, alors Lucien derrière nous pourra donner une bonne raclée à la garnison affamée de cette ville.


On entendit un terrible fracas derrière. Les gigantesques trébuchets continuaient leur bombardement massif. Des pierres de plusieurs centaines de kilos s'écrasaient contre les remparts, écrasant les tours et les portes.
Surtout, on entendait maintenant de lourds tambours frapper. Les tours de sièges commençaient à s'approcher. Lucien avait commencé l'assaut. La ville allait tomber.

Imry jubilait comme un petit enfant.

- Messires Cedrik, vous devriez partir en éclaireur devant nos lignes. Ne tentez rien et surtout ne vous mettez pas en danger, mais j'aimerai m'assurer que Al-Salih derrière ces collines ne tente pas de nous attaquer.
Il n'a plus rien a perdre.

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MessageSujet: Re: Le Royaume du Paradis Mar 22 Déc - 3:58

- Bien, sire. Messieurs en avant ! Lâcha Cedrik accompagné d'un geste de la main pour annoncer à ses troupes de se mettre en route. 

Fort de 773 hommes, juste un petit nombre de l'ensemble des soldats suivirent Cedrik vers à l’avant-garde. Cedrik s'élança alors suivit par le reste de ses troupes, la bannière bleue et blanche s'agitant au vent. 

Les soldats en colonne se dirigèrent vers l'avant-garde près de collines rocailleuses qui permettaient d'avoir une vue imprenable sur les alentours et donc par conséquent voir n'importe quel mouvement de troupes.

Le désert était bien inhospitalier, Cedrik n'avait jamais évolué dans un environnement comme celui-ci, la légère brise additionnée aux sabots des cheveux sur le sable faisaient s'élever un léger nuage de poussière. 

La chaleur constante et le manque d'eau, étaient un réel handicap.

« Restez tous en formation, soyez prêt à n'importe quelle manœuvre, nous devons être attentifs,
Évitons d'être prit par surprise.
Nous allons prendre position là-haut sur cette hauteur rocheuse.  
Nous aurons une vue d'ensemble sur la périphérie d'Alchelaan, et sur ces bâtards d’infidèles.
Dieu nous guide. »


Cedrik descendit de son cheval, les soldats étaient postés à la base des collines et Cedrik s'avança et gravit le léger promontoire avec une longue-vue en argent gravé offerte - avec un poignard du même style - par son père avant son départ pour cette croisade. 

Il scruta alors les environs, il observa en premier lieu la ville, sous l'assaut des trébuchets, il pouvait voir les soldats d'Al-Salih s'afférer sur les murailles de la ville à tenter de limiter les dégâts que font les engins de sièges.

- Bon. Qu'est ce que ça donne. Cedrik continuait à observer les mouvements de l'ennemi et pour l'instant, il n'y avait pas grand chose à signaler.
On dirait qur c'est plut-
- Sawf yamut fi Gallance alkafir alkalb !

Cedrik se recula juste à temps pour esquiver un coup de sabre qui lui était adressé, reculant de quelques pas, il pu sortir son épée de son fourreau. L'éclaireur d'Al-Salih donne un coup verticale avec son sabre en direction de  Cedrik qui para tant bien que mal avant de se dégager sur le côté. Se fût à son tour d'asséner un coup d’épée que son ennemi bloqua aisément. 
Alors que le rapport de force était équivalant, un bruit strident se fît entendre et une flèche fendit l'air avant de s'enfoncer dans la gorge de l'inconnu qui s'affala au sol faisant se lever un léger rideau de poussière.

- Monseigneur ? Vous allez bien ? Demanda l'archer, un soldat Hautbois d'après son apparence.
- Oui. Merci soldat, il m'a prit par surprise, heureusement qu'un de vous est venu voir, l'issu aurait pu être tout autre.
- Je ne fais que mon devoir Monseigneur.
J'aurais était damné si le fils de mon suzerain avait été tué sans que je n'intervienne. Je pense que .. Monseigneur, là-bas regardez.

Cédrik se retourna alors et observa l'endroit indiqué.
- Qu'est ce que ? Des cavaliers ... ? Qu'est ce que font ces chiens ? 

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MessageSujet: Re: Le Royaume du Paradis Mar 22 Déc - 10:52
Al-Salih chargeait au trot à la tête de ses hommes, tirant les rênes de son palefroi blanc qu'on distinguait dans la masse des cavaliers. Il était entouré par des mamelouks, entièrement cuirassés, monture comprise. Des guerriers-esclaves, mais totalement fidèles et dévoués envers leur maître.
Derrière Al-Salih marchait une armée. Des hommes en colonne, des cavaliers en lignes, bannières flottantes au-dessus d'eux. On entendait, à voix haute, des prières chantées, et des cris répétés de « Allahou Akbar ! ».

Mais Cedrik n'eut pas le temps d'observer la gigantesque armée, ou même de la compter ou d'observer les forces qui s'approchaient du camp des croisés. Au pieds de la colline, une centaine d'hommes s'approchaient. Ils portaient des arcs sur leur dos, et prenaient sabres et poignards longs dans leurs mains. Ce devait être des archers qui désiraient s'emparer du mont de manière à pouvoir harceler le camp.

Le cadavre transpercé d'une flèche dans la gorge roula jusqu'à leurs pieds. Leur chef, un homme vêtu de draps de soie et d'or, portant une épée en acier violacé, leva son arme et hurla à ses soldats :

- Ealaa al'ard ! Hum hunak !

Les soldats se déployèrent dans tous les sens, attrapant leurs arcs et tirant les cordes, visant au-dessus d'eux et commençant un barrage de flèches, alors qu'une bonne trentaine d'entre eux continuaient d'escalader la colline.
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MessageSujet: Re: Le Royaume du Paradis Mar 22 Déc - 11:16


- Sacrebleu, on doit bouger maintenant ! Ces chiens sont en train de lancer un assaut, par l'arrière, comme des lâches, n'ont-ils aucun honneur.
Il faut prévenir Messire Castellanne dans les plus brefs délais.
- Oui Monseigneur. Répondit l'archer.

Les deux hommes se mirent à descendre de la colline, malheureusement n'étant pas assez pour engager le combat il faillit se rendre à l'évidence qu'engager le combat serait du suicide. Cedrik arriva aux restes des soldats restés en bas et leur ordonna de se remettre à cheval et de rentrer le plus vite au camps, sans avoir préalablement demander aux archers Hautbois qui l'avaient accompagné ( une dizaine ) de lancer une salve de flèche en direction du groupe de soldats d'Al-Salih.

Bien qu'à l'aveuglette, les flèches emportèrent la vie de quelques soldats, c'était toujours ça de prit se dit alors Cedrik. Il était maintenant en selle, sur son cheval blanc, repartant galopant avec ses hommes vers le camps, à tout vitesse, comme si rien d'autre n'avait d'importance.

- Nous devons nous dépêcher,
Soldats ! Faîtes sonner le cor, deux fois, le campement doit savoir que l'assaut est lancé.
Nous ne devons pas perdre un instant.
-Oui Monseigneur.

L'homme s’exécuta. Deux bruits sourds retentirent à travers les dunes et arrivèrent jusqu'au camps. Plus de doute, la bataille d'Alchelaan venait de commencer. Alors que les éclaireurs galopaient toujours en direction du camps, plusieurs flèches s'envolèrent dans leur direction.

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MessageSujet: Re: Le Royaume du Paradis Mar 22 Déc - 12:04
Des cors sonnaient. Pas seulement du groupe de Cedrik, mais de plusieurs groupes d'éclaireurs tout autour des centaines et centaines de mètres du campement croisé. Les fidèles du Saint-Cippe, les mercenaires töters, les sergents lyriens, tous sonnaient pour donner l'alerte. Une armée était en marche, et allait culbuter les gallancs pendant qu'ils attaquaient la cité.

Lucien le Pieux était occupé, mais il avait été soudain prévenu. Il observait, monté sur la colline, ses tours de siège en train d'avancer vers les remparts. Déjà des centaines d'hommes mourraient. Les flèches pleuvaient tandis que les arbalétriers décochaient leurs carreaux sur les ombres au-dessus d'eux. Des pierres tombaient, on déversait des chaudrons d'huiles bouillante.

Le Roi tint fermement ses rênes. Il était stressé, inquiet, mais il avait confiance en lui et en Dieu.

- Faites que nous tenions ! Il me faut la journée pour m'emparer de cette ville !

Sortant son épée, Lucien le Pieux s'approcha de ses hommes, accompagné de ses plus fidèles gardes.

- Tenez bon soldats ! Ayez Foi ! Ayez confiance en moi !





Autour du camp se dressait une foule de piéton. Leur armement était très hétéroclite, des chevaliers démontés qui portaient une armure complète, aux simples fantassins qui avaient une jaque et une lance. Cette masse compacte formait un demi-cercle, bien entassé les uns entre les autres, prêts à subir une charge de cavaliers.

- Messires Cedrik ! S'écrie un chevalier à pied, tenant sa bannière haut vers le ciel. Ils attaquent ! Restez avec nous nous aider !

Sur la palissade, le chef des arbalétriers plissait des yeux pour voir droit devant lui. Lorsqu'il vu une armée s'élancer depuis les montagnes, il ne put que sortir quelques mots.

- Calente, vieni in nostro aiuto...

Une énorme ligne de cavaliers s'élevait en même temps que la poussière. Ils étaient au trot, et se divisèrent avec une discipline folle. Ils se déployèrent pour former plusieurs petits triangles, qui se divisèrent entre eux.

- SOLDATI ! FUOCO A VOLONTA !

Les arbalétriers se levèrent, et ouvrirent le feu. Des carreaux volaient au-dessus des fantassins gallancs, et allèrent s'écraser sur les cavaliers Al-Bushar et Mardjakins. Certains étaient foudroyés et tombaient à terre, piétinés alors par leurs frères. A aucun moment les formations semblaient en danger.

- RICARICARE ! FUOCO !

Derrière les cavaliers infidèles se levait une masse de fantassins. Dispercés en tirailleurs, ceux-ci marchaient d'un pas rapide.
Le chef des arbalétriers n'était pas dupe, ce n'était pas un débutant. Il compris très vite qu'il était inutile d'attaquer les cavaliers, et qu'il fallait plutôt viser les hommes de pied.

- SUL FANTERIA ! SPARA LA FANTERIA !

Les cavaliers infidèles chargèrent au galop, d'un coup, frappant l'étrier. Ils hurlèrent « ALLAHOU AKBAR » en unisson, s'approchèrent du cercle des croisés, et, à moins de 20 mètres d'eux, ils sortirent leurs épées, une forêt d'acier se soulevant de leurs chevaux.
Certains soldats, trop novices ou trop couards, brisèrent la formation, s'échappèrent derrière eux. D'autres, vétérans, remplis de sang-froid, tirent nerveusement leurs lances droit devant eux.

Le choc fut terrible, et le chaos indescriptible.

Les soldats de la Bordure se trouvaient alors dans l'oeil du cyclone, entourés de cavaliers ennemis alors qu'une masse de fantassins s'approchait d'eux.


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MessageSujet: Re: Le Royaume du Paradis Mar 22 Déc - 16:40

Cedrik avait été désarçonné dans les premiers instants de la bataille, son cheval ayant prit peur, il se releva aidé par plusieurs de ses soldats. C'était le chaos, c'était la guerre. Cedrik leva la tête pour voir que la cavalerie ennemie avait enfoncé les lignes croisés et les l'avait pénétré à divers endroits, les morts augmentaient de plus en plus chaque secondes, néanmoins après la surprise de l'assaut, les combattants les plus vieux réussirent à combler les vides grâce à leur expérience de ce genre de combat.
 
Cedrik quant à lui hurla de toute ses forces aux bannerets de son père de se tenir prêt. Les archers Hautbois lancèrent une première salve de flèches en direction de la cavalerie et prirent la vie de plusieurs soldats infidèles.

- Ne laissez pas approcher ! Mettez de la distance entre eux et nous,
Envoyez-les tous en enfer, Ou leur place demeure !

Ces lâches avaient coincés les croisés qui subissaient les assauts des cavaliers, malgré l'aide qu'apportait les archers et arbalétriers sur les murailles, tout cela n'était pas suffisant.

Tandis que les combats faisaient rage, Cedrik tentait de se frayer un chemin par l'arrière en direction de l'avant-garde, (  il était allé à l'arrière-garde pour donner des ordres aux soldats pour qu'il aillent aider le flanc droit à tenir les assauts. ) 

Les infidèles quant à eux avaient opté pour une charge massive et centrale de l'infanterie qui ne mettrait que peu de temps à arriver, Cedrik devait percer les lignes ennemies pour se défaire de cet entonnoir . 

Si la tactique était risquée, elle n'en devint pas moins maître lorsque Cedrik bannière en main se fraya un chemin dans les rangs ennemis avec plus de 500 hommes à ses côtes, avec un courage exceptionnel et une dévotion sans nom, ouvrant ainsi une brèche dans les lignes ennemies, il avait, avec ses soldats crée une brèche dans la cavalerie d'Al-Salih.

Les croisés s’engouffrèrent dans cette brèches, armés de leurs lances, qui renfonçaient sur les hommes à cheval. Ces lances étaient très pratiques puisqu'elles permettaient aux soldats d'avoir une allonge suffisante pour pouvoir blesser les cavaliers mais surtout pour garder une certaine distance de sécurité par rapport aux sabres ennemis, de plus, ils pouvaient aisément tuer les montures pour faire lourdement chuter au sol les cavaliers.  

Le sol était rougis du sang des combattants, on pouvait voir ça et là, viscères jonchant le sol ou même des membres humains : doigts, avant-bras, parfois même des têtes entières, les hommes piétinaient les cadavres de leur frères d'armes ou si ce n'était des malheureux encore vivants, la panse béante, tentant de garder en place leur organes qui pendaient hors de leur abdomens.

Cedrik épée à la main continuait d'avancer, la rapport de force commençait à s'inverser, si les croisés poussaient encore un peu, il finiraient par bloquer la cavalerie et l'encercler.

- En avant ! Pour votre Roi ! Pour Dieu ! 
Ne faiblissez-pas.


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Le Royaume du Paradis
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